Pour une démocratie réelle, la réelle solution

En ce 11/11/2011 j’appelle le 911, il y a urgence. Ils sont 11 à avoir l’or et le bronze. Sans une once de remords, ils continuent de bronzer.
Peuple suriné, ils ne sont que 9 à s’être levés. « 911  » , il y a crime contre l’humanité.

Non merci

Ma flamme grandissante, symbole de mon indignation et d’une envie de révolution dans le sens le plus noble, intelligent, ouvert et non-caricatural, m’a poussé à accepter une cordiale invitation me proposant d’assister à une assemblée organisée par le Nouveau Parti Anticapitaliste, qui se déroulait dans mon université. Animé par une curiosité maladive, elle-même engendrée par une envie de changement, j’y suis allé sans préjugé pensant trouver une humanité nageant à contre-courant, à cœur et à esprit ouvert, avec laquelle je pourrais éventuellement brasser à sens symétrique. Une armée de saumons.

Loin de moi, l’idée de faire des généralités et de vouloir ternir l’image du NPA, je voudrais simplement donner mon sentiment après mon acte de curiosité :
Le problème avec les partis politiques (et ça quels qu’ils soient) c’est qu’ils sont, pour moi, enfermés dans leur idéologie. C’est que je suis du genre « ni dieu, ni maître » voyez-vous, loin de croire en rien, j’ai tendance plutôt à croire en trop de choses, notamment en la complexité, pour m’enfermer dans une case. Et j’ai trop souvent la naïveté trop exigeante de vouloir cette complexité chez chacun et chacune…
L’initiative était intéressante, les membres du NPA nous ont diffusés des extraits vidéos de documentaires sur la crise grecque et la crise argentine, pour ensuite nous permettre d’en discuter ouvertement. Et quand je parle d’enfermement idéologique, ça tenait même aux extraits vidéos. En effet, les supports visuels cordialement servis, à nous : auditoire et spectateurs, ne servaient qu’à prêcher des convertis, des convertis manichéens se disant Marxistes ou Trotskistes clamant que le capitalisme c’est mal, et rien de plus.
Digression rhétorique, pour des anticapitalistes, je trouve que ces gens là parlent énormément d’argent, les mots clefs étant : le capitalisme, l’euro, le dollars, la hausse des loyers, les milliards de dollars de dette. Évidemment ils étaient ancrés dans l’actualité. C’était juste une analyse de discours que j’ai faite pendant ces 2h de « meeting ». Ensuite, même si le NPA a désormais un élu qui se présentera à la présidentielle en 2012 (Poutou), qu’ils aient des solutions à proposer ou pas ne me pose aucun problème. Mon objectif, en assistant à cette assemblée, était d’aller, en toute simplicité, à la rencontre d’individus qui pouvaient partager des valeurs communes et avec lesquelles je pourrais éventuellement m’allier. Et, le problème, dans le fond idéologique du NPA (c’est là que je ne généralise pas, je n’ai vu qu’une partie de ses partisans) c’est qu’ils disent n’importe quoi. Tout est bon pour taper sur le méchant capitaliste, quitte à faire des amalgames et de la désinformation dans le but de servir le courant « anticapitaliste » :

– « Le budget de l’éducation n’a fait que baisser depuis déjà plusieurs années » : Ah bon ? Renseignez-vous. Je ne sers pas la politique actuelle en matière d’éducation (ni en matière de quoi que ce soit) mais les chiffres sont formels. Mais je ne dis pas qu’il ne va pas être revu à la baisse dans les années qui suivent.

– « Les salaires n’ont pas augmenté depuis un certain nombre d’années » : Là encore une généralité démagogique, car ce n’est pas ce que dit la fiche de paie de mon père. Ni ce que disait mon prof d’économie d’il y a quelques années. Et, là encore je ne généralise pas. En revanche je dénonce leur généralité à eux.

