Robert zimmerman

C’était sur le retour d’une de mes quêtes initiatiques, d’un merveilleux séjour. Un séjour où il y a peu pour avoir tout, se sentir vivre et pouvoir dire « cueille le jour ». C’était sur le retour que, par une envie irrépressible, « Oh sister » coulait dans mes oreilles d’être fatigué, fatigué par l’amour du monde, la contemplation de la nouveauté, par l’amour tout-court. C’était sur ce retour que ses sonorités légères et acerbes, m’envoutaient. Des sonorités aigre-douces. C’est pour cela que sa musique est libératrice, ça, pour toujours.

Né en 1941, Robert Zimmerman voit le jour dans un coin paumé des USA: le Minnesota. Bob Dylan, de son nom d’artiste, est un enfant du siècle. Un enfant non-désiré, un enfant incompris, un enfant non-éduqué… par la société. Toujours actuel car inactuel, ou inactuel car toujours actuel, à vous de voir, Bob Dylan est l’un des enfants rebelles de l’Amérique. Une Amérique que j’aurais voulu connaître. Une Amérique curieuse, dont la modestie camoufle des ailes d’aigle majestueux mais que ce dernier ne se prive pas de dévoiler avec un sourire mesquin. Une Amérique artistique et désireuse de bâtir. Une Amérique nourrissante mais qui se nourrit de partout, c’est pour cela qu’elle est fleurissante et intéressante de bout en bout. Une Amérique éveillée et dynamique. Bob Dylan est l’enfant d’une époque. Bob Dylan est le parent d’une autre époque. Bob Dylan fait partie de la famille du monde. Une famille dont l’arbre généalogique a été coupé violemment il y a peu. À présent nous ne sommes plus une famille, nous ne sommes que des petits cons, en crise d’adolescence et en quête de rien mais il y a une raison à tout. Ce ne sera pas le propos ici. Parler de Bob Dylan est le prétexte visant à faire l’apologie d’une époque, que je n’ai pas connue et que je ne regrette donc pas, mais dont ses fondements artistiques ne sont pas à oublier. Mais c’est aussi un prétexte pour faire la critique d’une époque, plus moderne, qui renie son passé, n’a aucun futur et ne se contente même pas du présent. Le jour où je ne critiquerai plus, sera le jour de ma mort. Le jour où la critique ne sera plus, sera le jour de notre mort à tous. Donc là encore, je dresse l’éloge de l’art afin d’en dévoiler son importance et dont les artistes, tel que Bob Dylan, ne font que  lui redonner ses lettres de noblesse.
Je ne m’aventurerai pas à faire sa biographie, pour cela il y a Wikipédia et votre curiosité. Je ne me risquerai pas, non plus, à juger ses défauts, son évolution et ses polémiques. Non, Pour cette (re)-découverte musicale de ce mardi 16 Aout 2011, je parlerai de cet artiste, qui m’est cher, avec mon cœur, avec mes tripes. J’écrirai le prénom de Bod Dylan et ce à quoi son art me fait penser, avec les tréfonds de mon âme…

C’était sur le retour annonçant la fin d’une de mes quêtes identitaires et le début d’un nouveau « moi », que , cachées sous des lunettes noires Wayfarer cheap de 17h41 à 23h, mes larmes et sentiments profonds possédaient mon être, afin de me rappeler mon identité et de m’humaniser. C’était sur ce même retour, que l’envie d’écrire ce post m’a submergé…. Parce que Bod Dylan m’aspire et ses chansons m’inspirent… C’est ainsi qu’il me fait vivre car il me fait respirer. J’expire le mal, sans jamais l’oublier et j’aspire les sons de Bob Dylan et mes ambitions, en m’abandonnant à lui, sans jamais m’oublier. J’expire le désespoir et j’aspire l’espoir car le passé est mon histoire. C’est pour cela que l’art n’est jamais dépassé… Bob Dylan est l’étaie pour me dépasser et ma créativité. De retour chez moi, tout en pensant être sans direction pour chez moi, je pense aux rebelles de ce monde, du passé. « Hurricane » emplit mes quatre murs et ma volonté (vaine) d’être artiste envahit mon cœur, elle m’extirpe quelques larmes mais mon enthousiasme que me redonne Bob Dylan, me fait sourire. Alors j’écris sur lui en chantonnant, que dis-je, en clamant « How does it feel ? To be on your own, with no direction home, like a complete unknown, like a rolling stone »

