Rock the planet !

« Je ne suis pas de ceux qui constatent l’obscurité, je suis de ceux qui allument une bougie »

[Abd Al Malik]

http://www.deezer.com/fr/music/track/7379253

Il est de ces artistes, comme ça, dont on ne peut parler sans perdre ses mots. Je perds les miens. Le challenge est de taille, les émotions me tiraillent. Je m’arrête à chaque fin de phrase et joins mes mains à mon front blême. J’ai la boule au ventre, un sentiment inexplicable, la pression de mal faire. Les mots doivent être à la hauteur du sujet, et j’aime, en plus de ça, le travail bien fait.  Comment dire à un « ami », d’une modèle humanité, à quel point on l’aime. J’ai choisi de le crier sur les toits parce que cette relation n’est pas de l’ordre de l’intime mais de l’universel. Mais, dire « je t’aime » et crier à l’admiration n’est, à mon sens, pas suffisant. Car ici, je n’aime pas d’amour, ce sentiment indicible. Mais j’aime d’humanité, de lien, de partage, j’aime de mots, de littérature, de sonorités; j’aime de philosophie, j’aime de monde. Une chose est certaine : quel que soit l’amour dont on fait part, il nous fait dire n’importe quoi…
Non, je ne vais pas faire un éloge d’une poésie qui m’anime généralement en parlant de ce genre de choses. Je ne ferai pas l’éloge d’un artiste qui se résume en fait à être un homme, aussi long que besoin est. Je ne m’en sens pas capable. Et je ne veux pas regretter. J’essaierai donc d’être concis en me concentrant sur une chanson.
Abd Al Malik, pour qui artiste engagé sonne comme un pléonasme, a débuté sa carrière avec le groupe classique NAP (New African Poets) dans les années 1990. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts de Strasbourg mais n’a jamais noyé ce fils de l’homme 2.0. Originaire du Neuhof, Abd Al Malik n’en est jamais vraiment parti, pourtant il est toujours revenu avec du neuf. Après avoir signé un quatrième album solo (oui 4ème, beaucoup de journalistes oublient le magistral, mais trop peu célèbre « Le face à face des cœurs » sorti en 2004), il n’a cessé de transcender sa condition et la mienne par la même occasion…
Il y a quelques temps j’ai eu une grande conversation avec une amie sur l’utilité de l’art. Elle soutenait que l’art avait une importance surévaluée. Si l’on regarde au fond de son portefeuille au paiement du 5ème verre de vodka, ou si l’on regarde dans les yeux de sa/son conjoint(e) lors d’une querelle à propos du dernier appartement visité ou encore si l’on regarde sa télévision aussi passivement que pendant une anesthésie générale; alors oui la question de l’art n’effleure même pas notre lobe d’oreille droit ou encore nos poils de bras emmitouflés dans un sweat made in China.
Abd Al Malik malgré le fait qu’il soit mon antipode au niveau des croyances de l’intime, m’a fait comprendre que la spiritualité n’a rien avoir avec le religieux. Ne pas regarder dans un dictionnaire quand on parle avec Abd Al Malik, ici on parle de philosophie, d’esprit non de langage courant, même si le va et vient est bien là. D’une pédagogie innovante, puisque artistique, il m’a renvoyé à l’étymologie : spiritualité, du latin spiritalis, de l’esprit. Tout est dit. Je me suis découvert une spiritualité qui n’a simplement pas le même titre.

