Rétrospective 2012… (Partie II)

… chronique d’un même petit être à la même curiosité maladive.

P1030522

Oui, pour l’occasion je me permets de faire un billet en deux parties !

Comment aborder cette rétrospective sans parler de la blogosphère que je découvre depuis la création de ce blog ?

J’ai découvert plus que du contenu mais des internautes surprenants, créatifs, philosophes, écrivains, mordus de culture et de liens !
Je vous conseille d’aller faire un tour en enfant curieux sur la place publique du philosophe Jean-Paul Galibert, qui fait preuve d’ubiquité en étant énormément présent dans cette blogosphère. Énormément ? Je ne sais pas, en tout cas, il est partout où je passe et là où moi-même je découvre. Je ne sais pas comment il trouve le temps, en tout cas c’est pour le développement de notre esprit et de notre émerveillement qu’il nous offre des réflexions sublimes de son cru et de sa plume aiguisée.
Dans le même domaine je conseille le blog de Philosophie (Loac Matéo), qui propose un vrai travail de recherche philosophique complet, certes quelques fois complexe mais qui a le mérite de son travail fourni et pertinent.

La blogosphère c’est aussi traverser l’océan atlantique et voguer vers le froid, le sirop d’érable, sans avoir besoin de prendre ni de bateau et encore moins de char (économie d’argent dans ce cas, puisque nul besoin d’aller dans une essencerie pour remplir son réservoir) en espérant que mes cours de linguistique ne se trompent guère et que le blogueur dont je parle par métonymie se reconnaîtra et esquissera un léger rictus. Ex Mente Morbis (le monde vient de l’esprit) , ou Éric pour les intimes (je me permets cette familiarité) ou l’alchimiste du verbe, est tout d’abord un écrivain hors pairs, un conteur d’histoires sublime avec lequel je partage outre l’amour de la plume, un amour pour la curiosité et donc la vie. Sans en dire plus, il mérite que l’on découvre sa plume !

Mais il y a aussi des blogs à arpenter tel que Petite Luminosité (parce que chaque âme à sa lueur sous sa pilosité). Des blogs où l’on découvre des écrivains même pas en herbe mais en arbre qui me subjuguent, me laissent souvent pantois et me font marcher sur le sillage d’une saine jalousie source d’une créativité et d’une envie qui se renforcent. Des blogs comme VersDeLune ou encore Crypties, ça va mieux en l’écrivant et bien d’autres que j’oublie dans mes élans et je m’en excuse. Mais qu’à cela ne tienne, chaque blog est une toile d’araignée où se rencontrent et se retrouvent les autres blogs. Ah et le blog Ne le dites pas à mes psys… . L’auteur de ce blog à la belle plume, aux allures désabusées est aussi hilarant que névrosé ! Voilà pourquoi je vous le conseille.
Un blog socio-politique aussi, que je trouve plutôt bien foutu et salue l’engagement des deux auteurs : L’art et la manière.
Et, pour terminer un blog photo, à l’auteure talentueuse au regard plus qu’affuté. (Mais ne lui dites pas que je connais ce blog ni que j’en fais la promotion) : The road will bi long .

Age-dor-Matisse-le-bonheur-de-vivre

Le bonheur de vivre.
Matisse

Comment terminer ce billet ? Par l’amour de ma vie, la femme de mon existence : la littérature ou plus largement la Littératie que Jaffré définit comme désignant « l’ensemble des activités humaines qui impliquent l’usage de l’écriture et de la lecture, en réception et en production. ». Je serais bref, car en grand égoïste il y a des choses et émotions que j’aime garder pour moi, comme le sentiment fulgurant qui m’a traversé en relisant « Zone » d’Apollinaire tiré de son recueil singulier et incontournable Alcools où « Guillaume, à la santé, souffre de mille maux d’amour, insomniaque et angoissé. »

« Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie
Ta vie que tu bois comme une eau-de-vie »

Maupassant m’a présenté son Bel-ami et au delà du fait que ce bel-ami m’a dégouté, il m’a fait découvrir une écriture sublime ancrée dans l’actualité !
J’ai volé avec la mouette de Tchekhov et ainsi découvert un théâtre qui sous couvert d’inertie bouscule notre petit monde en particulier avec les pièces « Ivanov » et « ce fou de Platonov ».
Le mythe de Sisyphe, essai d’Albert Camus, est une œuvre qui m’a  tellement bouleversé cette année 2012 que je la garde, là, toujours près de moi, dans une sacoche. J’ai dit dans un autre billet  que mon année avait été camusienne, j’ai lu son théâtre et sa peste mais également son Homme révolté majestueux et grandiose et son passé/présent « L’envers et l’endroit » tout aussi bouleversant que bien écrit.
Camusienne, mon année aura été également Nietzschéenne avec le Gai savoir et ainsi parlait Zarathoustra qui sont pour moi deux œuvres littéraires incontournables. J’ai aimé pensé avec arrogance et humour que Nietzsche était ma Rolex : si on l’a pas lu avant 50 ans, on a raté sa vie.