Oh Sister

Cette chanson est bourrée d’émotion… L’écouter remue les sens et active une sensibilité. Les chœurs féminins touchent mon cœur masculin. Et l’harmonica, en fond, suit le chemin émotionnel que les arrangements musicaux lui ont attribué, puisqu’il nous touche profondément… Surtout si l’on a une sœur…
Depuis ses débuts tumultueux mais s’avérant être le levier de sa quête identitaire, Bob Dylan a énormément évolué et arpenté de nombreux styles. De la country au folk, en passant du rock à la pop, il est l’enfant de la musique.
Il faut être franc avec vous, Bob Dylan ce n’est pas mon époque, on ne m’avait jamais parlé de lui avant. Je n’ai pas grandi avec sa musique ni avec la vision que pouvaient avoir ses auditeurs. Donc, je suis loin d’être imbibé des préjugés et a priori que peuvent avoir certains de ma génération, à propos de films, musiques, artistes, avec lesquels ils ont grandi, avec lesquels ils affichent une fan-attitude (à la mode) mais qu’ils n’ont surement pas bien compris, pas bien écouté, pas bien vu. J’ai découvert Bob Dylan avec curiosité et innocence. Cette objectivité m’a permis de creuser cet artiste mais aussi de fonder mon propre avis. Et je tiens à dire, que les polémiques dont il a fait l’objet (il s’est vendu, il a fait du commercial et s’est rendu populaire etc…) ne sont guère de mon époque alors je peux dire en toute honnêteté, que j’en ai rien à foutre de ce qu’on peut penser de lui. Moi, j’aime la musique, je me fous de connaître le Bob Dylan de 1962 ( Album éponyme), le rocker des années 70 ou le Bob Dylan triste de « blood on the track » de 1975… J’écoute Bob Dylan point, non du ou du quelque chose.


Comme l’a dit un artiste montant, de la scène hip-hop électro de ces dernières années: « Je suis pas rappeur, moi je suis musicien ». Tout ça pour dire, que ce phénomène est un travers auquel une grande majorité fait face. Étiqueter est obligatoire, oui, d’un point de vue commercial ou explicatif mais quand on parle musique avec le cœur on se fout de savoir que le meilleur groupe de rock soit les Rolling Stones, que ces derniers sont meilleurs que les Beatles, que Nas est meilleur que Jay Z ou que le rap n’est pas de la musique ou encore que le classique c’est pourri. Bref, les gens s’enferment et même si cela a toujours été, j’ai le droit de ne pas l’accepter et de critiquer ce phénomène. Critiquer cette sorte d’héritage de bourgeois, parfois orgueilleux, souvent borné, du genre « t’écoutes ça toi ? Mouais d’accord… » Bref j’écoute Bob Dylan et rien à foutre. Par ce constat je scande, avec fierté et une touche de dédain, que j’avance et que j’ai de l’avance.
Mes racines musicales viennent du Hip-Hop, et je n’ai aucunement honte au contraire. Grâce au Hip-Hop, ce style, cet art de vivre se nourrissant de l’essence de tous les styles et arts de vivre; ainsi que par la grâce de mon ouverture d’esprit, j’ai pu aller voir/écouter ailleurs, explorer les époques et les styles. Pourquoi vous dire cela ? Pour ne pas déconcerter quand je vais dire que je trouve, au risque d’en ofusquer certains, surtout les défenseurs de styles et puristes, que Bob Dylan est l’un des meilleurs rappeurs du 20 et 21ème siècles. Au même titre qu’Abd Al Malik ne cesse de répéter que Juliette Greco est la meilleure rappeuse, moi j’avance que Bob Dylan est le meilleur rappeur. Mais avant de parler de son écriture, il faut aborder le fait que Bob Dylan est un putain de musicien et créateur. Un putain d’artiste en somme.

