Routine nomade

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Voilà que dans mes tympans affluent des sonorités invitant au voyage, (j’en dirais plus certainement dans un prochain billet)
adoucissant les mœurs, atténuant les rages,
enjolivant mes peurs, étouffant nos attitudes nécrophages.

Ce qui m’a donné l’envie de partager cette routinière escapade :
Intitulée « routine nomade » sonnant comme une sérénade timide
en carte postale illustrant un voyage « si proche pourtant si loin » même pour les poches vides
les proches tristes, les pochtrons, les jeunes cons, les artistes, aux sens avides…

Routine nomade

Si loin pourtant si proche, sur ma peau
un soleil au teint Gavroche et si beau,
décime la température proche de zéro.
Il me fait de l’œil, couché là,
sur ce lit de bleu hivernal en guise de matelas.
Je mate là, de mes yeux curieux, s’esquisse un sourire sur ma face.

Où est mon vague à l’âme ? Je roule en Audi, mythomane, en audace
Je roule en Audace, Citroën, citronnade sans la classe
et me sens coupable de ces gaz qui s’échappent de ma 5 places.
Victime et bourreau d’un poison amiral
de l’homme libéral, dans mon auto
faute avouée, cette pensée admirable.

Bref passons, je monte le son de l’autoradio
et m’enlace de ce tableau orbite.
Une chanson me suçote et vient m’offrir le beat
une BO de vie fugitive qui attire l’envie
et retire le vide, laisse place aux rides
à l’esprit avide

Mousson d’idées aux saveurs d’orchidée
Pendant que dort le monde, quelle drôle d’idée !
Mais quelle heure il est ?
Du beau d’horizon à foison je cueille de l’or d’idées,
je chantonne Ferré, me rappelle de Lennon et de son Yesterday…

C’est la routine
qui chaque jour me déroute
et s’obstine
à fissurer ma route
susurrer des doutes et l’abîme
à subjuguer ma vue
Suggérer la nouveauté et la cime
Dans mes rétines de l’abus
Au bord d’une ravine, mes sens en pommade
cette routine avide me rend nomade.

Mon itinéraire s’embouteille
téméraire je pile et laisse passer la vieille
qui porte en elle cette vile attitude.
Même les vieux ont gobé cette pilule bleue,
de l’aigreur et de l’ingratitude.
Mais je ne me laisse pas aller à l’horreur d’une pensée sans certitude.

En optimiste, j’optimise mon temps
profite de tout et j’observe les gens
frôler ce qui m’entoure pour m’sentir vivant
Le soleil se couche, un clair-obscur,
en mon cœur, fait mouche
et je laisse entrevoir mes dents.

Je tiens la route, je rappe The Roots
et rapte ce qui grave le beau et le bien en mon âme sans doute.
Et je roule, je roule dans les entrailles d’un Moby Dick
gris béton armé, orné d’un spleen métallique,
et je croise le regard hautain d’un type au teint blafard
qui porte son arrogance à la lueur de ces vingt bougies soufflées
sur cette tarte aux pommés, bonnes poires d’un temps bâtard
vivant dans l’vide, sans passé, mais j’crois que le vent va tourner.

À mi parcours toujours enjoué,
je mate les courbes des filles en beauté
qui défilent, que voulez-vous, je reste comme tous
masqué mais capé comme Bruce.
Ce trajet épopée m’excite.
La ballade d’une âme appauvrie d’essence de vie
dans un monde où les sens s’effritent
mon cœur s’embrase, mon âme s’endiable,
au diable tous ces gens qui s’entassent et se toisent.

Je regarde comme je vis,
je vis comme j’conduis
Je sens donc je suis,
l’essence que j’essuie
Suis-je fou ou envie ?
Mes sens en voyage, chaque routine m’embarque
La tête dans un nuage je gare ma tire pour les bancs de la fac.
Ma routine est un voyage, je m’envole easyjet d’l’encre première classe

C’est la routine
qui chaque jour me déroute
et s’obstine
à fissurer ma route
susurrer des doutes et l’abîme
à subjuguer ma vue
Suggérer la nouveauté et la cime
Dans mes rétines de l’abus
Au bord d’une ravine, mes sens en pommade
cette routine avide me rend nomade.

« J’apprends à voir. Je ne sais pas pourquoi, tout pénètre en moi plus profondément, et ne demeure pas où, jusqu’ici, cela prenait toujours fin. J’ai un intérieur que j’ignorais. Tout y va désormais. Je ne sais pas ce qui s’y passe. »
[Rainer Maria Rilke]

LiveAndThink

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