Rétrospective 2012… (partie I)

… chronique d’un petit être à la curiosité maladive.

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Sur son 31, mais pas trop
disons 29…

Introspection,
affirmative détonation d’une ère moribonde;
affirmation de contradictions, d’une éruption maladive,
d’enzymes actives naissant de l’explosion d’explorations du monde.

Un billet à la va vite, je tenais à faire une « légère » rétrospective d’une année aigre-douce, celle de 2012,
En faisant, pour l’occasion, celle d’un nouveau-né à la peau douce et encore lisse, celle de ce blog âgé d’environ un an et demi.
Un billet en pot-pourri qu’il faudra lire avec ferveur ET modération, car je risque de danser avec le dense et le trop-plein d’informations.
Un billet pot-pourri qui illustre la démarche de ce « Homme sweet home »,
une esquisse d’une ligne directrice aux couleurs, si possible, poétiques, signée avec modestie, si possible, LiveAndThink, plus qu’un pseudonyme, les prémisses d’un art et d’une manière de dire « je vis ».

Je vous laisse avec mon chaos ordonné, un ordre bordélique !

18382670.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx Procurez-vous « Carnets de voyage » l’un des premiers succès du réalisateur Walter salles ! Ce film est une pépite, découverte de cette fin d’année, qui sent la liberté mais surtout la construction de soi, quand on sait que le jeune personnage principal n’est autre que Che Guevara.

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Quitte à voyager autant rester « Sur la route » au côté du même réalisateur mais surtout d’ami(e)s qui vous sont chers et arpenter l’adaptation certes critiquée du roman éponyme du grand Kerouac. Qu’importe, ce genre de film donne des ailes !

Mais comme si mes découvertes cinématographiques s’arrêtaient là ! Mon esprit, pressé par le temps et l’envie de partager, est en pleine crise d’asthme ce qui affecte son lobe temporal où se loge la mémoire.
J’ai envie de vous emmener loin même « à bout de souffle » (Jean-luc Godard) et « la mort aux trousses » (Hitchkock) ! Allez vous brûler à la température de Fahrenheit 451 (Truffaut). Si vous le souhaitez et le pouvez, allez mater « Cosmopolis » un expérience atypique signée Cronenberg. Puis allez plonger dans son origine littéraire rédigée par Don Delillo.

Quoi d’autre ?  Si ce n’est « De rouille et d’os » de Jacques Audiard, un film viscéral mené par une excellente Marion Cotillard et un cultissime Mathias Schoenaerts. Et le dernier Batman « The Dark Knigt Rises » signé Christopher Nolan.
À découvrir ou  redécouvrir, les œuvres singulières d’un woody allen qui baigne dans l’éternelle jeunesse (harry dans tous ses états, tout le monde dit « I love you », Annie hall, l’hilarant hollywood ending, le sensuel vicki cristina barcelona et l’historique minuit à paris). J’ai découvert cette année l’œuvre d’Almodovar. J’ai rêvé « d’étreintes brisées », j’ai chanté « volver » avec Pénélope Cruz et n’ai pas regretté ma « mauvaise éducation« . Almodovar nous donne des leçons dans les scénarios, les déroulements mais également des leçons de tolérance avec la mise en scène de l’homosexualité et de la transexualité.
Je conseille de visionner « Twixt » une fresque intimiste sublime d’un F.Coppola tourmenté par la vie, qu’on dit fatigué alors qu’il est d’après moi simplement à contre-courant.
Et si l’occasion se présente à vous, n’hésitez pas à aller au cinéma, en vous conseillant ma petite claque de cette fin d’année 2012 « L’odyssée de Pi » réalisé par Ang Lee (« le secret de Brokeback Mountain »), qui comme son nom l’indique est une odyssée, une puissance, il ne peut être vanté que comme cela.

imagesJ’ai fini 2012 en musique avec le somptueux « Across the universe » de Julie Taymor. Un road trip musical qui nous fait (re)découvrir les beatles !
Voilà comment je dresse une passerelle entre cinéma et musique.

