Dieu est mort…Et alors ?

Un texte qui me tient à cœur…

« Les dieux aussi se décomposent ! Dieu est mort ! Dieu est mort ! Et c’est nous qui l’avons tué ! Comment nous consoler, nous les meurtriers des meurtriers ? Ce que le monde puissant a possédé jusqu’à présent de plus sacré et de plus puissant a perdu son sang sous notre couteau […] »
[Nietzsche – Le gai savoir « L’insensé »]

Accompagnement musical : King Crimson – The court of the crimson king

Dieu est mort. Et alors ?

Après avoir lu la bible, après avoir essuyé des deuils, après avoir pris connaissance de la pensée Nietzschéenne,
après avoir tapé du poing, froncé les sourcils puis sangloté face à l’histoire d’Harvey Milk (comme devant l’histoire de tant d’autres); après avoir fait le tour de cette interrogation universelle et immortelle;
après avoir invité et sollicité le passé dans un présent; quand je fais entrer l’actualité gigantesque et universelle dans mon aspect singulier;
après et pendant mes études inachevées, après et pendant la découverte du monde au delà de l’Homme, mes grands yeux ouverts;
pendant mon cheminement spirituel, philosophique et social individuel; après avoir écouté tous les arguments inverses du monde, aux miens;
Après avoir tendu la main, pris conscience de ce que je savais faire et brandi mon poing.
Après avoir empoigné la vie dans son intériorité, son entièreté et sa simplicité…
Le constat est évident, les conséquences sont criardes. Dieu n’a jamais rien accompli, la religion est une excuse non une solution.
Dieu est mort. Et alors ? Tu le connaissais ?
Athée anar’, ni dieu ni maître à mon actif, j’ai l’audace d’afficher une tolérance que je n’ai jamais rencontré dans la demeure de ces spiritualités dogmatisées. Étrange.
Il suffit de lire les dix illustres commandements, comment peut-on cautionner une telle vanité et un manque de tolérance aussi manifeste ?
« Aime ton prochain » dit-il. Son ton est sec, ferme, tranchant, autoritaire, son doigt pointeur, comme un père car il en est simplement la figure.
Un père qui aurait complètement foiré l’éducation de ses fils, un père orgueilleux, vicieux, raciste, homophobe, intolérant, sexiste, meurtrier, pervers, vengeur, marchand et négociateur. Lisez donc! Mais pourtant il apparaît parfait, toujours parfait sous les dires de ses millions de bouches qui pourtant se condamnent les uns les autres pour un simple verset…
Rappelons-nous ! Faisons jaillir, pourtant, les souvenirs, pas si lointains, d’hommes avec à leur actif une faute : le meurtre, eux qui se sont assis sur une chaise de mort sans pouvoir s’en relever, devenus en un instant incontinents. Ces souvenirs refont surface ; ils me hantent.
« Que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre » clame notre libérateur. Ton père a bâti, à lui seul, la tour de Babel par ses propres pierres.
Alors oui, voilà qui vient montrer une chose ! à regret : ce n’est pas l’homme qui est à l’image de dieu, mais bien dieu qui est à l’image de l’homme; l’homme a alors créé dieu. Ce syllogisme vous fera sourire, mais il n’est point vérité, je vous le concède avec joie !
Par son absence de chair, car imaginaire, il se venge, par notre intermédiaire, et il déchire, dévalorise, mutile et condamne ce qui nous est justement le plus cher, car vrai : notre propre chair.
Son omniprésence, omnipotence et son omniscience lui confèrent sa démesure vanité – mr Je-sais-tout, ainsi qu’un anti-respect pour l’immanence; ce qui vraiment, est.
Il n’y a aucune demi-mesure, il est le pire des hommes, c’est d’ailleurs pour cela qu’il n’en est pas un. Ce qui est sûr : plus rien ne peut l’excuser.
Mise à part le manque de réflexion et la cécité.
Dieu est mort, manque de pot il reste toujours parfait… ça pour l’Éternité.

