Reviens-moi;

Réminiscences d’un ailleurs estival …

 

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Là, sur une plage de Barcelone, se tiennent ces sièges de béton, comme un appel à la contemplation, une invitation à l’enracinement du monde.Un lieu, qui possède cette atmosphère singulière entre le flottement et la suspension, et qu’on peine à décrire voire qu’on ne peut décrire aux individus qui, de leurs sens, ne l’ont pas vu ni vécu.

J’ai décidé de ne plus prendre le lecteur en otage avec des textes trop longs (cf quelques nouvelles comme « David et Goliath« ) qui peuvent parasiter par la même occasion la libre navigation sur ce blog ! En ces circonstances, j’offrirai certains textes hors-formats, trop conséquents pour les insérer dans un billet, sous forme de PDF comme ci-dessous. Il en sera donc de la volonté du lecteur de me lire comme il l’entend.

Dans l’intention d’offrir ce poème, je rédige cette « préface » avec les réminiscences de cet ailleurs estival que je souhaite partager, comme des échos qui tambourinent ma cage thoracique. Des réminiscences qui elles-mêmes font appel à des souvenirs d’expériences littéraires, qui, comme des vagues de la mer méditerranée reviennent incessamment me réchauffer la peau. Ces souvenirs trouvent leur source chez Camus et ses noces à la poésie, à la lucidité et aux voluptés fulgurantes qui, depuis leur découverte, viennent chaleureusement me hanter jusqu’à se greffer en mon être. Alors comme un prélude orgueilleux je citerai quelques passages qui font appel à une ferveur, une passion, une puissance même, une puissance des amours singuliers que j’ai pu ressentir et ressens encore, je ne peux le nier..

« Je ne peux m’empêcher de revendiquer l’orgueil de vivre que le monde tout entier conspire à me donner »

« Singulier pays qui donne à l’homme qu’il nourrit à la fois sa splendeur et sa misère ! »

« Comment alors ne pas danser dans ces fêtes de l’amour vivant […]
Il faut comprendre seulement que cette initiation prépare à des illuminations plus hautes […]
Double vérité du corps et de l’instant, au spectacle de la beauté »

« C’est sur ce balancement qu’il faudrait s’arrêter : singulier instant où la spiritualité répudie la morale, où le bonheur naît de l’absence d’espoir, où l’esprit trouve sa raison dans le corps. […] Et ce chant d’amour sans espoir qui naît de la contemplation peut aussi figurer la plus efficace des règles d’action. »

« Comment consacrer l’accord de l’amour et de la révolte ? La terre ! »

« Je comprends ici ce qu’on appelle gloire : le droit d’aimer sans mesure. Il n’y a qu’un seul amour dans ce monde. »

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Reviens-moi;

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2 réflexions sur “Reviens-moi;

  1. Oh…………………………
    J’en tremble, j’en pleure et en perds mon langage.
    Je crois que je découvre la magie, la puissance et le pouvoir de la poésie.
    C’est comme la première fois qu’on fait l’amour… Comme c’est étrange, comme c’est beau…!
    Il y a autre chose de bien étrange encore, sans pouvoir l’expliquer, c’est assez extraordinaire…

    Merci Clément, merci.

    • Il m’a fallu la nuit pour m’en remettre, pour laisser refroidir l’intense émotion qui bouillait en moi.
      Car il faut le dire à chaque publication j’ai, premièrement, la nausée ( 🙂 ) mais également une ultra-sensibilité. Si j’avais répondu hier, j’aurais pleuré avec mon clavier…
      Et là, même à froid, c’est le mutisme qui s’empare de moi. Qu’est-ce que je peux répondre à ça ? Merci ? Merci infiniment ?
      « c’est comme la première fois qu’on fait l’amour » et je devrais simplement répondre « merci infiniment » ? « j’en tremble, j’en pleure » pour répondre « merci ». Ça m’est absurde !
      Et pour être déjà passé par cette succession d’états à la lecture de certains livres, je suis bien placé pour savoir que si on me disait ça, à moi, en tant qu’auteur, je tomberais presque dans les pommes. Mais en l’occurrence ce n’est plus de l’hypothétique puisqu’on vient de me dire ce genre de choses, tu viens de me dire ce genre de choses. Et pourtant, je dois être honnête, je ne suis pas tombé dans les pommes (même si à la lecture du commentaire mes jambes flageolaient). Mais j’en suis presque à me dire que je pourrais mourir tranquille après avoir procuré cette succession d’états via ma plume…

      Alors merci à toi, mille mercis.

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