Quand écrire c’est faire

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Creation is about life

Austin avait lancé l’automobile :
« Quand dire c’est faire », théorie habile !
Quand dire c’est faire,
Et les qu’en dira-t-on ? Me dira-t-on,
Les discours marathon ? Et les questions ?
C’est bon, cessons, laissons, attention :
Quand dire c’est faire,
N’est-ce pas ce que je viens de faire ?
Quand dire c’est faire – il m’en dira tant-
Quand tant de gens disent s’en faire
Et s’en foutent et se permettent de jeter la pierre
Que faire ?
Quand tant de gens disent sans faire
Quand dire c’est fer, dire dur comme fer
Battu chaud, qui froid, s’avère perdu d’avance, sous-terre
Que faire ?
Quand tant de gens disent à outrance,
Quand pendant ils font à l’envers ?
De mon humble échelle en faux fer,
En faux frère, j’écris…
J’écris pour tout ce qu’on se dit, sans faire
J’écris pour toutes les fois où l’on a dit s’en faire

Je manque d’humilité : CQFD
J’écris pour tous nos actes dits mais DCD
Quand écrire, c’est dire, c’est faire : voici ma théorie
Écris donc essuie, j’écris donc je suis ?
Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit,
Ne me dites pas, défaitiste : « arrête et fuis »
Car j’écris par maladie…
J’écris pour le geste, la beauté du geste;
J’écris pour le mouvement même frêle,
L’engagement, la beauté de ce qui reste.
« Créer c’est résister », pardonnez mon zèle.
Quand écrire, même sans craie, c’est créer !
Voilà que j’écris, sans encrier mais non sans m’écrier :
Quand écrire, c’est dire, c’est faire, c’est exister;
Alors résister, c’est exister… exister c’est créer…

Quand j’écris avec un poing majuscule et dis « je reste »,
c’est faire aussi. Pointe un crépuscule, j’écris donc je conteste;
J’écris alors je fais; j’essuie la peste
Alors j’écris, je crée, j’encre le réel, ce zeste
De liquide qui s’enfuit n’est point livide; pittoresque
Et avide, il frotte et s’écrie, part en fumée, s’affaire…
Il n’y a point de fumée sans feu, … sans faire…
L’encre est sang, entre corps et biens, entre tête et terre;
Entre rêves éther, elle trace et déterre, terre de synesthésie, je le sens.
L’encre est un voyage, se pose comme l’allégorie de l’existence
Elle pense, s’épanche sur page, et panse la sinistrose.
J’entre, par métonymie, et nage là où coïtent les figures de styles, un style de vie;
M’ancre ainsi dans le réel, j’écris donc je vis.
Quand écrire c’est faire, et rendre effectif ce verbe, optimiste : « ose »
D’où jaillit ce doux champ lexical de la renaissance; en vers ou en prose,
En permanence s’ancrer dans la néologie…

Je pense, donc j’écris, je crée, je fais, donc je suis
La création est un cri de l’existence.

De toutes les façons, voilà ce que j’écris
Sans le langage comment façonnerions-nous l’essence
le sens ainsi que la réalité de nos vies ?
La création -dans l’écrit- est un langage, voilà ce que j’encense.

J’écris donc je crée, les esquisses de mon existence.

Et je signe, LiveAndThink.

Et, je partage cette savoureuse coïncidence : La création : L’existence qui prend forme.

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5 réflexions sur “Quand écrire c’est faire

  1. Je suis béate d’admiration devant votre habilité, et efficacité, à jouer avec les mots. Les faits sont dit de si belle façon dans votre bouche ( je devrais plutôt dire écrites de si belle façon)
    Ce texte, comme plusieurs autres, est un bonbon qui suscite mon admiration devant votre talent littéraire.
    Je lis souvent vos texte à voix haute pour le plaisir de la chose et pour mieux savourer la sonorité des mots et les associations que vous faites.
    Bravo et au plaisir de vous lire.

