Blues de la folie

Hors internement

Musique : Gramatik – Late Night Jazz

Les fêtes et diverses courses se sont imposées !
De mon côté je manque de temps pour ici m’exposer
Alors comme un présent plein de promesses d’avenir
J’offre ce petit je n’sais quoi que j’ai pu écrire
Inspiré pas ces planantes sonorités signées Gramatik
Qui ont expiré ces mots un tantinet dramatiques

I

Si nos existences sont ternies
C’est que la mondanité s’éternise,
En permanence avec cette éloquence la banalité
De ce mal séduisant nous vernit

D’idées et de vocables médisants d’où s’attise
Ce volcan incandescent de toutes nos vacuités,
De vols cons, d’justices folles, d’en bière d’homme sous picon
S’piquant de vils camps, de vices francs, d’pires parents de p’tits cons

De carcans et de pauvretés de gens avortés
D’nos questions sibyllines d’attraits féminins :
Sages-femmes accouchant de nos lendemains
Aux saveurs en « si » et félines, de soleil couchant les vérités,

Je n’touche que les cœurs des déshérités en terre des avortons
Qui doutent même de la beauté et d’la sincérité d’un je t’aime baryton;
Arrêté dans la nuit en fuite, j’écris dans ma berline en vers et prose
Pour survivre dans ce monde, en cuite, je n’ai que les vers de Milosz.

II

Assis au bord du vide,
je pleure et contemple horizons et crucifiés
Et j’ai peur, si même à la raison on n’peut se fier
C’est que l’homme s’essouffle dans son homicide;
Je m’essaie à la folie du cœur, que j’enracine sur papier
Avec l’élan des sens et l’aisance de la rétine;

Je relis Arendt, et j’harangue car savoir est un supplice,
Je vis tandis qu’ils pratiquent l’amour façon Jean Racine
Les jupons de Bérénice hantés par l’avarice
La vie est une pente aride d’où s’oxygène l’avide
J’brandis le glaive de poète Aphrodite aux maux dits
Que l’on crève trop souvent avec ces prophètes maudits

Et les critiques soumises à cette réalité surfaite,
Les jeunes veulent fêter ça sur ces entrefaites
Seulement par plaisir de rentrer tard pour arrêter le temps,
Moi, j’n’ai fait que cramer mon talent à temps
Pour marcher à pas lents ainsi éviter qu’mes talons piétinent ces chalands
Ce n’est que mon élan pour mieux plonger dans la folie hors d’cet internement.

Minosze,
Qui vous souhaite de bonnes fêtes et espère revenir avec du cinéma, de la musique, de la littérature, des mots, des textes et du partage !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s