Tandis que moi imparfait, travaillant à l’acceptation de mes contradictions,  je me fous de l’arabe, du noir, du juif, du jaune, de l’indien, de la femme, de l’homosexuel…
Par ce constat, je suis un Homme post-moderne…
Car s’en foutre n’est pas ne pas considérer. Mais voir l’entièreté, normaliser l’égalité.
Ne plus voir la différence, m’en enivrer. Comment oserais-je avoir la prétention de déterminer qui est bon ou mauvais.
Évidemment, je ne peux ôter la totalité de mes préjugés, alors la clé que je m’empresse de serrer dans mes mains calleuses de vie : La prise de recul ! sans jamais me laisser plonger dans l’inertie, sans jamais reculer ni foncer tête baissée. C’est une ascèse, la mienne, Non ! Elle n’est point synonyme de religion.
Tout en répétant et prônant une absence de religion, ma contre-religion ; tout en étant parfaitement réel et ancré dans ce réel, Suis-je pour autant, dans l’erreur mes amis ?
« Faut pas tout prendre au pied de la lettre, C’est une affaire d’interprétation » affirme-t-on…
Exact, tout comme la subjectivité du Beau dans une œuvre d’art, affaire d’interprétation. Excepté que je n’ai pas la prétention et la vanité d’imposer Mon « Beau » au monde au point d’en faire une éthique ; d’en faire les fondements d’une société ainsi que sa politique. Comment se fait-il que cela ne vous saute pas aux yeux ?
Cela aurait été absurde de faire de ma subjectivité de l’art, LA religion d’une nation, d’une civilisation et vous le savez. Pourtant le raisonnement est le même. Alors pourquoi la religion en est devenue intouchable ? Irréfutable ? Beaucoup trop sérieuse face à la grande légèreté de l’existence.
Tout comme j’aime réellement mon prochain sans l’abandonner, tout comme je lutte debout sans temple, ni mosquée; j’écoute de mes deux oreilles l’argumentaire du déiste, qui lui sans m’écouter, tente en plus de me convertir. Est-il dans l’erreur mes amis ?
Dieu est mort. Et alors ?
Arrêtons ce respect grossier et abusif envers le teneur de chapelet ou l’homme à tête baissée orientée vers la Mecque, si les écrits apocryphes qu’ils défendent ne sont tout simplement pas respectés de fait.
Je ne commets aucun crime par ce pamphlet, si, athée révolutionnaire et spirituel (non religieux), j’aime l’homosexuel, la femme ou l’homme différent comme moi-même, de valeurs et de fait !
Qui pouvez-vous être pour vous complaire dans vos certitudes hautaines, si les conséquences de mes actes ont plus de valeur et d’impact, dans une réalité dont nous faisons partie et dans laquelle, nous ne sommes rien ? J’ai accepté le vide, tout comme j’ai regardé la mort ; j’en suis resté impie mais profondément vivant !
N’est pas plutôt pêcheur celui qui ne se pose pas de question sur ses convictions ? Ne serait-ce que d’oser ! N’est pas plutôt pêcheur celui qui commet ce vice d’orgueil ?
Il suffit d’une seule erreur, d’un moindre faux pas, d’une unique ignominie engendrée par le croyant et, c’est à mes yeux, l’échec de la religion, son effondrement. De part ses enjeux, ses conséquences et son influence, elle n’a nul droit à l’erreur. « Les criminels sont toujours des juges… Seuls peuvent condamner absolument ceux qui sont innocents absolument… C’est pourquoi Dieu doit être absolument innocent. » écrivit Camus dans ses carnets, et il en va de même pour ses fidèles.
« Mais tu ne sais pas de quoi tu parles ! » me lance-t-on dans un soupir de dédain. Il semblerait en effet, et je ne cherche qu’à savoir. Savoir, est le cheminement de toute une vie.
La totalité de vos arguments me sont apparus bancals, scabreux car ils se tournèrent et se retournèrent simplement et toujours contre eux-mêmes. Du plus grand verset, à la maxime singulière abordant l’amour, la tolérance, ce sont des étincelles de contradictions et d’absurdités qui jaillissent de ce cadeau empoisonné.
Ce n’est pas une remarque subjectivement corrosive, juste un fait.
« Il n’y a que dieu qui peut me juger » oui, et bien, c’est bien… mais comment fait-on ? Après ? Maintenant ? Tu as brandi ton pouce de petit garçon tout en clamant « sème » et après ? Si dieu il y a, à partir du moment où le « nous » est inclus, c’est un jeu entre lui et nous, non entre lui et toi. Si tant bien que mal vous avez fait votre choix, catégorique vous souhaitez affirmer votre volonté de pratiquer une intime religion, alors n’osez jamais parler au nom de dieu, jamais ! mais que du votre !
