Aimer au pluriel – « Mon amour » Tribute

Entre espoir et désespoir, constat et question, entre noirceur et lumière.

Aimer au pluriel

Tu es là, je suis lassé de toi.
T’enlacer sans bras, qui plus est sans voix.
Las de t’embrasser
Brasser de l’air sans oxygène.
J’entasse des hectares de peines.
La sans-gêne, titrée.
Le mot aime traine là, dans les ruelles.
Mais, tes gènes te rendent belle, te rendent belle.

Sans T, je suis bancal, sans toit,
l’eau essuie mon bocal, livide
santé, sans toi, c’est le vide.
Vider mes veines c’est maigrir les graines.
T’engrène le jeu, le rire te gangrène un peu.
ACV, j’en ai assez  vu.
Je boitais, en se croisant, j’ai maté ton cul.
Au début, ça t’a plu.
Puis tu m’as fait les poches
Là est notre paradoxe :
s’enlarver mais en demander des tonnes, et des tonnes de reproches
Tu te détournais, n’étions-nous pas proches ?
Torturé amour, j’y ai cru.

Te plaire, n’était que le pas du calvaire.
Avec ça, m’as-tu-vu, dorénavant,
c’était te complaire.
Dorer l’avant, n’est pas adorer la vie.
Te plaire: des fleurs ou se taire, ton jugement est sévère.
Mais où était l’envie ?
Envieuse, tu cassais les verres.
Vers eux tu faisais la fière.

Assis, impie, j’ai pleuré cet amour infidèle.
D’elle j’étais épris, mais elle m’a pris pour un grabataire.
J’essayais d’aider, elle ne faisait que jeter les dés.
Fidèle à elle, n’a-t-elle pas frappé un être à terre ?
Atterré mais lucide, c’est ainsi et je la trouvais belle.
Elle sans L, avec quelques eux(e) je me tuais d’expliquer.
Comment saisir quand son regard est détourné ?
En vérité pas de fautif, que des pêchés à expier.
Piller ma terre rouge sang n’était pas des paroles en l’air.
Pléthore de guerres, notre amour sincère s’éviscère.
Ce service minimum n’est plus.
Inaccessible summum, comment as-tu pu ?

Il pleuvait, un mardi de mai, te rappelles-tu ?
C’était inhabituel telle notre rencontre foudroyeuse.
Il y a longtemps; les yeux dans les yeux. Orageuse,
est désormais l’atmosphère.
Tu me dis d’aller me faire.
Je m’en fiche ! Tu ne me pardonnes pas ma politesse.
Alors je t’explique, conscient de notre petitesse.
Les bassesses de tes grandeurs sont ta véritable impolitesse.
Alors on crie, je t’écris : comment se plaire ?
Ma peau est trouée, mes pores échappent de l’eau stressée.
Pressé de recoudre nos plaies, j’étais.
Ça t’a plu, de remuer le couteau dans ma plaie.
Un sadisme involontaire, comment te plaire, s’il te plait ?

Plus rien ne nous anime.
Nus, pudiques, le sexe est plat sur ce matelas en mousse.
Ubiques, dans ce cubique appart’ de crasse, cette housse est sale.
J’ajoute un « é » : mes joues salées, tu te faisais mousser.
Sadiques responsables nous étions.
Parfois ton comportement est irresponsable au fond.
L’amour n’est pas qu’un simple fanon.
Mais incommensurable. Affable j’étais.
Affamé de rien, nous dressons, machinalement la table, en rond.
Mais ivres et écœurés, alors à quoi bon ?

Plus rien ne nous animait
On s’est alors séparé.
Elle sans moi, moi sans elle
Un anamour perpétuel.
T’exciter, en vain, je cherchais à vingt le mot « exit ».
Aucun TGV sur notre transi
Nos couleurs vivent ont pâli.
S’égare-t-on dans cet anamour ?
Est-ce une excuse, même si Gainsbourg a parlé ?
Car à part moi, à qui tu pourras parler ?
Addition de L et de M, aimer être ligoté à elle, collé au miel.
Mais se taillader. Se taillader.
Sans L, nos sens sont altérés
Difficile, presque un non-sens, d’aimer au pluriel.
Mais sans elle, comment s’envoler ?
Le monde est-il ainsi fait…

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