Detachment

Detachment

DETACHMENT
Réalisé par
Tony Kaye
Avec Adrien Brody, Marcia Gay Harden, James Caan, Christina Hendricks, Lucy Liu, Betty kaye, Sami Gayle…
Synopsis
Henry Barthes est un professeur remplaçant. Il est assigné pendant quatre semaines dans un lycée difficile de la banlieue new-yorkaise. Lui qui s’efforce de toujours prendre ses distances va voir sa vie bouleversée par son passage dans cet établissement…

« Et jamais je n’ai senti, si avant, à la fois mon détachement de moi-même et ma présence au monde »
Albert Camus

Voilà comment débute ce film bouleversant. La scène d’introduction, qui nous montre Adrien Brody face caméra dans un silence nous suggérant ainsi une interview intimiste, nous laisse croire à un documentaire. Ce ne sera évidemment pas le cas, mais cette impression renforcera le propos du film et le lien avec le réel. La scène d’intro se termine, et le générique de début commence par cette citation de Camus, extraite du fabuleux et renversant ouvrage « Noces », écrite à la craie sur un cahier d’écolier lui-même illustré à la craie sur un tableau noir. Les visuels animés s’enchaînent, tous à la craie, entrecoupés de témoignages d’adultes concernant leurs expériences estudiantines et professionnelles et leurs sentiments vis à vis d’elles.

À sa sortie en salles, en février 2012, Detachment m’avait bouleversé et l’explosion des émotions qu’il m’avait procuré me laissa littéralement scotché à mon siège. Je restai bouche-bée. Et la seconde d’après je m’indignai. La bande annonce m’avait fait saliver et le mystère qui se dégageait autour du film, de sa promotion ainsi que de son réalisateur m’interpellaient. En effet, après avoir pris conscience que le film était réalisé par Tony Kaye je me sentais obligé d’y porter de l’intérêt. Tony Kaye ? Vous savez le réalisateur qui a marqué de nombreuses adolescences avec son film culte « American History X ».
Depuis, Detachment fait partie de ma dvdthèque et j’ai eu l’occasion de le revisionner. Tout aussi bouleversant au deuxième puis troisième visionnage je me décide aujourd’hui à en parler.