Sara

Cette chanson, « Sara », dernière de l’album Desire (1976) me met, à chaque fois, sur le cul. Sur le point d’avoir les larmes, je me laisse porter par les violons et la batterie mais aussi par l’histoire que l’auteur-compositeur et interprète nous raconte. Car Bob Dylan est un conteur d’histoire, là est son véritable talent. En effet, il faut aussi vous avouer, que Bob Dylan n’est pas le meilleur des chanteurs, il a une voix particulière, aigüe, rauque et un peu nasillarde qui n’est pas du goût de tous. Mais il est loin d’être aseptisé comme nombre d’artistes actuels. Bob Dylan a une plume magnifique, il écrit avec son cœur et fait de même quand il chante. Mais surtout, son immense qualité est d’écrire et de chanter vrai. Bob Dylan ne chante pas, il conte, pense, pleure, rit et scande des chansons. Et, il le fait à la fois collectivement et individuellement. Il y a qu’à voir certaines de ses prestations (notamment dans le fameux documentaire de Martin Scorsese « no direction home Bob dylan », documentaire réalisé à son effigie), ses mimiques traduisent sa sincérité et l’envie de partager. Quand il chante, il chante pour moi, il me regarde mais il chante aussi pour vous, donc pour nous. Grand musicien, Bob Dylan est donc aussi, écrivain, conteur et rappeur par son côté contestataire.  Il est artiste dans toute sa splendeur, dans toute la dureté qu’apporte cette vie, dans toute sa solitude et incompréhension mais aussi dans toute son influence.

The lonesome Death of hattie Carroll

Désolé pour ce lien, mais impossible de trouver cette chanson sur les plateformes habituelles, infestées de cover et de vidéos amateurs inutiles ne correspondant pas du tout, ou très peu, à mes mots clefs. bref.
« The lonesomes Death of Hattie Carroll » démontre les véritables talents de Dylan. Cette chanson vous cloue, vous tue émotionnellement par son aspect tragique et par l’engagement discret qui se cache dans le fond des paroles. Ce morceau conte la tragique histoire d’Hattie Carroll, une serveuse noire, tragiquement assassinée par un client, qui avant de la faire disparaître, lui a copieusement balancé quelques injures racistes. Le format de la chanson est inhabituel, pas de refrain qui revient sans cesse pour satisfaire un aspect commercial, là, la chanson s’articule comme une nouvelle, courte, mais non moins animée d’émotions. 5min49, là encore une durée inhabituelle, qui s’est vue diviser par deux, de nos jours, qui nous submerge et nous fait planer.

« you who philosophize disgrace
and criticize all fears

Bury the rag deep in your face
For now’s the time for your tears. »

Bob dylan, ceci est mon opinion personnelle, est un véritable poète. Après avoir débuté sa carrière en offrant à son public des reprises (magnifiques au passage) de ses idoles et mentors: woodie guthrie, bobby Vee, Dave Van Ronk ou encore pete seeger, Bob Dylan s’essaie à l’écriture de ses propres chansons et le résultat est là. Certaines de ses chansons deviennent des hymnes américains et chants pour révoltés: The times they are a changing, only a pawn in their game, like a rolling stone, hurricane, blowin’ in the wind. Pour ce dernier morceau j’admire particulièrement la beauté des paroles et leurs images, en voici le premier couplet:
« How many roads most a man walk down
Before you call him a man ?
How many seas must a white dove sail
Before she sleeps in the sand ?
Yes, how many times must the cannon balls fly
Before they’re forever banned ?
The answer my friend is blowin’ in the wind
The answer is blowin’ in the wind. »

Qui veut dire :
« Combien de routes un homme doit-il parcourir
Avant que vous ne l’appeliez un homme ?
Oui, et combien de mers la colombe doit-elle traverser
Avant de s’endormir sur le sable ?
Oui, et combien de fois doivent tonner les canons
Avant d’être interdits pour toujours ?
La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent,
La réponse est soufflée dans le vent »