Dieu ne confère pas l’immunité diplomatique…
La religion n’est pas de l’ordre de l’intime, malheureusement. Il en est tout autrement pour ce qui est de la spiritualité. Mais entre religion et spiritualité je constate un divorce. Car si dieu il y avait, il serait le phare, nous les bateaux naviguant sur une mer sociale, guidés par sa lumière. Sa lumière nous guiderait tous, non un par un mais tous en même temps.
De là, l’excuse de l’intime religieux ne tient plus la route, elle n’est qu’un argument de plus pour dire que Dieu n’est qu’un viatique présent seulement dans l’esprit. En a-t-il quelque chose à faire que je m’enduise d’eau bénite ? que je prie les ongles de mes doigts enfoncés dans mes paumes ? que j’effectue avec minutie mes ablutions ? que je m’agenouille, que je me confesse ? qu’à chacune de mes paroles nul blasphème mais des points en son nom ? si j’implore et m’impose la paix, l’amour, la tolérance ? La vie. Grandes choses de ce monde qui ne sont en rien des préceptes religieux, nous dirons davantage liées à la Philosophie.
La religion est un fieffé voleur doublé d’un piètre historien. Au diable les dogmatismes si ces valeurs ne les habitent pas et ne domicilient point au cœur de l’âme d’un Homme ! Le dogme lorsqu’il assassine l’ardeur de la tradition, n’est qu’une fleur fanée, une imposture.
Hérétique je suis, mais derrière ma cage thoracique mon cœur et mes viscères sont embaumés par la grandeur d’une chaleur que le monothéisme assassina de son orgueil. Mes amours et mes passions de vie dont j’essaie d’en partager l’essence n’ont aucune clause ni condition ! Ce serait pour moi une abjection. Dire « je crois » ne fait qu’alléger le poids de nos chemins de croix, mais ne prédestine en rien un paradis, terrestre, quel qu’il soit; tant que « je suis » n’imbriquera pas « nous sommes ». Mon ascèse est une révolte ! Ce pamphlet est un grand rire ! Ces lignes sont une offrande d’amours fortes et dures comme la pierre et légère comme la colombe. Trois syllabes, j’ajoute : Libération !
« Le meilleur d’entre vous est celui qui se comporte le mieux avec sa femme » ne voyez-vous pas l’ineptie ? Quelle belle égalité qui en jaillit…
« Il n’y a que dieu qui peut me juger », ce leitmotiv d’une génération sans fond me brise les tympans. Dieu est mort, il devient nécessaire de faire son deuil, tourner la page et vivre, vivre dans toutes ses acceptions, au sein de toutes ses contradictions.
« C’est la peur et la culpabilité qui t’envahissent mon fils » m’assène l’officiel défenseur. N’est-ce pas votre peur de vivre dans le réel et votre culpabilité d’être impuissant avec un chapelet qui vous envahissent, mon père ?
Dieu est mort, nous devons le pleurer, le mettre en bière puis avancer.
Il y a tellement d’autres alternatives, tellement plus effectives… enfin je le crois.
Avant d’affirmer ses certitudes, ses croyances, il faudrait avoir toutes les cartes en main.
J’ai une paire de valet et une paire de 10. La majorité de mes déistes semblables ne sont encore qu’à piocher une carte, ils ne le savent pas encore mais c’est un joker.
Dans cette vie, il ne compte pas, mais si on y croit fortement, le joker peut faire, dire et faire dire n’importe quoi…
Quant à moi dieu est mort, et alors… la différence et la tolérance ne s’en portent que mieux à mes humbles yeux.
Y a-t-il de l’Éternel, une vie éternelle ? Peu m’importe ! même si ce sont des choses que je serais prêt à reconnaître, je ne dirais que « et alors ? » cela ne me change rien, je proposerais toujours de vivre dans un monde où nous sommes tous et un. Alors cette conception ne s’apparente-t-il pas à ce rêve éveillé qui viendrait justifier nos mauvais choix de vie jusqu’à ce que la mort s’empare de nous : « Oh ça ira pour moi, je crois, oui je crois. Il me promet une vie meilleure »
Ne trouvez-vous pas cela trop facile ?
Perçons l’abcès de cet imaginaire utopique afin de vivre dans l’instant, et de survivre dans ce monde, le seul qui soit…
Nous n’avons nul besoin d’un dieu pour accomplir de belles et grandes choses…Allons.
Dieu est mort et alors ? Nous, nous sommes toujours là, alors avançons.