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Detachment met en scène un professeur remplaçant interprété divinement par l’excellent Adrien Brody (je vous conseille de visionner Detachment et d’enchaîner avec le coloré À bord du darjeeling Limited pour vous convaincre de ses talents d’acteur).
Henry Barthes, c’est ainsi qu’il se nomme, une référence à peine camouflée au célèbre Roland Barthes ? Il paraît. Henry Barthes, donc, écume les établissements difficiles, appelés « zone », à chaque coup de fil, car d’après lui « c’est là qu’il y a du travail ». Il se forge alors une réputation de « meilleur professeur remplaçant ». Un choix atypique à une époque où l’instabilité est un léviathan défendu et instauré par les lois du marché. Un choix atypique mais judicieux et salutaire qui lui permet d’avoir un rôle fondamental en ce monde, sans avoir le temps de s’investir personnellement et émotionnellement dans cet univers social, où le poids du quotidien et de ses difficultés deviennent un fardeau avec le temps, un fardeau difficilement supportable. C’est par ce choix, qu’il nage et se mouille, certes dans un lit vide, liquide livide, mais sans se noyer. Un vide ambiant qui recouvre l’époque mais également un vide personnel. Barthes n’a aucune attache si ce n’est un grand père sur son lit de mort avec lequel il entretient une relation ambiguë et compliquée due à un passé trouble, un passé qui se dévoilera pas à pas au fil de ces 94 minutes.
Ainsi, la première fois que j’ai vu ce film, je n’avais pas saisi l’impact de cette citation de Camus en introduction. Ce n’est qu’après le second visionnage que je compris son importance. Camus serait ici Henry Barthes qui vivrait au quotidien cette citation, un style de vie qui viendrait justement contrebalancer celui de ses collègues provisoires au sein d’un lycée New-yorkais, qui eux subissent de plein fouet les conséquences de ce vide, de l’absence de tout ordre : d’intérêt, de motivation, de parents d’élèves, d’autorité, de modèles, d’alternatives, de moyens, et les conséquences de leur investissement personnel au sein de leur classe. C’est ainsi que Barthes devient ce que Camus fait peindre à son personnage Jonas dans la nouvelle « Jonas, ou l’artiste au travail », solitaire et solidaire.
La première scène où Henry Barthes investit de façon précaire sa nouvelle classe d’anglais est frappante et annonce la couleur. Il incite les élèves à partir s’ils n’ont pas envie d’être là. Ensuite, lorsqu’il énonce les consignes d’un exercice d’écriture, il fait preuve d’une totale indifférence face à la protestation violente d’un élève qui, fier tout en étant énervé, fait part à l’ensemble de l’assemblée le fait qu’il n’a pas de feuille pour réaliser l’exercice. Une indifférence violente qui au visionnage m’a rendu mal à l’aise. Ce n’est qu’après que l’élève se soit levé et ait jeté la sacoche de l’enseignant sur la porte précédé d’une menace que Barthes sort de son silence de mort et, toujours dans un détachement émotionnel troublant, fait cette remarque qui donne le ton :
« Ce cartable, ne ressent rien. Il est vide. Tu ne m’atteindras pas non plus. Je comprends ta colère… Tu n’as pas à être en colère contre moi, vu que je suis un des rares à vouloir te donner une chance. Maintenant je vais te demander de t’asseoir et de faire de ton mieux. Et je vais te donner une feuille, d’accord ? ». Même si s’en suit l’ingratitude de l’élève en quémandant dans la foulée un stylo de manière impolie, la tirade fait mouche. Et c’est avec le « pourquoi ? » du spectateur que la scène se termine.

De là, s’enchaînent les journées de Barthes où le leitmotiv serait « faire de son mieux sans en faire plus ». Des journées de va-et-vient incessants entre sa classe, le lit d’hôpital de son grand père, les trajets en bus et les petites marches désespérées dans les rues d’un New-York dark qui permettent de relâcher la pression.
Henry va vite comprendre qu’il est difficile d’être constamment détaché lorsqu’il fait la rencontre contre sa volonté d’une très jeune prostitué inexpérimentée au visage juvénile, qui se fait violemment baffer dans le bus dans lequel les deux protagonistes se trouvent, après avoir réclamé son argent qui aurait dû atterrir dans son soutif après une prestation orale. La baffe nous gifle, la prostitué vacille et s’aide du poteau métallique et crasseux du bus pour se relever. Le client aux allures de clodo prend la fuite pour retrouver ce vide apathique après s’être littéralement vidé… C’est après un harcèlement désespéré de la part de la jeune femme ensanglantée que va s’instaurer une relation étrange mais solaire entre lui et elle où il n’y aura nul moralisme mais plutôt un genre de « connais-toi toi-même » pour te créer tes propres règles et limites et ainsi arpenter ton propre chemin avec une figure tutélaire en guise d’étai. Ce sera évidemment fastidieux et lourd d’émotions. Mais la lueur se situe là.