Mais quel est le rapport avec mon petit speech sur l’art ? Car ici je ne parle ni de musique, ni de style mais d’art dans son aspect le plus général et singulier mais surtout dans son aspect le plus créatif. Abd Al Malik, qu’on aime ou pas, la question ne se pose pas puisqu’elle se pose constamment, donc n’est pas pertinente. Non, ici il est question de démarche artistique. Abd Al Malik ne cesse d’exploser les codes du rap, d’exploser les frontières quelles qu’elles soient : musicales, philosophiques, poétiques. Plus précisément il n’a cessé de faire imploser les univers qui se sont quelque peu figés : le hip-hop, la chanson française, l’écriture. Explosés de l’intérieur, Abd Al Malik les a reconstruits à sa façon. En plein phénomène de déconstruction/construction, conceptualisé par Derrida, il a créé un style contradictoire : reconnaissable mais inattendu, accessible mais intellectuel et conscient. Un style indicible. De là, il a ouvert les portes à tous et réveillé les foules. Doublement créatif Abd Al Malik a créé un style dans un objectif (conscient ou pas) de créer du lien : Pari réussi. C’est pour cela que son public est si éclectique. D’ailleurs, il aime dire qu’il n’a pas de public, car il n’oblige personne à écouter et personne lui appartient, il préfère le terme d’auditeurs. Pourquoi ? Parce qu’Abd Al Malik offre, tend son art comme un cadeau inconditionnel à prendre ou pas. Mais surtout il ne fait pas qu’offrir de l’inattendu, de l’innovation sinon cela reviendrait à la démarche qui consiste à offrir à son public soit ce qu’il attend soit ce qu’il n’attend pas, dans les deux cas : faire en fonction de son public. Dans son cas, comme j’ai pu le dire également pour Bob Dylan, Abd Abd Malik n’offre pas l’innovation comme un cadeau, en fait, il est l’innovation autant pour lui que pour les autres. Il ne cherche pas à plaire mais à tendre un trousseau de clefs ouvrant de nombreuses portes menant à des lieux aussi variés qu’est le monde dans sa réalité. Je ne parlerai pas, en profondeur, de la forme et du fond de sa démarche. Je ne veux pas aborder sa diversité musicale, ni son évolution et encore moins la richesse poétique et philosophique de ses textes. (sauf pour un morceau). Je veux être aussi abstrait que possible. Mais même en essayant d’être abstrait, je me rends compte que je dépoussière petit à petit cette inutilité, utile, de l’art.

La notion de cheminement est très présente chez Abd Al Malik, elle l’est devenue pour moi également. Cheminer c’est construire, mais construire c’est questionner et questionner c’est regarder et s’émerveiller et regarder c’est voir l’autre. L’art permet de voir l’autre. Voilà notre grand point commun : le rapport à l’autre. Engagé dans une inter-action cyclique, il m’a tendu une bougie, j’essaie de la tendre à mon tour. Sa grandeur vient du fait qu’il parle d’espoir comme la Terre tourne autour du soleil. Moi, arrogant, j’essaie de repenser l’homme. Cela fait plus classe comme ça de dire « repenser l’homme » mais croyez-moi, parler d’espoir est LA véritable noblesse.
Il est de ces artistes qu’on ne considère pas comme une star, comme au dessus de nous, mais comme un reflet de nous-même malgré nos différences. On se dit à tort, juste au premier abord : « mais ce mec, il est meilleur que nous ». Le réel tort serait de rester sur cette affirmation. Moi, j’ai décidé de le suivre, pas comme un chien ni comme un disciple plutôt comme un citoyen qui prend exemple sur un autre, car pensant que c’est le mieux à faire à la vue des ses idéaux, d’une jeunesse entamant son adolescence. Le problème c’est qu’on accepte plus les modèles dorénavant, on préfère en faire qu’à notre tête et se dire qu’on peut se faire tout seul, cette véritable arrogance. Les individus érigés malgré eux en modèle, c’est le cas d’Abd Al Malik, sont soit adulés ou détestés, donc incompris parce qu’on ne prend jamais le temps de prendre du recul. Plus de modèle et plus de recul, les deux grands symptômes de cette décadence, à mon sens. Abd Al Malik est donc devenu un pigment de plus en plus net, de ma ligne d’horizon. J’aime dire qu’il est mon père spirituel, malgré ma répulsion (mais pas sans respect) envers les symboles religieux, il est un des piliers de mon humanité.
J’ai souvent entendu les mêmes critiques à son égard : il est moralisateur et/ou démagogique. Deux termes utilisés par des individus qui feraient mieux d’aller chercher leur définition dans un dictionnaire. Bref, on ne peut pas aimer tout le monde c’est un fait. Après ma première rencontre avec lui, j’ai su que ces deux qualificatifs, à son égard, ne pourront jamais être vrais. De plus les gens font un  amalgame avec l’individu et sa présence médiatique et/ou son succès. Abd Al Malik est un soldat (de la paix) non un businessman. On l’invite sur un plateau tv, tant mieux pour lui. Par rapport à ce qu’il a à dire comment refuser ce genre d’invitation ? Bref, il y a des tas d’artistes érigés en idoles qui sont tellement plus corrompus que lui mais dont les critiques passent inaperçues. Bref, Abd Al Malik n’est pas un simple chanteur au même titre qu’un gagnant de « La France a un incroyable talent » alors il est incomparable, il est un artiste résistant. Car comme il le dit lui-même « le dernier lieu de résistance, c’est l’art ! ». Depuis je résiste à mon tour, à ma façon. Il y aurait encore tellement de chose à dire… Si j’ai réussi à vous faire partager mon sentiment général envers cet artiste je ne serai pas déçu.
Parce que je suis ce que je suis aujourd’hui en partie par la grâce de mes lectures, de mes écoutes, de mes conversations, de mes rencontres, de mes voyages, de mes écrits, il m’est impossible de ne pas mettre l’art sur un piédestal. Parce que j’ai pris connaissance des cheminements des autres, j’ai cheminé à mon tour. Parce que l’art attise la curiosité et anime la créativité et ses idéaux, il est la mèche qu’on allume, reliée à des barils d’essence existentielle, le but : exploser l’Homme avoir, superficiel pour être un Homme. L’art a attisé ma curiosité, cette curiosité m’a emmené vers d’autres découvertes, je me suis découvert moi-même et j’ai fini par aller vers l’autre. Si mon amie, avec laquelle j’ai eu cette discussion, me lit ;-). L’art est inutile pour la société et son immédiateté, mais utile pour l’Humanité. Là, est la nuance.

