Édito : Je dis tout.

« Il fallait bien qu’un visage réponde à tous les noms du monde »*
Il fallait bien qu’un blog réponde à tous les noms du monde.

Dans ce monde médiatisé, où tout semble aller de plus en plus vite, un monde qui nous dépasse presque,
dans ce monde qui nous efface, nous ne prenons plus le temps de rien. La conséquence ? Nous ne devenons personne.
J’ai même la prétention d’avancer que certains visiteurs vont soupirer voire « zapper » avant même d’avoir lu jusqu’au bout.
Et comment leur en vouloir au fond ? Ce que je dis sont des banalités, ces choses ont été des centaines de fois racontées.
La mort du monde, la mort de l’être a commencé par la banalisation des banalités qui les a effacées…

Où donner de la tête dans un monde qui perd la sienne ?
À quoi s’intéresser et surtout comment, quand tout devient aseptisé, contrôlé et que la moindre des choses doit être utile ?
Comment savoir ce qu’on aime vraiment ?
Comment se forger une personnalité dans un monde où l’on ne sait plus différencier la misère quelle qu’elle soit : artistique, scolaire, professionnelle, sociale, de ce qui sort du lot, de ce qui mérite d’être lu, entendu, appris, vu, savouré ?
Comment vivre ensemble dans une modernité nihiliste où la devise est « chacun sa merde » ?
Comment partager dans une société où l’impatience et la vanité règnent ?
Comment vivre dans une société soit-disant décadente ?
Pourquoi ci ? Pourquoi ça ?
Des questions, j’en suis certain que tout le monde se pose, mais qui dans le réel font chier une majorité…
Comment leur en vouloir aussi ? Chacun cherche à s’en sortir comme il peut, poser et répondre à des interrogations paraît superflu.
Cela paraît inutile dans l’immédiat…Car ça paie pas le loyer, ça paie pas les factures, ça fait pas avoir un meilleur job, ça comble pas sa femme…
Mais ça éduque ? Non ? Pensons à nos progénitures, notre héritage.

Je suis divers et schizophrène. Moi je suis personne, je suis quelqu’un aussi et depuis peu une grande personne (Dépassé la vingtaine).
Pourquoi ? Simplement parce que je suis rien, je ne suis qu’un homme, parmi les hommes, alors je suis beaucoup.

Alors il me fallait un lieu pour prouver que se poser des questions est loin d’être superflu.
Il me fallait un lieu pour montrer que la clef est là.
Il me fallait un lieu pour partager cette clef qui pourrait briser ce cercle vicieux.
Il me fallait un lieu pour dire, clamer, mais surtout partager, car partager est mon mot clef.
Il me fallait un lieu pour mettre à la cave les a priori.
Il me fallait un lieu pour démontrer que partager sa culture, n’est pas à confondre avec de l’orgueil élitiste.
Il me fallait un lieu pour vous avouer que partager son savoir, ses découvertes et ne pas les accepter des autres est un manque de respect. La mort accélérée de l’homme.
Il me fallait un lieu pour démêler les filets entrecroisés de la démagogie et de l’altruisme cet amour de l’homme.
Il me fallait un lieu pour éveiller ma curiosité et ma sensibilité en tentant avec humilité de réveiller les vôtres.
Il me fallait un lieu pour faire vibrer rêves, passions et illusions sur la corde sensible qu’est la vie.
Il me fallait un lieu pour justifier le fait que mon éthique, ma philosophie (ouh ce mot fait peur) n’est en aucun cas un discours moralisateur.
Il me fallait un lieu où les couches sociales tombent le masque afin d’instaurer une certaine égalité : Notre pied d’estale.
Il me fallait un lieu pour dire « nous » en disant je, avec l’étalement des sentiments, sans jeu.
Il me fallait un lieu tout court, un lieu pour vivre…Un lieu pour célébrer la vie.

« Mais faut se lâcher un peu, faut profiter de la vie, arrêter d’être trop sérieux et rire » / « On a qu’une vie, faut s’éclater »
Ce sont des discours qui résonnent fréquemment dans mes tympans…
Désolé de vous décevoir, la vie, la vraie, c’est loin d’être ça.
Le voilà notre serpent, le cercle vicieux de la décadence.

Certaines personnes m’ont dit que je pétais un plomb, que je croyais tout savoir, que j’étais arrogant. Fallait voir leur ton…
Sans réellement m’écouter, ils ont ri puis ont vaqué à leurs occupations, n’est-elle pas ici la véritable arrogance ?
Le monde se met alors à tourner en rond… Non ?
Le monde tombe en ruine, alors par facilité on l’oublie et on s’oublie dans ses substituts : le rire, les substances, le bourrage de crâne, le rêve éveillé.
Le monde tombe en ruine mais nous ruinons le monde…On a instauré le rire, l’évasion comme nouveau mode de vie pour oublier l’ancien.
On a simplement installé et enraciné l’errance et la vie virtuelle. On a pensé que rire de tout, tout le temps c’était la solution.
On oserait jamais avouer que c’est seulement la peur qui nous prend les tripes. La peur du changement, la peur de l’autre, la peur de se battre.
« Carpe diem » la mode est relancée. Mais ne dit-on pas qu’il ne faut pas abuser des bonnes choses ?
Surtout quand on comprend les maximes et dictons comme ça nous arrange.
Profiter de la vie n’est pas faire n’importe quoi, n’importe quand avec une liberté totale.
Vivre est un taf à plein temps, une réflexion sur l’autre et le monde mais aussi une introspection.
A force de rire on est devenu accro, alors quand vient le moment de décrocher on tombe dans le déni.
A mon humble échelle je propose de célébrer la vie, célébrer l’homme tel qu’il est, tel qu’il pourrait être.
C’est prétentieux mais on est plus à ça prêt.
Vivre et penser (Live and think) le Homme sweet home, mon chez moi, qui est aussi bien évidemment votre chez vous.
Vivre et penser, ça sonne comme une évidence, presque une ineptie. Mais il est bon parfois de rappeler les fondamentaux.
Pour bien vivre il faut penser, pour bien penser il faut vivre.
Pour vivre il faut vivre ensemble et pour bien vivre il faut partager.
La réflexion et l’ouverture d’esprit ne sont pas des ennemies.
Elles méritent la concentration de tous et non l’anémie.
Ne blâmez pas l’utopie,  c’est s’épuiser et mourir d’insomnie.
Attaquons-nous plutôt à l’embolie, et dévoilons l’embellie.
Homme de l’être et être non-statique
Éternel étudiant, partisan d’une existence poétique
Aux esquisses volcaniques et en mouvement
LiveAndThink, je vous invite dans cet « Homme sweet home », évidemment…

« Pour changer le monde il faut d’abord commencer par s’améliorer soi-même »**
« Je suis tous les hommes. Nous le sommes tous. »***

Liveandthink

*Paul éluard. Capitale de la douleur.
** Abd al malik
***Abd al malik

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s