Volupté sonore

Avant-propos

Je devais faire (que dis-je : je dois faire) des chroniques pour ma rubrique « musique » (qui seront généralement en ligne le mardi), mais je me suis vite rendu compte que j’aimais tellement, de façon excessive, la musique qu’il m’était impossible d’écrire sur un artiste/groupe ou un morceau (impossible maintenant mais demain qui sait…)… Cela prendrait trop de temps, trop de place et j’ai peur de ne pas savoir par où commencer. Mais surtout parce que la musique jette beaucoup trop de passerelles entre les choses, entre les hommes. J’ai autant de mal à écrire sur la musique que Platon à définir l’amour à son banquet… Pourquoi ? Car comme l’amour, la musique est inexplicable, de mon point de vue. C’est un mélange de sentiments forts, de synesthésie, d’écoute active et rationnelle et également de laisser-aller. C’est trop. La musique me rend fébrile parfois fou mais surtout fort. Certains diront que j’exagère et d’autres me comprendront parfaitement, tellement parfaitement qu’un sourire léger se dessinera sur leur visages et leurs yeux cligneront plus lentement et délicatement.
Pour rectifier la partition, je décide de faire ce post le cul entre un tabouret de batterie et l’encre d’un stylo, un post où convergent deux univers : la musique évidemment et un texte dont je suis l’auteur.
La musique est un monde, dans toute sa simplicité, sa complexité, sa naturelle beauté mais surtout dans toute sa diversité. Beaucoup de gens disent ressentir la même chose que moi envers ce sujet, avec le fameux « moi je peux pas vivre sans musique » pourtant une majorité (sans généraliser) ne sait pas apprécier la musique (Je ne dis en aucun cas que MOI je sais…) et reste cantonner dans ce petit quelque chose qu’ils sont sûrs d’apprécier.
Savourer un morceau qui nous transcende, comme son dernier repas en tant que condamné à mort. Et partager tel un enfant, comme si on offrait une partie de nous et qu’on recevait, en retour, aussi naturellement que l’air remplissant nos poumons de nouveau-né : conditions sine qua non. Si c’est deux critères ne sont pas pleinement satisfaits, ce sera difficile de parler musique.
De mon côte, je parle de musique avec un grand « M » (pas Matthieu), non de genre ou de style. J’entends une note de guitare, un rythme de batterie et… j’écoute. Tout est dit.
Une vague impression me transperce : de nos jours on ne fait qu’entendre la musique, on ne l’écoute plus. Là est la différence. Il ne devrait pas y avoir de catégories, de musique de supermarchés, de « ça c’est pour quand j’écoute dans ma voiture », de musique de chambre, de musique pour se trémousser, de musique d’attente… Seulement de la musique, de l’art, sinon tout est dénaturé. Et sans nature c’est la décadence alors que moi, je veux danser dès qu’une note se faufile délicatement au fond de mes tympans.
Un avant-propos aux arômes d’Ode à la musique. Seulement aux arômes, ma véritable ode à la musique suit, là juste en dessous, suite logique…
Que dire de plus quand il y a tellement d’autres choses à dire ? Musique.

Volupté sonore

Trop-plein musical, je verse une larme de do-ré-mi-fa-sol, chaque note m’imprègne, détalle. Moment viscéral.
Volupté sonore, morceau de volutes et d’or. D’ores et déjà mon esprit s’envole.
Art extra, extraverti, donne à jouir à cet être introverti. Juré, à expliquer c’est peu banal.
Petitesse des scenarii de vie, la partition est historique. Les sons sont mélancoliques, sentir dans le chant cette ironie.
Prestation scénique statique. La métaphore est triste, les larmes fuient comme à l’écoute d’un Funkadelic.
Vivre dans l’onirique ? Préfère sombrer dans la critique.
Se taire, limiter les speech typiques se perdre dans les Crimson King, un morceau psychédélique.
Soûlé à l’inertique qui foule tous les centres villes. Je m’enivre du guitariste, somptueux, le cœur s’emballe par le mystérieux du bassiste.
Dangereux est d’arrêter avant la fin de la piste.
Je suis ivre de musique…

Trop-plein de place mais de solitude. Paradoxe, les strapontins sont trop serrés plus aucune prise de recul.
Je pleure plus de do-ré-mi-sol,
clamer fort « c’est faux ». Volupté de mort, morceaux mornes, sans volutes et d’or.
L’artiste fabriqué s’écroule au sol.
Je réitère c’est classique :
Je classe, je capte, j’écrase, j’enrage, j’envisage mais les fausses notes persistent.
Battre la mesure quand le tempo n’est pas sur, l’incertitude insiste.
Aimer Bob Dylan ne suffit plus, toujours dans le surplus, plus d’âme. Pas la peine de frapper aux portes du paradis.
Métaphore sinistre, le cœur a ses raisons que…Nah anatomie atonique. Esprit platonique,
il s’agit de danser sur les mêmes titres, cela m’attriste.
Alors je reste cynique. J’essaie d’être explicite, je baisse le son mais me prend les tripes cette séquence musique, alors j’utilise des images tacites,
et fait appel au rap magique, rebelle car l’amour a toujours été idyllique.
Mais impossible sont les utopies.

Périr dans le rire ? Sur les concepts toujours mettre des ratures ? choix extrémistes ?
Plutôt mélange magique afin de pilonner les constats tragiques.
Toujours été question d’être catégorique. Alors que trouver l’harmonie c’est être « subobjectif ».

Je passe du futile au problème profond, morbide, indicible.
Ouvert aux styles c’est être humaniste.
Rock puriste, alternatif, blues, soul music, pas besoin d’Dieu, la musique est prophétique.
Panel émotionnel, tendre l’oreille est symbolique.
Mais ça sonne comme Who, QUI ? Derrière les yeux bleus, il n’y a que des Hommes perdus mais avertis.
Sonnet pour paumés, faire sonner les mots apogée de la créativité, pour ne pas faire oublier :
Sommes pluriels, « pluri-TOUT » mais plus rien ne nous envoûte.
Manque d’esprit, perte rythmique, même sur de l’électronique.
Faire taire notre égo afin de s’efforcer de lier le bien et le beau.
Mais plainte et dédain dominent sur les deux hémisphères.
Alors je me force de saisir ma mine, ma colchicine et décime le spleen.
Mets ta main en l’air car je parle de méta-musique et je cite :
« J’ai mal au mic…Musique t’es ma « mylady » sans belle mélodie ».
Le glas, non, seulement sonne le style et l’harmonie.
Les sujets sont plus graves que les notes du bassiste, mais se libère, en BPM, cet aspect phonique.
Je suis ivre de musique.

Liveandthink

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