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Pour le reste, c’est une impasse. Une impasse où la jeunesse est contrainte de faire des passes pour avoir un semblant de vie. Une impasse où la violence, le rejet, l’individualisme, qui ne va pas de paire avec le développement des individualités mais au contraire avec le désir des mêmes choses, des mêmes réalisations, mêmes ambitions vaines (réussite, argent facile, devenir célèbre, beau/belle), le désintérêt et l’inertie sont autant d’instincts et de réponses de ces élèves aux dédales d’une existence où s’entremêlent vide et trop-plein. Des mécanismes de défense mis en œuvre dès le plus jeune âge. Ici, vous ne trouverez absolument rien de joyeux, tout est désespoir et obscurité à commencer par la photographie certes époustouflante du film mais qui donne à voir des couleurs grisâtres et des environnements et décors certes colorés mais fades. Un univers visuel froid mais saupoudré de touches colorées pour marquer le contraste, comme par exemple un énorme mur de briques rouges, des sièges de bus bleus, des casiers rouges et le rouge du sang. Ici tout devient un coup de poing dans le bide qui nous rend lourd et nous accable. Même la moindre aurore que Tony Kaye nous permet d’apprécier n’est qu’une marche de plus pour tomber de plus haut. Après le générique de fin, je vous préviens, on est lessivé, exténué.
La seule pointe de légèreté et d’espoir puise sa source de deux manières : lorsque l’art et la création sont abordés et dans la mise en scène vertigineuse de Tony Kaye qui joue avec les flous, les lumières et la légèreté poétique mais nous accable en entrecoupant son récit par des soliloques d’Henry barthes (filmé en gros plan, suggérant une interview déjà mentionnée en début de billet, qui ne laisse pas entendre des questions mais seulement les réponses et digressions pamphlétaires du personnage principal) et des flash back nous plongeant dans l’enfance mystérieuse et tumultueuse de Barthes, où la figure de la mère est au centre.

« C’est une responsabilité énorme de guider les jeunes pour qu’ils ne finissent pas par craquer… par se perdre… par devenir insignifiants. »

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Collage réalisé par une des élèves de Barthes qui résume, à mon sens, parfaitement le film

Du reste, tout est désespoir. Un désespoir illustré par une abondance de personnages divers qui nous permet d’aborder l’ensemble des points de vues : de l’élève hors-normes (évidemment physiquement et mentalement : Meredith en léger surpoids, interprétée par la fille de Tony Kaye en personne) qui subit les railleries de ses camarades et de son propre père, et se réfugie dans la création artistique (la photographie), à l’enseignant qui s’efforce d’incarner l’autorité mais s’avère être totalement invisible non seulement au sein de sa classe mais au sein de sa propre famille, en passant par la prof (jouée par Lucy Liu) dépressive et hystérique de voir le fossé entre elle et ses élèves (son pétage de plomb est mémorable) ou la directrice ridée de fatigue et en fin de carrière forcée et l’enseignant un peu dingue et j’m’en foutiste (James Caan) qui n’hésite pas à aller à la confrontation directe mais subtile avec les élèves et pour supporter tout ça s’anesthésie à coup d’anti-dépresseurs…
Oui le film n’est pas dénué de stéréotypes, ce qui a pu en gêner plus d’un. Mais pas moi, car les stéréotypes malheureusement ça existe et j’ai eu l’occasion de les côtoyer au sein de ma propre scolarité, et même d’en incarner un.

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Detachment, qui a été mal accueilli par la critique française, s’est vu être comparé, à tort et à raison, à l’excellent « Entre les murs » de Laurent Cantet. Ces deux films traitent le même thème mais de manière très différente. Là où Entre les murs ne prend pas partie et a l’intelligence de la prise de recul et de ne faire que dans la monstration, Detachment prend le risque de son réalisateur, celui d’être un peu plus dans le sentimentalisme et la vision plus subjective de l’auteur (de part les personnages, la mise en scène et la Bande Originale). En revanche, là où les deux films se ressemblent tout en étant très différents, c’est qu’ils ne prennent pas partie. Dans l’un en ne blâmant personne et dans Detachment en prenant le parti de blâmer tout le monde : parents (irresponsables), enseignants (exténués), élèves (perdus avec l’illusion d’être les maîtres du monde), le système bureaucratique, le système qui fait de la réussite et de la productivité les mots d’ordres, les institutions et les ambitions avilissantes et asservissantes que ce monde contemporain nous vend comme des mauvaises publicités; c’est un « holocauste marketing » (j’y reviendrai). De là, le détachement ou l’indifférence (ce n’est pas un hasard si le titre espagnol est Indiferencia) ne provient pas seulement d’Henry Barthes mais de tous. De l’indifférence des victimes devenant par la suite de petits bourreaux, au cynisme des bourreaux, ces teneurs de troupeaux. C’est peut-être pour ces raisons que j’ai décidé de parler de Detachment plutôt qu’entre les murs (mais aussi parce qu’à la sortie d’entre les murs, je n’avais pas encore créé ce blog). Et surtout parce que, même si ces deux films m’ont bouleversé, Detachment a eu le mérite de me faire lever le poing, de me faire agir. Voilà pourquoi je vous le conseille.