C’était un matin, pourtant comme les autres, où je me suis mis à chanter sous ma douche. La première chanson qui m’est venue à l’esprit est « Mon amour » de son dernier album Château rouge sorti en Novembre 2010. Ni une, ni deux j’ai eu l’envie de ré-écouter ce dernier. C’est le genre de petits plaisirs de la vie dont on peut se contenter, qui nous fait comprendre que l’existence est extraordinaire. Un genre de petits plaisirs qui, si correctement exploité, vous emmène vers des choses intensément plus grandes, puissantes et engagées.
À chaque écoute de l’album j’ai eu une chanson préférée, car à chaque écoute, en fait, on ne ré-écoute pas mais on découvre à nouveau, on découvre quelque chose de nouveau. 15 titres pour Abd Al Malik, avec à mon actif, au moins largement le nombre d’écoute qui m’a permis d’avoir chaque titre en guise de chanson préférée. À chaque fois j’ai redécouvert une sonorité, un instrument, des chœurs, des paroles. J’avais laissé le travail artistique d’Abd Al Malik reposer, depuis un certain temps. J’avais souvent été, auparavant, parasité par une vision globale de l’album, de son univers, du fait que  chaque chanson pouvait m’entraîner, me faire chanter. Le problème c’est de se lasser malgré nous de la totalité d’une œuvre pour en  piocher que le superficiel : l’aspect sonore qui nous entraîne, ou même chanter des paroles sans forcement les comprendre, en saisir l’impact, juste parce qu’on les connaît et qu’elles nous entraînent (j’aime appeler ce phénomène l’effet Stromae-d’alors on danse). Le malheureux résultat : vider une œuvre de son sens et de sa démarche artistique.