Une simplicité, qui fait ressortir toute la sincérité, écouter « blowin’ in the wind » c’est se laisser submerger.
Je voudrais, maintenant, vous faire découvrir une de mes chansons préférées de Mr Dylan, qui englobe tous ses talents et son art:

Ballad of a thin man

Imprégnez-vous de ces premières notes furieuses du piano, mélangées à celles de la guitare. L’intégralité de son talent de poète est là. J’aime ses paroles, sa façon de les débiter. On sent que cette chanson sort des tripes. Notre lèvre supérieure se dresse d’un côté, nous donnant un air furieux. Dans ce morceau, Bob Dylan fait converger l’aspect lyrique et musicale. Certains artistes et certaines chansons ne s’expliquent pas et ne font que s’écouter les yeux fermés. Mais, si la musique ne s’explique pas, par la grâce du débordement émotionnel, devient indicible, et à la fois, s’explique parfaitement par une analyse lyrique et musicale, on atteint le point culminant de l’art. Là encore, ce n’est que mon humble avis, mais c’est ce que Bob Dylan transmet par sa musique: l’inexplicable autant que l’explicable. Ce ne peut être que magnifique… Puis il n’y a qu’à l’écouter chanter ou même le lire, ses rimes, ses figures de styles, sont juste sublimes. Enfin, ce mec se ballade avec les mots, les flows et les métaphores.
Comment en est-il arrivé là ? Bob Dylan est l’opportuniste qu’on devrait tous être. Durant sa jeunesse de bohème, Il a eu la chance de pouvoir, parfois, crécher chez des gens cultivés, alors il se servait, il regardait autour de lui et il prenait, apprenait, lisait. Il possède cette soif d’apprendre. Il a eu la chance de découvrir Jack Kerouac ainsi que Verlaine, Rimbaud etc. Cette curiosité et son intérêt pour les choses ainsi que les mots, se ressentent dans sa musique. Encore faudrait-il vouloir écouter et lire. Car en effet, c’est le genre d’artiste qu’il ne faut pas simplement entendre, il faut l’écouter, le lire et le comprendre.

Bob Dylan est le reflet d’une époque, d’une humanité, même, désireuse de liberté et de création. Bob Dylan est un poète, non seulement par sa façon d’écrire mais aussi par sa manière de vivre. Très tôt, il quitte sa bourgade paumée pour s’aventurer à New-York, plus particulièrement à Greenwich Village, lieu où liberté et art ne font qu’un. Il se mêle au « bohémians » des années 60/70 qui peuplent Greenwich Village. Il arpente les rues et les scènes de bars autant qu’il arpente la musique et son chemin de vie. Harmonica fidèlement arnaché à son cou, une guitare entre ses mains, Dylan est la figure de l’artiste rebelle, l’archétype de l’artiste tout-court. Et ça se voit.  Il participe à de nombreux festivals, organisés sur fond de lutte contre la ségrégation raciale ou pour les droits civiques ou encore simplement en vue de solidarité et de partage. Mais Dylan est un électron libre. Très malin et muni d’une volonté d’être en perpétuelle évolution, il  fait ce qu’il veut quand il veut. Il n’a rien fait pour qu’on l’aime et déteste l’idée qu’on lui assigne une étiquette et par dessus tout, il hait le fait de faire, dire ou chanter ce qu’on attend de lui. Il ne se considère pas comme un chanteur engagé et politique. Sa grande particularité artistique justement, est que le public est venu à lui, quoiqu’il ait fait, quoiqu’il ait chanté. De là, il ne peut pas être corrompu, il n’a pas cherché le succès, du moins principalement. Pour ma part être artiste c’est ça, créer sa propre démarche artistique et l’offrir au monde jusqu’à ce qu’elle trouve un public, ou plutôt jusqu’à ce qu’un public aime et se retrouve dans cette démarche. Qu’importe les tendances et ce que le public aime. Et, absolument pas l’inverse, soit donner au public ce qu’il va aimer, ce qu’il attend. L’art, n’est pas un produit totalement commercial, même s’il se vend. C’est une tendance qui est justement devenue monnaie courante afin de mieux se remplir les poches et en prime, d’abrutir un public, une population. Pire, on infantilise le public en fabriquant de toute pièce des artistes, instrumentalisés, que l’on jette comme de vulgaires jouets…
Bob Dylan est l’enfant d’une époque, qu’on est en train de renier et d’oublier, au même titre que, nous français, nous renions et oublions le siècle des lumières et des grands penseurs, au profit de notre petit salaire, de notre petite famille, de notre petit monde, pour ma part désuet, léger et sans saveur. Ce phénomène est-il une fatalité ? Les gens oublient et se ramollissent forcement avec le temps ? Je pense que ce sont les conséquences d’une époque moderne où l’homme se fout de tout sauf de lui-même, crie au scandale et rejette la faute sur les gouvernements et industries, sur la futilité qu’il l’entoure mais qu’il ne cesse de consommer. On pourrait être individualiste et incorruptible tel un Bob Dylan mais ne nous sommes mêmes pas animés de buts ou d’idéaux. En bref, l’homme post-moderne ne vit pas comme il pense. C’est encore s’il pense, donc s’il vit. Alors que derrière lui, il y a des gens qui ont pensé, qui se sont battus et pensé le changement.
Ce n’est plus la peine de frapper aux portes du paradis, si l’on oublie. Nous ne sommes que des vagabonds, une pierre qui roule ( Les deux traductions de « like a rolling stone »).