– « Nous sommes là pour vous dire qu’il faut sortir du capitalisme car c’est mal » : Évidemment je me suis amusé à tronquer volontairement, mais l’idée c’était ça. Là encore énorme amalgame ridicule qu’il faudrait arrêter de véhiculer pour enrôler les gens les plus naïfs et bordelines, prolétaires ou en perte d’espoir. Objectif d’autant plus ridicule venant de partisans avec trois Net-book et quelques smartphones (j’y reviendrai plus tard). Bref, un raccourci fallacieux, démagogique et belliqueux qui a instantanément assassiné le sérieux que je pouvais leur porter. (Que je rassure les partisans du NPA qui me liront, ce parti est loin d’être le seul à adopter une communication trompeuse.)
Le capital c’est mal ? Le CAPITAL ? Mais le capital n’est qu’un concept, qui a en plus de ça énormément évolué dans sa définition. C’est un mode de production. Je ne suis point un expert en la matière mais ce que je vais expliquer est d’une logique infantile. Votre fer à repasser est allumé mais vous ne vous en servez pas, votre fer est-il mauvais car il ne repasse pas votre chemise ? Comme si un système se faisait tout seul. Donc, non le capital n’est pas le mal absolu c’est l’oligarchie qui a la main mise sur le système qui fait du capitalisme un système ultra-libéral où le maître mot est le profit. Évidemment je simplifie, c’est bien plus complexe que cela, le capitalisme a ses lacunes, il n’y a qu’à lire Karl Marx (qu’en toute honnêteté je n’ai pas lu, mais j’ai encore du temps. Ce qui ne m’a pas empêché de m’y intéresser). Bref , le capitalisme n’est pas un mal car d’une part ce système n’a pas la jeunesse d’un nourrisson et d’autre part il est créatif de beaucoup de choses positives. C’est le capitalisme néo-libéral le problème. Le capitalisme permet de mon point de vue, beaucoup de créativité utile pour la société. Il n’est surement pas la cause première, mais je doute que des innovations comme Google, Facebook et n’importe quelles  avancées technologiques auraient pu voir le jour sans un système capitaliste. Je ne fais pas l’apologie de ce système, je dis simplement qu’il n’est pas aussi néfaste que peuvent le dire les partisans du NPA qui n’auraient peut-être pas pu réaliser leur présentation vidéo sans Netbook, sans boîte mail, sans entreprise d’impression. Certaines entreprises, enfants du capitalisme, servent presque l’intérêt général. Et, ils voudraient nous enlever les seules choses positives que la volonté de profit peut nous offrir. Le capitalisme, à l’instar de viser essentiellement le bénéfice, nous offre aussi un grand nombre de bénéfices.
Donc le réel problème n’est pas le capitalisme mais le libéralisme. Et les solutions ne sont absolument pas de se rallier à l’idéologie Marxiste et Trotskiste, presque extrémistes, pour changer les choses. Il faut s’ouvrir et non s’enfermer. Quelques partisans du NPA ont pris la parole et n’ont que très peu parlé du mouvement des Indignés dans le monde. Pour moi, la réelle solution se trouve dans ce mouvement symbolique et effectif, encore trop peu soutenu. Il ne faut pas un parti au pouvoir. Comment les gens ne peuvent pas encore avoir saisi cette nuance, il faut un mouvement du peuple, dans toute ses diversités sociales, économiques, politiques et culturelles.
De l’abstrait total (effacement de la dette) à l’absolu particulier (la dénonciation de la hausse des loyers dans une certaine région de France), le NPA ne trouve aucun juste milieu, aucun consensus productif. Je rappelle également que le capitalisme permet de leur fournir un travail donc un salaire, donc une vie décente (aussi minimum soit la décence), je serais curieux de savoir quelles solutions proposent les membres du NPA si l’on décidait de sortir du capitalisme. Ce n’est même plus de l’utopie mais de l’ineptie. Je tiens encore à préciser que je défends pas une idéologie plutôt qu’une autre, je suis dans le constat. Je précise, car en me relisant j’ai été moi-même surpris par mon propre argumentaire consistant jusqu’ici à pointer les bien-faits du capitalisme. Sauf que, au risque de paraître idiot je ne suis pas capitaliste, je suis simplement humaniste. Le NPA, non merci, mais sa dynamique contestataire est à creuser, tout comme son ancrage populaire. Mais l’économie au pouvoir NON merci également, la violence économique, la concurrence, les compétences qui engendrent l’inégalité constante, l’humain-produit utile à la simple réalisation de profit, le travail comme seule valeur sociale, en bref l’économie autonome au risque d’effacer totalement le genre humain et toutes ses spécificités, non merci. C’est amusant, dit de cette façon, qui voudrait s’allier à cette idéologie ? Personne, pourtant…
Conclusion, le NPA ne m’a aucunement convaincu, tout comme l’UMP, l’EELV, ou encore le PS, le Modem et le FN. Les politiques n’ont pas un pied dans le réel.
Le réel problème, je le répète et le système libéralisme. Mais pas que…

Non merci ! Alors que faire ?

