D’hiver en faits divers; de la musique, des vers.

Accompagnement musical :
El fudge – One fudge

Expérience sensorielle
Connivence, sonore et textuelle
Cliquez sur « play », laissez les notes naître
Essayez de vous immerger tout en lisant ce modeste texte.

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De Gabrielle Tacconi
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Le ciel est blanc frisson, ce convoi de froid,
Couvre l’horizon et mon couffin comme il se doit.
Il n’est pâle que dans l’œil d’un vieux baladin.
Mais, se balader en curieux badaud nous laisse pantois.
Sens comme la chaleur s’étend comme au temps des bons copains,
Des frêles aventures, des peurs bleues, des fourberies de Scapin.

L’éveil ? Non malheureux, ne le suis pas, sois mon doigt,
Deviens l’amoureux, le transi où transitent les voies, la ruine
Où fulmine la glace fine au creux de l’échine, l’émoi
Car le soleil souvent sa casse et prend congés sans trépas.
La beauté est dans l’entre et l’entregent, entre dans la bruine !

Vous sentez cette fine neige qui s’abat
Sur l’enfance qui se réanime et ce cœur qui bat,
Ce doigt frêle de cet astre en vie, une envie de chaudcolat ?
N’est-ce pas ? … N’est-ce pas ?

Bienvenue
Au temps où la neige fulmine
Autant que nous piège le spleen
Parvenu à faire naître des pensées

Malvenues comme le prêtre, dépassé,
Ces avenues enneigées nous prêtent des synonymes
Connivence, complicité, innocence ; absence d’hostilité
Émanant de ce blanc manteau que le moins de zéro dessine,

Autant que le froid dehors réchauffe le cœur de l’infantilité,
Ce temps de saison ne cesse de faire converger les antonymes
Les pantomimes souhaitent la bienvenue à Complexité et Félicité
Aussi facilement qu’un nouveau-né s’approprie son patronyme.

Il n’y a plus rien qui vaille
Si ce n’est le bien d’une bataille
De boule de neige dans laquelle l’âge
s’affaisse en même temps que les sourires de divers émail
Naissant et grandissant sur ces rougis visages…

LiveAndThink

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De Coraline

 

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6 réflexions sur “D’hiver en faits divers; de la musique, des vers.

    • 🙂
      MERCI ! ça me touche énormément vous pouvez pas savoir !
      Là encore, je relisais et relisais ce texte, que j’ai retravaillé plusieurs fois, que j’ai écrit avec cette musique en background et je dois avouer qu’un coup sur deux je n’avais absolument aucune confiance en ce texte. Et d’avoir un retour comme celui-ci, fait fondre la glace qui fige en mon âme l’absence de confiance en soi et en ces quelques vers d’hiver.

      Et si vous sentez l’âme des gens du nord, j’en suis ravi. Cela montre que ma poésie voyage !
      Même s’il est vrai que je n’y ai encore jamais mis les pieds (sauf intellectuellement, j’ai beaucoup étudié le Québec et par petites touches culturelles (cinéma entre autre)), ce sont des horizons qui m’intéressent, des contrées que je compte bien visiter. Et votre commentaire ne fait que confirmer ce sentiment.
      Mais, là où vous n’avez pas entièrement tort, c’est que j’ai réellement l’âme du nord mais le nord qui a vu naître Maupassant.

  1. Héros de ma vie a parlé avant moi: pour dire ce que j’allais dire, essentiellement. 🙂

    La neige fait cela, n’est-ce pas? Rien que cela vous donne une idée de la marée saisonnière que nous ressentons ici au Québec. Relisez Novembre et November in Its Wake, et Une autre lettre. Vous y êtes. Quelque fraternité mystérieuse naît sous la neige. Et le printemps qui n’est pas encore venu!

    J’ai adoré cette lecture. Doutez autant que nous tous, mais continuez!

    Cordialement,

    • À peine j’avais terminé de lire votre commentaire que je me suis rué vers ces textes mentionnés 🙂 et me suis replongé dans Une autre lettre.
      Merci pour cet avis qui me touche profondément et plus que ravi que vous ayez « adoré » cette lecture.
      Et c’est une sensation à la fois très étrange, indicible et tellement agréable de voir, par le biais de lecteurs, que l’on a réussi à toucher quelque chose, un sentiment, un état d’esprit, une atmosphère.

      Je continue donc, oui je continue. De toute façon, la plume est souvent plus forte que moi. « j’écris par maladie »

      • « J’écris par maladie » : tellement vrai!

        On croit posséder une plume, alors qu’au fond on est tout entier possédé par elle (pour peut qu’on cesse de résister ou de craindre). Quelle exigeante maîtresse… 😉

        Je partage votre étonnement et votre enthousiasme. Je vais très certainement continuer de bloguer. Je suis en pleine session de « jouage dans les rouages » et j’approche d’une résolution. Je promets de vous tenir au courant quoique je décide, je suis trop content d’avoir découvert votre blog et l’alchimie semblable qui nous anime.

        Bonne continuation, cher Homme…

  2. Mais si « créer, c’est résister » pourquoi résisterait-on au processus de création ?
    Au fond est-ce vraiment la plume qui nous possède ? Ce ne sont pas plutôt les mots qui nous obsèdent, et donc nous possèdent, pour nous, qui jouons de la plume ? C’est l’objet qui possède l’être, cet être qui se sert de cet objet pour crier à l’existence, crier cette envie de dire, cette envie d’exister qui le submerge.
    Le peintre est possédé par des esquisses cérébrales, possédé, au point que son pinceau sera l’exutoire de cette possession. Tout comme l’écrivain possédé par des phrases, des idées, des jeux de mots, prendra un stylo.
    Le pinceau, la plume, la bombe de couleur, ne sont en fait que des médias de la possession/l’obsession. Mais par allégorie, la plume est en fait la matérialité de la possession, elle traduit ce qui nous possède, elle concrétise, rend réel et tangible cette possession.
    L’apanage de l’art et de l’existence, n’est-il pas d’être possédé ?

    Et je dévie, non sans hors-sujet bien au contraire, sur l’alchimie qui nous anime, nous et quelques autres que nous côtoyons via le web, et fais émerger cette coïncidente obsession de la création. Je me mets à écrire aujourd’hui, comme possédé, sur le fait qu’écrire c’est exister, et je lis par la suite le dernier billet de jean-Paul Galibert, que vous avez lu j’en suis sûr : Création: l’existence qui prend forme… C’est fou… Une folie cohérente dont je me délecte.

    Et si vous saviez à quel point vos mots me touchent ! Enfin, en vous disant cela, maintenant vous savez. Mais en effet, je trouve cela tellement dingue les liens qui peuvent se créer par le biais de la création. J’en tombe des nues. J’aime ressentir cette candeur, cette surprise constante, cet émerveillement infantile qu’il faut cultiver. Le voilà le berceau de mon enthousiasme, je crois.

    Évidemment j’ai vu que vous étiez en pleine réflexion, et j’attendrais patiemment vos nouvelles résolutions, cela va de soit !

    Bonne continuation à vous également…

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