Mais il furent trois découvertes majeures et obsédantes que l’année 2013 ne pourra sous aucun prétexte me faire oublier ou refouler !
Rainer Maria Rilke qui pour ceux qui me lisent ont bien vu l’importance que ce poète a pour moi.  Je n’en dirais pas davantage je vous laisse la liberté d’en faire votre breuvage.
Mais également Jacques Prévert, découvert dans un appart, un univers qui m’était jusqu’à alors encore inconnu et qui m’effrayait quelque peu, entre une femme et un verre de vin, je découvre les vers de Prévert qui loin d’être vains m’ont sur le coup vaincu pour ensuite redonner à mon cœur son caractère vital et sanguin. Je m’arrête là, un billet consacré à Prévert traîne dans mes brouillons.

boheme-103011-250-400

imagejpg

La femme au chapeau
Matisse

Et je termine avec des histoires de « Bohèmes » dont je me sers pour m’endormir, rêver, renaître éveillé pour revivre pleinement au petit matin. Bohème, c’est le titre d’un ouvrage que l’on m’a offert, et quel présent ! Puisqu’il fait le lien entre un passé pour mon présent, on ne pouvait pas tomber plus juste. Écrit par Dan Franck, cet ouvrage revient sur la période fertile et créative du début du XXème siècle, en France, à l’époque où l’étranger ne pouvait pas être plus important que cela ! De 1900 à 1930, Dan Franck nous conte la vie de bohème qui unissait Apollinaire, Picasso, Utrillo ou encore Braque, matisse, Hemingway et Alfred Jarry (Ubu Roi) et j’en passe.

Bref, cet ouvrage m’a fait découvrir l’art pictural, qui n’était pas ma spécialité, loin pourtant de ne pas y porter d’intérêt. Comme une véritable visite au musée j’ai alors découvert la peinture de Picasso, les œuvres de Matisse ou encore celles de Georges Braque. J’ai arpenté modestement l’impressionnisme, le fauvisme, le cubisme, j’ai eu vent des rivalités qui liaient Matisse à Picasso ou encore Max Jacob à Apollinaire. Appris pourquoi le peintre Utrillo se faisait appeler « Littrillo » (car il buvait des litres d’alcool). Et pourquoi à cette époque, les polonais d’origine, ou les italiens, espagnols, américains et anglais étaient davantage considérés comme des artistes français qui furent les piliers d’une époque moderne, tandis qu’un écrivain francophone comme Ahmadou Kourouma est à l’heure actuelle loin d’être considéré comme un écrivain français ? Évidemment j’enjolive, j’idéalise, il est évident que c’est le temps qui fait son œuvre. Je doute qu’en 1906, Apollinaire était considéré aussi français que je le prétends. D’ailleurs lui et ses acolytes vivaient dans l’illégalité sans papier.

PabloPicasso-Les-Demoiselles-dAvignon-1907

Le bordel d’Avignon.
De Picasso, nommé par lui-même
Connu sous le titre « Les demoiselles d’Avignon »

Et voilà que se termine cette rétrospective dense !

Merci à ceux qui auront eu le courage d’aller jusqu’au bout de ces deux parties et de ma danse endiablée qui appartient déjà au passé.
Mais le  cœur bien accroché et les jambes solides, je réitère cette valse d’horizon et de passions, ce sera surement ma seule résolution : ne rien changer car je suis constamment dans le changement.

Au final, je vous ai assommés de verbes à l’impératif,
j’en suis moi-même outré, moi l’amoureux du libre-arbitre non-chétif.
Je termine alors en scandant : allez au diable !
Qui suis-je pour vous obliger de banquer à ma table ?
Cuisinez vos propres plats, les miens sont-ils fades ?
J’ai les saveurs en bouche, et sais que vous êtes capables
De vous trouver, composer votre harmonieuse sérénade.
Je ne suis personne, juste une personne affable.

ça sonne, ça sent, j’entends : à table !

Bonne année à tous, à vous, à nous !
Santé ! je lève mon verre de champagne
et le renverse à travers les villes et campagnes
que vous saisisse l’ivresse, qu’elle vous accompagne
Voilà pourquoi je ne vous souhaite rien, c’est mieux, c’est quoi ?
Vous le savez bien mieux que moi…

Merci pour ces 20 000 vues ( – 30) en l’espace d’un an et demi,
Merci à mes visiteurs, aux curieux, aux blasphémateurs,
aux tueurs d’ignorance, à vos yeux qui lisent, qui pensent et écrivent.
Merci à mes nouvelles rencontres, à mes partenaires, mes épaules, mes amours
Merci à Alice, qu’on peut lire en arpentant ce blog, merci également à Coraline
et à Éva.
et à ce Chat Noir…

FIN DE MON ANNÉE 2012

Publicités

6 réflexions sur “Rétrospective 2012… (Partie II)

  1. Flatté, franchement! Un char de compliments comme ça… 😉

    Je suis content de vous avoir trouvé, cher Homme, et le plaisir de vous lire va grandissant. Que l’année 2013 vous soit encore meilleure!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s