Je me suis donc par la suite, replongé dans les Beatles plus profondément et j’ai découvert des morceaux intemporels qui ne peuvent donc que nous transporter à travers les époques :
je me vautre dans un « champ de fraises pour toujours » et mes sens s’attisent, s’estompent « à travers l’univers« .

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Roi sans carrosse grand format au dessus de l’artiste Pessoa
présent, passé, j’aime les présents de mes proches pour moi.

Mais revenons à ce que j’appelle mes racines musicales : le hip-hop. Mes découvertes furent nombreuses, Je vous conseille de jeter vos couronnes pour marcher aux côtés d’un Roi Sans Carrosse les tympans à découvert, les sens en éveil et vous découvrirez un Oxmo Puccino d’une grande poésie, d’une sensibilité métaphorique, aiguisée et esthétique grâce à une écriture toujours aussi travaillée et sublime. Tout ça en savourant le mal que vous n’avez pas fait en écartant « les raisons pâles » pour mieux savourer « une valse horizontale« .

En fin d’année mes découvertes se sont multipliées, et l’une de mes trouvailles qui m’a fait baver s’appelle Lucio Bukowski (Lien où vous pouvez découvrir quelques uns de ces titres). Un rappeur que j’ai qualifié de libertaire, et un rappeur qui fait partie de ceux que j’appellerai quasiment poète. Un rappeur qui nous éduque tout en nous en foutant plein la gueule avec des punchline d’une créativité tellement folle qu’il met au tapis la majorité du rap game actuel. Nous éduque ? En effet, Bukowski ? Une référence à l’écrivain charles bukowski ? Sans doute. Il nous parle du monde mais aussi d’Apollinaire, nous fait découvrir Dylan Thomas, nous emmène vers Aristote, Tolstoï mais surtout vers le dictionnaire grâce à son exercice d’écriture !
En demandanlucio-bukowski-sans-signature copiet aux internautes de lui fournir 50 mots de leur choix (jamais des plus faciles), Lucio Bukowski nous concocte un beat avec ses acolytes et un texte que je qualifie à chaque fois de « plus beau texte de rap actuel ». Le dernier épisode intitulé « Liqueur et scaphandre » est sublime, il faut l’écouter, le lire, le retourner, le comprendre. Et, libertaire ? Oui, car ce mec s’en balance de tout, généralement politiquement incorrect, il tape sur tout et tout le monde pour mon plus grand bien. Il bouscule le milieu tout en étant en indépendance totale face à l’industrie et face au rap game. Il vous offre de la « confiture d’ortie » et également, moyennant finance cela va de soit, un album génial « Sans Signature ».

Je suis né une nuit d’été
au sud de nulle part
Sous un beau ciel étoilé
où les songes ne s’annulent pas
entre une poitrine de sage-femme
et la claque quel bon soir
mon premier cri fut un alexandrin de pierre ronsard
[Le poète et le vandale, Lucio Bukowski feat Anton serra]

J’ai parcouru l’Ulysse de Joyce avant celui d’Homère
Tout me revient dessus, le sort est élastomère
Le burin comme moyen de faire la cour aux cœurs de pierre
Sans ivresse, le quotidien est d’jà une mise en bière
Frère, y’a qu’les hommes libres que l’époque déporte
Ignore les dieux, ils sont froids comme des poignées d’porte
Les nuits seront des chevelures de femme
Ma peau dessinée d’encre noire et d’abrasures de flammes
J’arrête mon souffle, l’enferme dans des cages de papiers
Socialement détaché, j’ai le teint pâle de Jack Napier
[Plus qu’un art. Lucio Bukowski feat Arm]

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J’ai envie de vous emmener vers un artiste havrais qui se nomme DEF, le petit artiste local. Un rappeur qui a réalisé pour moi un classique hip hop de ces dernières années « INTRO » mais surtout un album fourni de 15 titres, qui m’a laissé pantois tant les instrumentaux sont surprenants et travaillés. Son album peut être écouté ici.

