Réflexion alambiquée : Syndrome de Stockholm

Dépendants de la gouvernance, ne  sommes-nous pas des adultes mineurs ôtés de pensées adolescentes : nous ne rêvons pas d’indépendance.
On ne vote pas pour le collectif ou la liberté, la justice, ces grands principes. Ne voterait-on pas pour des parents dont nous sommes les enfants ?
C’est marrant… Pourtant,

Sont prolifiques et mortifères, non mes vers sarcastiques ou ma verve caustique, mais les actes et les dires de nos chers politiques.
Et,  le tragique erre aussi naturellement que l’air d’une mélodie hypnotique qui nous énerve.
Ne plus se taire, ni se laisser faire, scande les êtres rachitiques.
Le présent n’apparaît pourtant pas comme un apparat.
Nos voix organiques ne font pas coït qui plus est revendiquent des envies quasi-solitaires.
Plus ou moins de fric, plus ou moins de terre.
Quémander des miettes pour en ressortir juste moins faméliques, ou s’acheter un peu plus d’air pour ressentir cette décence de crever en paix.
Même la paix se paie, pour ne pas se payer les têtes des marionnettistes.
Sans cesse sonne le glas. La tactique est de reculer l’échéance et d’implorer le tic-tac dans le but d’avoir une minute supplémentaire de vie, une dernière de silence.
Notre bassesse est que nous savons où le bât blesse, mais nous n’arrachons pas le bâton des mains de nos dieux et déesses.
Contorsionnistes jusqu’au bout du portefeuille, on esquive jusqu’à ce que l’hémorragie et la peur cessent.
Abus de faiblesse des uns profitant d’un trop-plein de faiblesses des autres ? Si seulement.
Anémique est la lumière, la raison se perd et les cimes se terrent. Pour le moment ?
Les mensonges symptomatiques de l’avidité s’opèrent. Malgré un brouhaha révolutionnaire, les belles promesses nous font taire.
Le hic, que l’on croit asymptomatique : l’inertie nous enterre.
Le pouvoir du peuple existe, il est mère et électrique.
Statufié devant cet écran cathodique, anachronique, les chiffres ont parlé.
Ils sont la haute autorité. Dociles, on les laissera faire. Le pouvoir moderne.
Veni, vidi, et j’ai pensé que nous étions la conséquence du contact d’un ballon de baudruche contre l’épiderme : électricité statique…
On a voté statique.
Le sort, par sa prévisibilité, est ironique. Aurait-on simplement peur du risque ?

Sont prolifiques et mortifères, non mes vers sarcastiques ou ma verve caustique, mais les actes et les dires de nos chers politiques.
Ce constat est véridique. Il ferait presque rire tellement il est naturel… Errent, Errent l’absurde et le tragique.
Ce constat fait jaser une ribambelle de personnes bras en l’air pour signifier leur accord actuel sur ce désaccord factuel.
N’y voyez-vous pas un paradoxe ? Rien ne change en dix équinoxes. Sonne, sonne la fausse note.
Le silence est d’or, pourtant les chants de révoltés peuplent le dehors. La cacophonie est l’or noir dans lequel certains ont investi.
Nous piaillons jusqu’à l’insomnie,
Et ils nous offrent quelques vers, tout juste de quoi survivre, sans voir qu’il s’agit de sauter du nid.
Le silence est d’or, les uns l’achètent à coups de quelques vivres et quelques rêves, les autres salivent, rêvent et s’alignent.
Le silence est d’or, l’oligarchie investit. Les consciences sont endormies.
Sans trop savoir pourquoi, on crie, on crie, pour un job, un SMIC, un crédit, une patrie ?
Certains veulent la décence quand il faut la renaissance.
Pris en otage par un système de valeur, de réussite, d’ambition et de bonheur, -a-t-il eu notre consentement et notre faveur ?- envers lequel on a développé une déraisonnable empathie.
Ce syndrome de Stockholm généralisé et inhérent, fait-il de nous encore des hommes ? Morts ou vivants ?
Le soleil s’enfuit à la merci des préjudices…

LiveAndThink

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