    • MERCI infiniment ! Ce genre de commentaire me paraît surréaliste tant il me met dans un état d’euphorie !
      En revanche, de mon côté je manque d’habileté et d’efficacité à vous remercier, j’opte pour la banalité, qui ne traduit pas forcement mes forts sentiments :).
      Bref merci encore pour votre participation et merci de me lire !

      J’espère justement que je vais arriver à garder ma liberté de plume sans qu’elle soit altérée en étant dans la demande de critiques de ce genre qui réchauffent le cœur :).
      Non je m’inquiète pour rien, ça me motive plutôt davantage à écrire !

      Et je suis ravi que vous vous essayez à cette pratique de lire mes textes à haute voix, même s’ils sortent de mes pensées, il est vrai que je les écris comme pour les déclamer (sans que ce soit directement conscient). Je puise mes influences dans la musique, c’est certain.

      • Vous avez bien compris:
        loin de moi l’intention de polluer votre liberté d’idées, votre liberté d’expression en emprisonnant votre plume dans un style. Mes mots semblent peut-être trop flatteur pour vous mais ils sont teinté de MA vérité – pour moi vos textes me plaisent- et sont un genre d’encouragement – une petite tape sur l’épaule.
        Ces cinq lettres mises ensemble, et dans cette ordre, sont puissantes et réconfortantes: merci. C’est gentil à vous de répondre.


  2. Ébouriffée !
    Pire même.



    « J’entre, par métonymie, et nage là où coïtent les figures de styles, un style de vie;
    M’ancre ainsi dans le réel, j’écris donc je vis.
    Quand écrire c’est faire, et rendre effectif ce verbe, optimiste : « ose »
    D’où jaillit ce doux champ lexical de la renaissance; en vers ou en prose,
    En permanence s’ancrer dans la néologie… »




    Je n’ai pas de mots Minoze..
    « En permanence s’ancrer dans la néologie… »

    Que dire ?
    Si ce n’est l’effroi de l’évidence.
    De l’entendre retentir, cette sentence.
    De savoir qu’il la faut servir…
    Ou mourir.

    Et m’ancre ainsi…
    Et m’encre de même…
    Merci.

    Il m’est coutume, lorsqu’il m’est demandé :
    – « Vous écrivez comment ? ‘Sur’ quoi ? »
    -(genre de questions qui me laissent à proprement parler pantoise c’est le vrai)-
    Je réponds :
    – « J’écris comme on lève l’ancre. Je m’en vais… Et j’écris les reliefs, comprenez ? Les odeurs, les couleurs, les douleurs, les sueurs… Dans mes veines, il n’y a pas de sang. C’est de l’encre… »





    Terrible, MInoze, votre écriture.
    Ces rebondissements de sens en sens.
    Ce non sens du bon sens.
    Terrible oui.
    Tout.
    De mot à mot point de répit.
    Lis ! Sache ! C’est ainsi.

    Les années ne la pervertiront pas, votre révolte.
    Et les damnés vous entendent, soyez en assuré.




    -.
    MandraGaure

    • Wow, et bien je suis moi-même profondément estomaqué.
      Je ne pensais pas que ce texte quelque peu décousu allait vous faire cet effet.
      Je suis tellement flatté.
      Malgré les jeux de mots et les jeux de sonorités qui me tiennent à cœur, en le relisant je ne pensais pas que mon écriture était terrible.
      Votre avis a une grande valeur pour moi !

      Et merci pour ce soutien enthousiaste, votre présence et vos mots si bien choisis, si bien agencés, comme une sculptrice du verbe que vous êtes que vous le vouliez ou non. Que vous en doutiez ou non ! Cela me fait le plus grand bien.

      « Dans mes veines, il n’y a pas de sang. C’est de l’encre… »

      Merci à vous et comme j’aime le dire : Merci à nous

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