« We are still kings » se termine et débute la chanson, qui sera donc ma préférée : « Rock the planet ». Des sonorités un peu plus rock (rock populaire, à la limite de la variété pour les puristes du rock), une voix grave et basse d’un Abd Al Malik chantonnant et je suis resté sans voix. J’ai redécouvert une chanson tellement intense, une pièce maîtresse qui pourrait, à mon sens, symboliser l’apogée du travail de Malik. La fusion entre voix, mélodie et instrumental est quasi parfaite, la chanson nous entraîne tout en nous interpellant (l’apogée de l’art ?). L’instrumental si l’on tend bien l’oreille est tellement travaillé et regorge de tout un tas de détails comme des poupées russes, on salue la patte de Chilly Gonzalez, pianiste virtuose, réalisateur de cet album surprenant. Mais surtout j’ai redécouvert des paroles. Le paradoxe de la démarche d’Abd Al Malik c’est que rien nous surprend parce que tout nous surprend. Ça ne nous surprend pas d’être surpris et inversement. Son innovation sur Château rouge est d’avoir moins écrit, sans pourtant avoir moins bien écrit justement. Et là était le challenge. Dans Gibraltar puis Dante le rappeur signait ses textes d’un Abd Al Malik littéraire. Pour Château rouge, c’est un Abd Al Malik poète mais non sans vocabulaire. Challenge relevé et réussi, malgré une présence du texte revue à la baisse,  il excelle dans le symbolisme et la puissance incommensurable des mots.  Ce que j’aime avec les mots c’est leur pouvoir d’en dire tellement plus. Un mot n’est pas un simple mot. « Rock the planet » s’oriente vers un aspect plus métaphorique, imagée donc poétique mais d’une puissance philosophique et humaniste impressionnante. Pour voir ça, il faut décortiquer la chanson tout en la prenant dans sa globalité et c’est un travail. C’est pour cela que, d’après moi, une œuvre ne peut être que bien comprise que si l’on a  connaissance de l’artiste, car le choix d’un mot, d’une rime n’est jamais dû au hasard. En trois couplets de six vers, Abd Al Malik fait un constat tellement fin d’une humanité au bord du gouffre. En écoutant Malik, je ne comprends pas cet espèce de répulsion envers le français dans la musique. Dire du français qu’il ne sonne pas est une idée reçue. En plus de ça, le français, par sa richesse lexicale, peut se goinfrer d’images et de figures de styles mais surtout peut dévoiler tellement de choses derrière ses simples mots. Dans « Rock the planet » (comme dans beaucoup d’autres de ses chansons d’ailleurs) Abd Al Malik nous offre des rimes d’une richesse intense (aurore/effort, m’assiège/piège, monde/gronde). Et là où il m’impressionne, c’est d’arriver à me faire pleurer par l’espoir qu’il fait véhiculer. C’est quelque chose de difficile à expliquer, j’ai l’impression qu’on me prend pour un fou. Donc oui, il suffit d’un vers pour me voir fondre en larme, pour voir se réanimer ma flamme. Abd Al Malik joue sur ces deux tableaux : l’émotionnel et l’engagement. Je ne m’aventurerai pas à faire une analyse de texte mais je voudrais juste revenir sur ses pré-refrains. Quand Abd Al Malik dit :

« Soyons tout ce que l’on a promis,
  Soyons tout ce que l’on s’est promis. »

« Soyons tout ce que l’on a perdu.
 Soyons tout ce que l’on a cru. »

