L’abBAYe des Transformers

Pfiou, sauvé ce mercredi de découverte cinématographique !

Avant-propos
Comment faire l’éloge du partage si mon Homme sweet home n’est pas, dans la pratique, Votre doux chez vous également ? Comment créer un lieu où le « nous » est sur un piédestal si je suis le seul à m’exprimer ?  Stop ! Ces questions ont une réponse : Je demande et propose aux gens de s’exprimer aussi.
Alors voici une critique d’un film, que je ne serais pas allé voir de moi-même. Je remercie donc David pour avoir réalisé ce post et d’avoir donc sauvé ma chronique du mercredi :). Lumière !

TRANSFORMERS 3 : La face cachée de la lune.
Réalisé
par Michael Bay (Dit michel ! En voiture tunnée)
Avec Shia Labeouf, Rosie Huntington-Whiteley, Patrick Dempsey…
Synopsis: Un événement mystérieux lié à notre passé éclate au grand jour. C’est la guerre qui menace aujourd’hui notre Terre ; une guerre d’une telle ampleur que l’aide des Transformers pourrait, cette fois, ne pas suffire à nous sauver.

Troisième et dernier volet de la trilogie (en attendant les futures suites, remakes et reboot, bah oui faut pas croire que c’est près de s’arrêter, c’est que ça rapporte des robots qui se foutent sur la gueule !) initié par le maître de la beaufitude assumée : Michael Bay.

Alors que nous réserve la cuvée 2011 des tout gentils Autobots luttant contre les vilains Decepticons pour savoir quel camp a la plus belle carrosserie ? Réponse.

Côté scénario, il suit l’histoire déjà démarrée par les précédents opus: en gros les méchants robots reviennent encore une fois, après avoir déjà pris deux grosses branlées avec un tout nouveau plan, dans le but de transformer les humains en esclaves pour reconstruire leur planète, Cybertron. Premier point positif, le récit se base sur un fait historique, à savoir la conquête de la Lune pendant la Guerre Froide. Ce qui permet au film de débuter par une belle séquence d’introduction, très agréable à suivre grâce à l’utilisation d’images d’archives; les fans de conspiration seront ravis, et de l’emploi de la 3D, pour une fois bien utiliser. Elle s’avère immersive, notamment lors d’une bataille spatiale rappelant Star Wars. Cependant, le scénario s’embourbe assez rapidement dans des longueurs inutiles, avec des blagues assez lourdes et l’introduction de nouveaux personnages complètement inutiles et agaçants. Heureusement, le récit réserve quelques twists qui permettent de recapter l’attention du spectateur, le film dure quand même 2h30, ça serait dommage de le perdre en route. De plus, pour la première fois dans la série, des humains sont tués sous nos yeux, sans effusion de sang évidemment, le film étant tout public, mais l’initiative est à saluer.

Au cas où vous ne l’auriez pas compris, l’histoire sert seulement de prétexte pour justifier des scènes d’actions plus improbables les unes que les autres, mais quiconque aura vu les volets précédents, se rappellera le calvaire qu’était d’arriver à suivre ce qu’il se passait à l’écran lors de ces moments. Caméra portée, montage très très très TROP cut, bref le mode d’emploi parfait de « Comment rendre anti-spectaculaire ce qui devrait en mettre pleins les yeux ? » par Michael Bay. Et bien, pour ce troisième volet, Michel a enfin compris que de beaux plans fixes, de beaux plans d’ensemble et de beaux mouvements de caméra bah c’est beaucoup mieux que de prendre la caméra et la bouger dans tous les sens. Alors pourquoi ce changement brutal dans sa mise en scène ? Tout simplement parce que le film a été tourné avec des caméras 3D, 3D qui comme dit plus haut, offre un vrai plus dans les scènes de castagnes. On regrette cependant que Michel use et abuse de ralentis, mais bon entre des plans illisibles et des plans ralentis, le choix est vite fait. Pour finir sur la mise en scène, Michel ne peut s’empêcher de filmer ses acteurs en contre jour du plus mauvais goût ou de mettre en avant les courbes de sa nouvelle comédienne, le premier plan où apparaît la belle en est le parfait exemple.

Venons en aux acteurs; c’est encore Shia LaBeouf qui porte le film sur ses épaules, il rend son personnage très attachant et parvient même à insérer un brin d’émotion dans ce déluge d’explosions et de CGI, on passera rapidement sur les prestations de Tyrese Gibson et Josh Duhamel qui, comme dans les précédents opus, ne servent à rien, sauf à sortir des phrases inutiles. John Turturro se montre moins cabotin mais on est toujours content de le retrouver, accompagné maintenant d’un acolyte hilarant. Les petits nouveaux maintenant, Frances McDormand, qu’on a plus l’habitude de voir dans des films des Frères Cohen assure dans son rôle de directrice de je ne sais plus quel bureau des États-Unis, tout comme Patrick Dempsey, qui sous ses allures de beaux gosses cache bien des secrets. Rosie Huntington-Whiteley, qui remplace Megan Fox, n’est là que pour assurer le quota de fesses dans le film et John Malkovitch est juste insupportable et n’apporte rien au récit.

Grâce à ses scènes d’actions par moments vraiment jouissives, notamment grâce à l’hallucinant travail fournit par ILM, la société responsable des effets spéciaux, et à une 3D vraiment pensée, Transfomers 3 se place comme le meilleur épisode de la série, loin devant ses prédécesseurs, ce qui ne fait pas non plus de lui un grand film (bah ouais, ce n’est que Transfomers ^^) mais un bon divertissement estival qui remplie son contrat d’en mettre plein la vue, ce qui est déjà pas mal.

Reste à savoir ce qu’il adviendra de cette franchise, on sait que Michel ne compte pas reprendre la suite, et on parle déjà de remplacer Shia LaBeouf par Jason Statham … Mouais.

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