« Un dieu qui n’aime les hommes qu’à condition qu’ils croient en lui et qui lance des regards terribles et des menaces à celui qui n’a pas la foi en cet amour ! Comment ? Un amour avec des clauses, tel serait le sentiment du Dieu tout-puissant ? […] »
[Nietzsche – Le gai savoir]

« L’amour d’un seul être est barbarie : car on l’exerce au dépens de tous les autres. L’amour de dieu aussi. »
[Nietzsche – Par-delà bien et mal]

Liveandthink

Nb : La religion quelle qu’elle soit, est tellement ancrée et intouchable qu’elle limite même la liberté d’expression, puisque j’avais une sorte d’appréhension même de peur à publier ce texte… N’y voyez aucun manque de respect, simplement un texte, une réflexion, un cri, bien plus complexe qu’il n’y paraît.

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10 réflexions sur “Dieu est mort…Et alors ?

  1. Entendu mon ami…c’est celui que tu considères mort qui te répond…En réalité les hommes de ce monde pense la même chose que toi,mais toi tu l’a crié haut et fort…On appelle ça la colère d’un homme qui a vécu la déception…Je viendrai à toi en personne mon ami,on va discuter…mais ne meurt pas avant…Oui j’ai aussi le sens de l’humour.A Bientôt.W

    • 😀 ça c’est une surprise ! Tu as (je me permets ce tutoiement pour parler d’égal à égal, comme vous avez pris cette liberté envers moi), tu as donc une connexion internet, tant mieux, au bout de quelques millénaires il faudrait en effet se mettre à la page, tu as donc un ordinateur également ? Quelle marque Apple ? HP ? Sony ? Acheté neuf, toujours sous garantie ? D’occas ?
      Crier n’est pas essentiellement synonyme de colère, mais pour quelqu’un de ton statut qui doit parler toutes les langues de l’humanité j’imagine, tu ne peux en aucun cas avoir conscience de toutes les subtilités qu’apporte le langage humain. Donc, je suis loin d’être en colère, je crie par passion. Déception ? je crie par vitalisme, je crie en homme libre mon amour pour la vie, pour ce qui se tient sous mes pieds et autour de moi 🙂
      je t’ouvre ma porte avec hospitalité, j’attends avec impatience pour discuter…
      À jamais, je l’espère 🙂
      LiveAndThink
      (W ?)

      • Patience mon ami….je viendrai à toi humble de cœur..tel un mendiant..je comprend tout et je vois tout..et je suis suffisamment indulgent sinon les meurtriers n’auraient plus vu le soleil se lever et se coucher.Je traite les hommes avec impartialité :meurtrier,violeur d’enfant,voleur..faux prêtres (tels ces gens qui se disent porter ma parole,et brandisse ce « bouquin » qu’ils appellent parole de DIEU mais qu’ils griffonnent avec leur signature de mécréant aux mains remplis de sang de leur victimes innocentes,ils n’ont rien de moi et n’auront rien de moi),gens intègres,bon père de famille.Devant ma face ils sont tous égaux.Comme toi que j’ai pas ignoré..
        Je connais ton honnêteté,ton intégrité…mais pas ta pascience..En vérité c’est MOI que tu as toujours cherché..en vain disais tu..tu me fais penser à un vieillard de l’ancien temps qui a perdu sa femme,son fils unique,tout ce qu’il avait..Je te dirais pas ce que j’ai fais pour lui après l’avoir mis à l’épreuve pendant…. « 70 ANS »..renseignes toi..c’était un homme de renom..
        Pour ton information tu n’es pas bon pour l’enfer,trop honnête pour eux.
        Prépares toi,car je frapperai à ta porte..Fais attention car je me présenterai en un être méprisable et répugnant…pas en tenu tiré à 4 épingles et bible à la main avec un petit gamin en guise de porte parole (je présume que tu sais de qui ou de quoi je fais allusion).
        « Je suis à l’intérieur de tous et tout autour de tous,ma demeure n’est point dans ces palais de bois ou de pierre que tu vois à chaque coin de rue ».
        « Je ne connais pas vos prêtres,pasteurs,évêques…Ils ne sont point de moi,et ne le seront jamais,ils ne m’intéressent même pas.. »Ce sont en effet des loups déguisés en agneau.
        JE SUIS L’AGNEAU DÉGUISÉ EN LOUP.
        W