Ce film poignant bouleverse, indigne et suscite l’acte. Il nous montre la perpétuation du schéma social et culturel engendré par cette société actuelle. Il montre avec force la continuité déroutante de la vie que nous menons et qu’on nous impose dès le plus jeune âge, qui une fois adulte nous indigne pourtant mais que nous décidons tout de même d’imposer à nos enfants en leur inculquant ses valeurs  : être le meilleur peu importe le prix, réussir, fonder une famille, avoir un bon salaire, « trop bon, trop con » donc soyons cons…, et ça par lâchetés et fainéantise. Non ? Par abdication ? Par manque de temps ? Fatigue de l’esprit ? Résultat : l’échec est omniprésent car la vie devient un lourd fardeau.
Une conclusion qui a jailli de manière évidente de mon esprit en atteignant ce passage fatidique du film qui possède cette force de prise de conscience et d’évocation du réel qui deviennent moteur à l’indignation. Ce passage dont je souhaite vous faire part et qui marquera la fin de ce billet, m’a laissé pantois au point de le visionner plusieurs fois. Il possède une puissance qui m’a profondément touché, une puissance qui émane du discours d’Henry Barthes qui se suffit à lui-même, nul artifice musical seulement le silence d’une classe qui prend conscience, qui admire et boit les paroles d’un professeur habité et faisant un écart à son principe de détachement. Si ce passage m’a tant bouleversé c’est, à défaut de pouvoir critiquer son aspect archétypal et déjà-vu (l’enseignant qui nous assène de vérités pour nous faire prendre conscience du réel), c’est qu’il tient de ma propre expérience d’étudiant. J’ai vécu ce passage, je l’ai ingéré, médité, et intégré en moi, en mon esprit au point de faire corps avec le reste de mon être pour faire ce que je suis aujourd’hui. Après m’être longtemps cherché (je me cherche encore et me chercherai toujours), j’ai découvert dans la création et le partage mon âme et mon arme de révolte, ma manière de briser ce schéma où tout nous est donné où l’être humain ne se construit plus mais se gave d’illusions, de substituts et de rien. À chacun d’y trouver son âme, d’arpenter sa propre route. À chacun d’insuffler son propre mouvement perpétuel dans son existence. Et si ce film peut servir ne serait-ce qu’à débroussailler quatre malheureux brin d’herbes obstruant l’horizon, pourquoi se priver ?

« Pendant toute une journée d’automne, journée fuligineuse, sombre et muette, où les nuages pesaient lourds et bas dans le ciel, j’avais traversé seul et à cheval une étendue de pays singulièrement lugubre, et enfin, comme les ombres du soir approchaient, je me trouvai en vue de la mélancolique Maison Usher. Mais au premier coup d’œil que je jetais sur le bâtiment, un sentiment d’insupportable tristesse pénétra mon âme. Je regardais le tableau placé devant moi, les murs qui avaient froid, quelques troncs d’arbres blancs et dépéris, j’éprouvais cet entier affaissement d’âme […]
C’était une glace au cœur, un abattement, un malaise. »
[Edgar Poe – La chute de la maison Usher]

