Alien

Nous sommes jeudi. Et, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, je suis un planning hebdomadaire précis, afin de faire le tour complet d’une réflexion. Alors en ce jeudi c’est création ! :). Je poste donc, une fois par semaine, une création/texte de moi-même ou d’autres auteurs… Avec toujours dans la même optique, je ne le répéterai jamais assez, de partager.

Aujourd’hui, je ne tiendrai pas les rênes, une reine le fera. Comment introduire cette œuvre ? Et, par la même occasion son auteure ?
Vous avez vu les nouvelles ? Aux États-unis ? En France ? J’ai lu un article qui parlait de l’échec complet de la réforme, qui consistait à mettre en application le célèbre « travailler plus, pour gagner plus », un échec complet pour tous. Ah, j’ai lu un autre article qui pointait le problème de la surpopulation carcérale. Puis, j’ai lu ce fait divers amusant et tragico-absurde: une émeute au Quick de Nivelles  a eu lieu, car l’évènement promotionnel qui consistait à vendre leur sandwich « Giant » à 94centimes, a tellement fonctionné, que le fast-food s’est vite retrouvé en rupture de stock…Alors vous connaissez les clients: mécontents de ne pas se faire servir leur sandwich à 94 centimes… ont saccagé le fast-food.
Où va le monde ? Mais évidemment ce serait totalement oublier toutes les choses positives qui se passent, là, sous notre nez… Des gens qui se battent, des gens pas forcement tous « bons » (ça veut dire quoi être bon ?) mais qui pensent au monde… Des gens qu’on n’écoute pas, qu’on traître d’idéaliste mais qui se bougent.

L’auteure de cette œuvre, fait partie de ces gens-là. Loin d’une caricature réaliste, sortie de la bouche de Jacques Brel, l’auteure du texte que je vais vous faire partager, est exceptionnelle. Exceptionnelle, tout d’abord parce que c’est mon amie, et quelle grande amie. Je n’en ferai pas l’éloge, pas maintenant. Mais au final, j’ai la certitude que très peu de gens ont le privilège d’avoir ce genre de fréquentation à leur côté. Elle m’est chère, car elle pallie ma solitude envers un monde qui a du mal à m’accepter, parce que je pense à contre-courant. Je ne suis tout simplement plus seul… Et c’est inestimable.
Nous partageons quelque chose de fort, un amour pour la vie bien au delà de cette société. Mais surtout, nous sommes soldats. Des soldats qui, en fait, ne vont pas à contre-courant, au contraire, nous filons droit devant, droit vers la lumière, droit vers l’élévation, droit vers un monde peuplé de nos idéaux. Nous fonçons vers la Vie.
On pourrait penser que nous sommes orgueilleux, loin de là, car nous ne laissons personne à la traîne. Nous n’abandonnons pas de soldats blessés, sur le champ de bataille, même si l’envie nous enivre… Notre envie de réveiller les têtes endormies se révèle parfois par des propos violents, à la dynamite. On pourrait dire qu’elle, elle philosophe au marteau, comme le disait Nietzsche envers ses propres propos.
Nous, non elle et moi mais les habitants de ce monde, sommes alien. « Ce système est à refaire » est un étendard qu’elle et moi, nous partageons et brandissons. Et, faire partager nos « pourquoi » et nos « comment » sont nos obligations. Nous avons osé dire « Non » c’est pourquoi, citoyen de ce monde est notre nom.

Je vous laisse, à présent, lire ce texte magnifique, subversif, utile, de cette auteure, mon amie. Je vous demanderez, avec une politesse et une revendication sincère, de faire preuve de curiosité… La lecture ne vous tuera pas, je vous assure… Et vous savez ce qu’on dit ? Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort. (Nietzsche me suit…)

Poème, chanson, nouvelle, qu’importe l’étiquette. Son texte m’a bouleversé, jusqu’à faire naître une saine jalousie. Les propos viennent du cœur et des tripes mais aussi de sa tête.  Alors, allons-y !

Alien (deuxième du nom)

L’homme sublime l’Homme
Et nous sommes encore bien loin du dernier tome.
On sous estime trop souvent  les pouvoirs de l’envie
Qui met le feu au cœur, qui met le feu à l’esprit.
Ceux qui ont vraiment voulu ont compris
Ceux qui ont vraiment voulu ont réussi aussi.
Aucune école ou université populaire n’est utile lorsque l’on veut être
Aucune révolution ni guerre n’est nécessaire pour renaitre.
Nous pouvons être à l’aube d’une nouvelle ère
Laissons la réflexion en être maitre.

Tout est toujours une question d’ouverture
La tienne, la mienne, la votre, la leur
On a pourtant déjà renversé le mur
Mais on a oublié de mettre nos montres à l’heure.
A défaut de détruire les barrières, démontons-les
A défaut de reboucher les fossés, traversons-les
Avant de courir, il faut savoir marcher.
Les moutons piétinent, les singes gesticulent
Et on me caractérise moi de tête de mule.
Je n’avais rien, RIEN et besoin de rien
Mais on m’a répété que la fin justifiait les moyens.
L’argent corrompt ce n’est pas une nouvelle
Moi je souhaitais juste que ma vie soit belle.

En résumé, pour vivre heureux il faut banquer
Mais moi, moi, moi qui ne voulais pas travailler,
Je voulais me contenter de vivre
Estimant que cela remplit amplement une vie
Mais de pouvoirs et d’argent vous êtes ivres
Heureusement moi et mon bateau sommes déjà partis.
Ne vous moquez pas de ce voyage spirituel
Il se pourrait bien que me pousse de véritables ailes.
Ainsi, tel l’Albatros je vous suivrais du haut du ciel,
Je vous le répète je voulais juste que ma vie soit belle.

Je n’ai plus vraiment envie de faire partie de votre monde
Depuis les nuages il doit ressembler à une immense tombe
Vous finirez par vous détruire à force d’ondes
Et si ce n’est pas le cas, il finira bien par fleurir des bombes.
J’aurais tellement aimé que nos armes soient des stylos
J’aurais tellement aimé que nos boucliers soient de simples mots.
Les ordinateurs ont remplacé la lecture,
La téléréalité a remplacé la culture.
Le mot d’ordre est devenu « manipulation »
Et vous vous levez pour lui faire une ovation.
Différent d’un jugement, c’est un simple constat
Ce n’est pas de ma faute à moi si vous n’usez pas de vos droits.

L’Histoire s’est battue pour nous offrir une chance
Mais vous la reniez et nagez à contre-sens.
AVOIR un travail, des enfants, une maison
N’est ce pas un peu léger comme mode d’expression ?
L’ÊTRE semble être remplacé par la possession
Nous assistons tout simplement à la mort de la passion.
Plus personne n’oserait crier à plein poumon « liberté »
Ce mot pourtant si griffonné sur nos nombreux cahiers d’écoliers.
Bienvenue dans le monde de la demi-mesure et de la raison
Ou en tirant les mauvaises cartes on passe par la case prison.
Loin de moi l’idée de faire l’apologie de la violence
Mais vous vous êtes vous-même donné comme seule clef la décadence.
A force d’inertie et de compromis
Vos valeurs sont faussées, votre esprit perverti.
Je n’ai eu d’autres choix que de m’éloigner
Faute de quoi j’aurai surement fini par me tuer.

Coraline Paul

Ne vous privez pas pour le relire indéfiniment et de le méditer calmement.

N.B: Je me décide à faire partager une découverte musicale, ce sera ce mardi 9 Août 2011. Pourquoi vous dire ça, car tout est lié, il y a une cohérence dans ce chaos… Vous verrez.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s