      • je reprendrai c est mot qui dit: Que Dieu existe ou qu ‘il n existe pas,,nous avons tous en nous une fibre qui nous pousse vers autre chose….et cette pensée est sans limite….a vous mes freres de la terre…bonne chance dans votre quête de l’âme…

      • J’aime votre commentaire. Sans trop savoir pourquoi je le trouve touchant. Vous êtes bien plus sage que moi (à l’égard de ce texte à tendance pamphlétaire) et que tous ceux qui ont réagi. Et merci bien, je pense être en effet sur une voie qui me convient quant à la quête de l’âme.

  2. @Liveandthink C’est vraiment très triste ce texte, et les commentaires qui s’ensuivent ne sont pas mieux, je ne vais pas argumenter pendant des heures pour dénoncer le degré de bêtise sinon cruauté que tu atteints ici, mais simplement te paraphraser :
    « un père orgueilleux, vicieux, raciste, homophobe, intolérant, sexiste, meurtrier, pervers, vengeur, marchand et négociateur[…] » avec « N’y voyez aucun manque de respect, simplement un texte, une réflexion »
    ==>NO COMENT

    • Si vous pensez ce texte triste c’est que vous n’êtes pas allez jusqu’au bout ou que vous n’en avez pas saisi l’essence.
      Au contraire, ce texte est un socle à mon optimisme et à ma passion de vivre dans lequel je transmets un message solidaire. Il est donc triste pour vous. Ce texte m’est libérateur. Vous parlez même de « cruauté », c’est parce que vous avez retenu ce que vous vouliez retenir :), c’est un phénomène tout à fait normal, je vous l’accorde. Voilà pourquoi je ne vous jette pas la pierre. Mais parler de cruauté à l’égard de mes propos est quelque chose que j’ai du mal à comprendre et que je trouve plutôt ironique si l’on se plonge dans les livres saints (en ce qui me concerne, seulement la bible : l’ancien testament, j’en suis resté là pour le moment, ça demande beaucoup d’efforts et de temps. Mais je compte m’intéresser au reste)
      Ensuite, il s’agit d’un simple récit qui a pour point de départ mon expérience, un « je » qui est le mien. J’offre une réflexion, je n’ai pas la prétention de dire détenir la vérité. Je suis toujours prêt à discuter, mais nous savons tous deux que ce sujet épineux qu’est la religion proscrit la discussion. J’en ai fait les frais.
      Puis, je ne parle que de la figure de dieu ici (une figure de récit qui d’après moi, comme tout personnage, peut être critiqué), non des croyants ou dévots. Même si j’ai du mal à suivre leur cheminement, je les respecte intégralement (d’ailleurs de nombreux artistes que j’affectionne se trouvent être des croyants. Puis on a tous au moins des grands parents qu’on affectionne qui sont croyants). Ce récit m’est venu à la suite de nombreux échanges sur le sujet et après avoir entamé le fameux livre saint : La bible. Là où vous parlez de bêtise et de cruauté, moi je dirais plutôt un grand intérêt pour les religions et de la lucidité. Ce n’est pas parce qu’on en ressort de la noirceur, qu’il faudrait la taire au contraire. Ce constat obscur m’a d’ailleurs fait écrire à juste titre « ce n’est pas l’homme qui est à l’image de dieu, mais bien dieu qui est à l’image de l’homme; l’homme a alors créé dieu. ». Et croyez moi je ne suis pas le premier à l’avoir pensé ni écrit.
      Et concernant vos citations où vous y voyez de la bêtise je présume, elles font là encore état de mon ressenti et de ma réflexion à la suite de ma lecture biblique, certes exagérés dans mon énumération je vous l’accorde mais cela reste un exercice d’écriture. Par syllogisme, je dirais donc que la bêtise n’est peut-être pas dans mes écrits… Mais oubliez cette remarque qui pourrait être mal prise. Il faut voir ce que L’éternel peut faire subir à ceux qui lui sont dévoués… Suffit de lire les textes. Il use de nombreux stratagèmes pour qu’on lui soit dévoué, des stratagèmes qu’on trouverait surement immoraux en société. Nier sa cruauté est pour moi une cruauté. Mais cela n’engage que moi. Je trouve dieu intransigeant et cruel, tout simplement. Là où les déistes décident de prendre les dogmes au pied de la lettre ou de pratiquer leurs croyances comme ils l’entendent, moi j’ai vu en dieu, une figure cruelle et j’ai construit mon existence avec ce postulat. Et je pense qu’en ce XXIème siècle, c’est une chose qui est encore permise, je l’espère, du moins en France. Ailleurs, c’est autre chose.
      Là où vous voyez de la bêtise et de la cruauté j’y vois simplement une pluralité de points de vue à l’égard de dieu.