Et comment ne pas partager cette chanson bien plus que mythique, tellement reprise et ce, par de grands groupes. Cette version originale n’a pas la hargne de la version des Guns N’ roses ni l’insolence des Rolling Stones mais elle a la légèreté et la dureté de son auteur d’origine: Bob Dylan. Enjoy:

Voilà, j’en ai presque fini, avec la légère impression d’être passé à côté de tellement de choses… Bob Dylan aurait pu figurer dans l’essai de Roland Barthes Mythologies, il est devenu un mythe et en est la définition intégrale de cet auteur et sémiologue français. Et pour ma part, ce n’est pas parce que Bob dylan est un mythe qu’il en est intouchable et que son œuvre est indiscutable. Il ne faut jamais figer les choses. Bob Dylan est un ouragan, même si son évolution et sa conversion religieuse me plaisent beaucoup moins… Il continue d’agiter les foules (du moins j’espère) et même d’alimenter le milieu musical: écoutez le nouvel enfant, ridicule, de l’industrie, Rebecca black et son entrainant « Friday »….
La musique de Bob Dylan est un cadeau, elle me parle. Bob Dylan est cinglé et viscéral: « On n’enregistre pas les cinglés chez Vanguard, les autres non. Personne n’est cinglé. Sauf Dylan » paroles  du producteur Maynard Solomon, de Vanguard Records, envers Bob dylan, qu’il refusa de produire pour ces raisons.
« Qu’est ce que tu en penses ? », question posée à ce même producteur, il répond « C’est bien ! Mais il est trop viscéral. »
Bob Dylan est la voix d’une époque, un ménestrel qui a montré la voie. Il est le reflet d’une jeunesse, battante et dynamique. Bob Dylan est surtout le symbole d’une jeunesse éternelle, cette jeunesse que le monde nous vole tous petit à petit…

Hurricane

Bob Dylan a passé le relai à d’autres artistes mais aussi à son public, bien d’autres que lui ont suivi le mouvement. Il a passé le relai mais aussi des valeurs, des traditions, des mots, des pensées, un esprit de révolte, une volonté de dire « non », l’ambition et le rêve de changer le monde. Mais nous ? Nous ? Sommes-nous toujours dans la course ? Avons-nous pris le relai, chaleureusement et ambitieusement tendu ?

Moi, je vous tends cette dernière chanson, sublime, simple tout l’inverse des démarches qu’il faut faire pour réussir à la trouver sur la toile. Une dernière chanson en guise de bonjour et d’au revoir:
If you see her say hello

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s