De la prostitution

Avant-propos

Alors évidemment le champ lexical utilisé est volontairement choisi et volontairement cru voire dégradant (je n’ai évidemment rien contre les prostitués, vous comprendrez en lisant 🙂 ).
En période électorale, c’est ce thème là qui m’assaille et m’inspire, ainsi que sa redondance, son théâtre et son inertie. Et, à force de lire du Bukowski et du Kerouac, on a juste envie de se lâcher quelque fois et de s’adonner à une vulgarité stylisée et contrôlée, de s’adonner au langage courant tout simplement.
L’idée a déjà dû être exploitée à maintes reprises mais tant pis, je me suis amusé. Il n’y a rien de revendicatif, de consciemment dénonciateur, le fond est même plutôt simpliste mais j’avais envie de publier cette petite réflexion quand même. L’art de me descendre en flamme…

De la prostitution

Les politiques sont des Hors-la-loi.
Ce sont des putes qui racolent.
Elles donnent une bonne partie du montant de leurs passes à leur mac libéral, sinon c’est le passage à tabac, dans les règles de l’art tout en évitant le visage.
Sont-elles, au final, de simples victimes ? Les mains liées, le corps couvert de bleus ? Ou les mains sales ? Victimes ou bourreaux ? Victimes et bourreaux ? Est-ce aussi manichéen ?
Des putes fines psychologues et commerciales, à l’éloquence encore maladroite, qui connaissent notre libido sur le bout des doigts et usent de subtiles stratagèmes, jusqu’aux pipes gratuites pour attirer le chaland.
Nous, clients en crise d’humanité, affichons une libido exacerbée.
Les principes économiques s’appliquant à l’être, l’humanité subissant la rareté, le client est dans l’obligation de payer pour un semblant d’amour, un semblant d’humanité…
Un semblant…
On sélectionne une pute aux critères spécifiques, par manque d’amour, par peur d’abandon, par jalousie, par projection, par habitude.
On la sélectionne pour soi, dominé par une envie d’baiser irrépressible, de l’instant.
On la paie, dominé…Ce qui paie le dominant.
Qu’en est-il du devenir ? Ne sommes-nous que des fidèles revenants ?

Le client paie la pute, la pute paie le mac. Le client paie la pute et le mac, la pute paie en nature et en espèce, elle en garde quelques séquelles. Le client paie de sa personne pour avoir les moyens de payer sa pute. Le client se désape et s’offre pour avoir une place de choix dans ce trio aux sentiments discutables. Il a conscience de cet amour absurde et de la spirale destructrice qu’il engendre. Mais comment s’en dépêtrer ? Tout a été  fait pour que le client voit  dans les bras d’la pute la figure d’la mère, envers laquelle même le doute n’abroge pas ses sentiments irrationnels. Il trouve dans ses bras, une manière de se décharger, de revenir à l’époque de virginité dont l’insouciance et l’innocence étaient l’hymen. La peur et la jalousie des pairs, sans cesse alimentées, nous mettent à nus, nous rendent vulnérables. Une des raisons de l’amour pour la pute. Œdipe sociétal.
Il l’accepte, car la pute lui procure un plaisir, une sécurité, un semblant de liberté, une lueur d’espoir, un semblant d’amour exclusif.
La pute n’a aucun scrupule à augmenter ses prix parce qu’elle sait que le client sera toujours là. Puis, même sans qu’on lui en fasse la demande, augmenter ses prix lui confère une avance sur le mac et donc un train et un style de vie plus acceptables, plus libres. Ce grand rêve partagé !
La pute et la mac se frottent les mains, ils se partagent le butin. Au final, à l’instar d’être le con, on est tous la pute de quelqu’un, il n’y a que le mac qui s’en lave les mains…
De la prostitution, l’asservissement par la peur et le désir. On paie tous pour coucher, on paie tous pour se coucher. On paie tous pour assouvir un désir, atténuer une douleur, oublier une peur.
Qu’en est-il du devenir ? Qu’en est-il de la hauteur ?

LiveAndThink

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