      Pour finir, je ne sais pas si vous être croyant, je tiens juste à dire que j’aimerais bien que les croyants (certains évidemment pas tous) fassent l’effort de douter en acceptant mon invitation à lire « Pour en finir avec Dieu » de Richard Dawkins ou le livre « dieu obscur : cruauté, sexe et violence dans l’ancien testament » de Thomas Römer, tout comme moi, athée, je me suis intéressé à la religion notamment en commençant par lire la bible. Et je vous assure que mon athéisme a pu être de nombreuses fois remis en question par moi-même, c’est donc une conquête, plus qu’un choix irréfléchi et sans fondement.
      Merci pour votre participation !

  3. Le monde ne sera sauvé , s’il peut l’être, que par des insoumis disait André gide . Un homme en colère contre l’absurde loi qui divise les hommes est pour moi un insoumis ne perd jamais ce feu de la colère c est une force. Tu es vivant et c est émouvant de te lire. Rassurant aussi. Et si tu brules trop fort tu peux toujours sauté tout habillé dans une piscine et rire comme les enfants. Un éclat de rire pour chasser sa peur du noir. L obscurité nous entoure mais en écoutant notre cœur nous ne sommes plus aveuglés

    • Ah la la mais quel commentaire ! Émouvant, drôle, rassurant, je suis persuadé maintenant qu’en quelques lignes on peut sauver des vies ! Merci mille fois, cent mille fois même.
      Cet article est assez vieux, d’ailleurs il date des débuts de ce blog, je voulais faire valoir ma liberté de m’attaquer à ce sujet épineux; article assez vieux qui paradoxalement fait état d’une plume encore bien jeune et maladroite :). Si j’dis ça c’est que je ne sais pas comment tu es arrivée sur cet article, en tout cas mon enthousiasme, mon optimisme, mon indignation et mon inspiration te remercient !
      Il est vrai qu’on peut y déceler de la colère dans ce texte, je préfère plutôt le terme « indignation ». Je m’intéresse beaucoup à ce sujet qu’est la religion et plus je m’y intéresse plus ça m’indigne, j’y peux rien. Voilà au fond pourquoi même indigné (ou en colère), j’essaie de faire paraître, autant sur feuille que dans ma vie, ce vivant, cet amour pour la vie. Car dénoncer des choses ne veut pas dire prôner la haine ou la colère dans mon cas et dans bien d’autres ce serait prôner la vie. Donc le verbe « brûle » que tu emploies à mon égard, en effet, je le trouve très bien choisi. Et nous sommes tant d’autres à brûler de ce feu intérieur !
      Et pour le saut tout habillé dans une piscine, je tâcherai d’y penser, surtout que la saison s’y prête très bien !

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