« L’avenir dépend des révolutionnaires mais se moque bien des petits révoltés »

C’est là où je voulais en venir avec ce post. Le système est à améliorer, c’est un fait et tout le monde est d’accord avec ça. Et, en creusant un peu, le problème n’est pas exclusivement le système mais notre soi-disant « Démocratie ». C’est ce que j’aimerais aborder ici. Les acteurs majeurs de notre société ne cessent de parler de démocratie, du peuple, du bien du peuple, de solutions les plus adaptées pour notre pays. Vu la croissance accrue du nombre d’indignés, émanant du peuple évidemment, si ce dernier avait réellement le pouvoir pensez-vous qu’on serait autant dans la rue à essayer de faire comprendre que LE peuple existe ? Est-ce une coïncidence si l’un des slogans des Indignés est « Pour une démocratie réelle  » ? J’en doute. Cela prouve bien que certains ont déjà réfléchi à cette problématique.  De là, le NPA et n’importe quel parti, est totalement à côté de la plaque tant qu’il servira notre système de « pouvoir » actuel, que l’oligarchie fait passer pour une démocratie. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, je ne dis pas que nous sommes en dictature (quoique avec mon analyse, j’ai décidé qu’il fallait inventer un nouveau concept pour caractériser une certaine dictature volontaire, j’y travaille encore). Bref, il ne faut pas taper bêtement sur le capitaliste comme taper sur une taupe de jeu de fête foraine, avec un marteau, car ça ne fait que soulager mais en rien engendrer un quelconque changement. Le réel objectif de ce millénaire est de rendre le pouvoir au peuple, tout simplement. L’enjeu de ces années  2000 n’est ni politique et encore moins économique mais philosophique. La révolution est dans l’humanité et dans l’idéologie, non dans la sphère fermée de la politique politicienne. J’aime dire ce slogan tellement véridique « il faut penser le changement au lieu de changer le pansement » (Merci le groupe de Hip-hop Milk Coffee & sugar). Il est primordial de rendre au peuple ce qui appartient au peuple : le pouvoir. Le problème, et cela ne tient qu’à moi, c’est que depuis trop longtemps le peuple a perdu de sa superbe. Actuellement il n’est pas capable de reprendre les rênes, car tellement ivre d’un système qui n’a fait que le violer jusqu’à le faire se sentir coupable. Cette servitude volontaire.

Pour cela, je vous propose de lire un article très intéressant publié sur le site Agoravox (le pouvoir réel il se trouve ici, sur ce genre de site qui génère des écrits de citoyens comme vous et moi, intellectuels, artistes, journalistes, écrivains, scientifiques, travailleurs…). Bien plus pertinent qu’un discours de Nicolas Sarkozy ou de François Fillon (qui donne le beau rôle à son parti, en se faisant passer pour des héros qui vont nous sauver, nous le peuple ! Si ça ce n’est pas de la démagogie.), cet article critique dans un premier temps cette démocratie tant défendue mais qui est loin de son étymologie, et son auteur propose de réelle solution  pour appuyer sur le premier bouton de l’engrenage d’un changement immédiat. Et je voudrais rappeler, pour les désabusés, les baisseurs de bras et les victimes impuissantes, que les solutions sont là, devant nos yeux, elles ont toujours été là, elles sont simples mais loin d’être simples à mettre en place. Voilà la lutte de ce siècle.

Voici le Graal  :

Quelques idées pour plus de démocratie  (si vous êtes arrivé jusque-là, il est essentiel de lire ce court article qui est le cœur de mon post. Je ne force personne, mais ne pas le lire vous aura fait perdre votre temps à me lire)

En commentaire de cet article, un internaute propose une vidéo énormément pertinente et intéressante sur le même sujet. Elle met en scène Étienne Chouard qui a vu sa notoriété s’accroître en 2005 à l’occasion de la campagne du référendum français sur le traité établissant une constitution européenne, en argumentant pour le « non ». Enseignant en économie et en droit, certains de ses cours (je crois) et de ses conférences sont visibles sur la plate-forme Youtube. Les propos de Chouard sont troublants et choquants, mais ne m’étonnent pas. En revanche, ils apportent beaucoup en terme de solutions.

La vidéo, si vous avez 1h25 :

Le tirage au sort comme bombe politiquement durable contre l’oligarchie

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