__________________________________________

Le passage en question : Assimilate ubiquitous / Double think

Le professeur écrit au  tableau : L’assimilation omniprésente.
– Henry Barthes : Alors qu’est-ce que l’assimilation omniprésente ?
– George : Toujours tout absorber, partout, tout le temps ?
– Bravo George.
Comment peut-on imaginer quoi que ce soit
si on vous fournit toujours des images ?
Il écrit au tableau : raisonnement contradictoire.
– Je vous écoute ? Mérédith ?
– Mérédith : Avoir deux convictions opposées en même temps et croire aux deux.
– Parfait.
Croire délibérément aux mensonges, tout en sachant que c’est faux.
Exemples de la vie quotidienne :
« je dois être jolie pour être heureuse.
J’ai besoin de chirurgie esthétique pour être jolie.
Je dois être mince,
célébre
à la mode. »
Les jeunes garçons d’aujourd’hui entendent dire que les femmes sont des putes.
Des salopes. Des choses faites pour être baisées.
Tabassées. On doit leur chier dessus et les humilier.
C’est un holocauste commercial. 24 heures sur 24, jusqu’à la fin de nos jours,
les autorités en place s’efforcent de nous abrutir jusqu’à la mort.
Alors, pour nous défendre et lutter contre l’assimilation de cette fadeur par notre processus de pensée, nous devons apprendre à lire, à stimuler notre imagination, à cultiver, notre propre conscience, nos propres systèmes de valeurs.
On en a tous besoin pour défendre… Et préserver notre esprit.

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4 réflexions sur “Detachment

  1. Waouh……………
    J’aurais mille choses à dire, chaque parole à commenter, à célébrer, j’aime ce que tu écris, vraiment, j’aime la manière dont tu le dis, j’aime le message que tu fais passer, tout en justesse, en émotion, en intelligence, en force et en délicatesse, et je suis complètement d’accord avec ce que tu dis. 🙂
    Merci.

    • Et bien voilà une réaction qui va de paire avec ce splendide soleil de part chez moi !
      Mille merci, et plus encore ! J’apprécie énormément le fait que tu aies ressenti la force et la délicatesse dans ce que je peux écrire, car la contradiction, c’est justement là tout un art de vivre que j’aime mettre ne pratique et sous ma plume quand je le peux :).

      Et si tu as mille choses à dire, surtout n’hésite pas ! Nous sommes ici pour ça, pour partager, construire ses propres réflexions grâce à celles des autres et je sais à quel point ce jeu de ping pong rhétorique et existentiel peut être succulent ! Je lirai avec plaisir et je répondrai.

      Merci encore pour cette belle intervention ! Et à bientôt je l’espère.

  2. 🙂
    Ça y est, je l’ai vu !!
    Waouh, bon, je vais prendre note des autres films que tu cites dans l’autre article, je crois que nous avons les mêmes goûts ! (…ah bon ??? ! :D)
    C’était dur quand même… Mais Beau, avec de l’Amour, du lien, de ce lien qui nous permet d’affronter la belle complexité de la Vie.
    Ça m’a même aidée, ça a fait resurgir quelques souvenirs douloureux (beaucoup de passé en commun avec ce film…) et j’en avais besoin, affronter cette profonde tristesse longtemps contenue si fort, avec mes nouveaux yeux.
    Je suis trop fatiguée ce soir pour en dire plus, d’autant que ton billet était excellent alors je te dis merci Clément, encore, pour ce beau partage.

    Belle soirée à toi,
    Elise

    • Parfait ! Si ça t’a plu, même malmené je suis satisfait !
      J’aime le cinéma qui malmène et ça peu importe les émotions !

      « j’en avais besoin, affronter cette profonde tristesse longtemps contenue si fort, avec mes nouveaux yeux » Sublime 🙂 ! tout est dit.

      Oh t’en fais pas, je te demande pas t’en dire plus, déjà d’avoir un retour sur de vieux billets c’est déjà plus que génial !

      À bientôt !

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