Il ne dit pas simplement ce qu’il dit. Ces quatre vers sont bourrés de sens et de réflexions. Ces quatre vers nous renvoient à ce qu’on a promis, ce qu’on s’est promis mais aussi ce que l’on a perdu et ce que l’on a cru, nous en tant que personne individuelle, ça nous touche personnellement. Mais ces vers ont une portée beaucoup plus général, et renvoient au collectif. Ces vers sont embrasés d’espoir et de lumière, ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’ils précèdent le refrain qui suivra juste après. Abd Al Malik vise le collectif et nous incite à aller vers le subversif. Et comme il le dit lui-même « être subversif c’est passer de l’individuel au collectif » (« Césaire » – Dante 2008).  Cette double interprétation est un trésor. Il joue sur l’ambiguïté individuel/collectif donc l’émotionnel et l’engagement et ça me touche. Chose qu’il a également  faite avec la chanson « Mon amour », pendant longtemps les auditeurs ont extrapolé sur le destinataire du texte : son fils, sa femme : Bref, un aspect plus personnel. Je ne dis pas détenir la bonne interprétation mais connaissant Abd Al Malik, la portée de son texte est beaucoup plus subversive donc collective “Le monde est ainsi fait n’est-ce pas. Mais peut-il réellement se faire sans NOUS, peut-il réellement se faire sans TOI”. Le « toi » c’est toi, mais aussi moi, lui, nous. C’est en ça que la démarche d’Abd Al Malik est plus qu’intéressante et surtout pertinente. Sans revenir précisément sur l’aspect musical de « Rock the planet », l’instrumental se marie à la perfection avec le texte enfin inversement. Une séquence de guitare qui s’enflamme au refrain avec une explosion d’instruments  et de voix offrant une lumière solaire inondant nos oreilles mais surtout notre être. Et ce titre « Rock the planet » , il ne pouvait pas mieux choisir : de l’anglais pour le côté universel et pour marquer la diversité et une volonté d’action individuelle et collective et également ludique et engagée ! « Everybody get down Rock the planet. Tout le monde debout. » Comme pourrait le dire Gilles Deleuze (Philosophe sur lequel Abd Al Malik a écrit une chanson : « Gilles » – Dante) Abd Al Malik n’écrit pas une simple affaire privée, mais se lance dans une affaire universelle (« dit-il à haute voix »). Il écrit à l’intention d’eux mais aussi à la place d’eux. Se rendre compte de cela, c’est se rendre compte de la place que peut avoir Abd Al Malik dans l’art mais surtout dans la cité. Je fais donc l’apologie de sa démarche artistique.
Et, pour revenir à la chanson, mon passage préféré de « Rock the planet » reste le deuxième  couplet :

« Je suis un monde échoué
Je suis un monde à sauver
Fait à l’échelle de tes mains
Les hommes sont comme de navires
Conscients du danger c’est dire
La tristesse de notre destin »

En particulier, les trois premiers vers dont le dernier des trois « fait à l’échelle de tes mains »  montre bien l’aspect humaniste, le côté dénonciateur mais aussi l’espoir, le fait que rien n’est encore perdu. Si on a fait le monde de nos mains, on peut le changer, en faire ce qu’on veut si on le veut vraiment. Mais « changer le monde c’est s’améliorer soi-même » une citation du philosophe Wittgenstein, lui-même cité par Abd Al Malik, les passerelles sont tendues !
C’est beau, il n’y a pas d’autres mots.
Ah si, mais ce sont ceux d’Abd Al Malik :

ROCK THE PLANET :

Ce soir j’éteins l’impatience
Je tromperai la vigilance
De cette douleur qui m’assiège
J’apprivoiserai l’aurore
Le cœur brûlant d’effort
D’avoir déjoué tant de pièges

Soyons tout ce que l’on a promis
Soyons tout ce que l’on s’est promis (x2)

Yeah yeah everybody get down Rock the Planet
Yeah yeah Rock The Planet tout le monde debout
Et Rock The Planet un, deux, trois comme on

Refrain :
Took us so long x2 / It won’t be long
But we’re going strong x2
It won’t be long x2 / Go on and on
We’ll going on and on

Je suis un monde échoué
Je suis un monde à sauver
Fait à l’échelle de tes mains
Les hommes sont comme de navires
Conscients du danger c’est dire
La tristesse de notre destin

Soyons tout ce que l’on a perdu
Soyons tout ce que l’on a cru (x2)

Yeah yeah everybody get down Rock the Planet
Yeah yeah Rock The Planet tout le monde debout
Et Rock The Planet un, deux, trois come on

Refrain

Rock The Planet (x4)

It won’t be long
Go on and on (x2)

Ce soir je suis moi à nouveau
Un peu Jean-François Bizot
Paris est redevenu le monde
Réveiller l’espoir qui dort
Assis au pas de la porte
Calmer la rage qui déjà gronde

Yeah yeah everybody get down Rock the Planet
Yeah yeah Rock The Planet tout le monde debout
Et Rock The Planet un, deux, trois come on

Refrain

Effectivement, Abd Al Malik ne constate pas l’obscurité, il allume vraiment une bougie et nous la tend chaleureusement. À l’image de Stéphane Hessel, devenu le symbole de l’indignation, Abd Al Malik participe à l’indignation parce que « créer, c’est résister. Résister, c’est créer ».

N.B

Je devais faire concis… J’ai échoué.

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