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Son album : Pili pili sur un croissant au beurre

Hip-hop toujours, je vous conseille et reconseille évidemment ce groupe qui m’épaule, Milk Coffee And Sugar , je vous assure qu’en les écoutant vous allez Chanter Et déchanter ! Je ne peux pas parler de ce groupe sans parler d’un des membres qui nous offre depuis un moment déjà des morceaux et des live qui feraient rougir les plus grands, je veux parler de Gaël Faye qui nous a offert un EP de 5 titres. Il comporte cette invitation au voyage et à la légèreté sans omettre de méditer : « Je pars » et le sublime « Slowoperation« , une chanson jazzy qui me berce et me perce, révolutionne ma tête et mon cœur. En cadeau c’est un live que je partage. Son album, plus fourni en titre, arrive bientôt, en février !
Bref, Milk Coffee un grand groupe, libertaires sont ses membres, engagés également au point d’écrire un titre en Afrique pour la bonne cause : Balazan.

Génération résignation, sans notion ni passion
trop-plein d’informations, environnement détérioration
condamné à trouver du sens dans ce non-sens
certains brûlent la France à l’essence
ou consomment à outrance.
Ou acquérir de l’argent, de la gloire ou du pouvoir
mais laissez-moi que je me pare
je veux perfectionner mon art
Certains appelleront ça lâcheté ou égoïsme
je le répète si je pouvais j’achèterais de l’héroïsme.
[Gael Faye, slowoperation]

Et comment ai-je pu oublier de parler et de vous conseiller le dernier album, que dis-je la perle musicale, de Benjamin Biolay « Vengeance ». Une œuvre singulière et atypique qui vient clôturer une année et bousculer une pop music française qui ne prend plus tellement de risque. Parler de Benjamin Biolay est un exercice très difficile pour moi tant j’admire son travail, chacun de ses albums est un univers, une masterpiece de sa discographie (je compte lui consacrer un billet complet un de ces quatre). Rose Kennedy, Négatif, Trash yéyé, à l’origi1352146282_benjamin-biolay-vengeance-2012ne et le somptueux La superbe et maintenant Vengeance, Biolay est un peintre de la musique. Beaucoup le déteste, la presse l’acclame, il faut se faire son propre avis mais on ne peut être indifférent à son style que j’ai appelé de la Pop Classique, car même quand le bonhomme s’essaie à la musique électronique (dans Vengeance), ses arrangements, instrumentaux et mélodies sont tellement travaillés, originaux, grands et harmonieux, qu’il y a un côté musique classique. Sur cet album Biolay s’essaie à une pop rétro mélangée à des sonorités bien hip-hop (avec des duos qui vont de paire : Orelsan et Oxmo Puccino rien que ça) et rythm and blues. Benjamin Biolay nous offre un album à la hauteur de sa pochette, coloré, très fourni ! Comme il le dit lui-même cet album est un pied de nez à la vengeance justement et c’est une œuvre sur laquelle on danse en pleurant. Je termine avec mes trois coups de cœur (sur 14 pistes dont un bonus track) qui sont « ne regrette rien » en duo avec le rappeur Orelsan, « Belle époque » en duo avec le grand Oxmo puccino et le sublimissime et atypique « Marlène déconne ». Que des expériences live !

En cas de fin du monde prochaine, je vous propose d’écouter le fabuleux « Stairway to Heaven » de Led Zeppelin. Mais également de vous retaper toute la discographie de Léo Ferré et celle de Bob Dylan. Puis, je vous propose de scander à plein poumons « Life is good » en cœur avec l’une des plus belles plumes du rap US, j’ai nommé Mr Nas et d’écouter son dernier album du même nom « Life is Good ». La musique est une addiction, tout comme le monde, alors « World’s an addiction« .
Pour vous donner la pêche je vous conseille l’album qui ne passe plus inaperçu, que tout le monde a pu entendre même sans le savoir, le vivifiant « Tetra » du groupe français C2C, ou encore la chanson « this world » de l’artiste belge Selah Sue.

Moby Feat Patti LaBelle – One of these mornings

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE

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