Chroniques d’Août

PROLOGUE

Après un été d’aventures, d’ivresses, de peines, de joies et d’écriture, je me décide à faire ma rentrée ici-même !
Je ne sculpte pas ce blog autant et comme je le voudrais… autant vous l’avouer pour la énième fois. J’ai ce léger regret au bout du clavier. Je manque de temps et d’énergie pour effectivement écrire sur les thématiques qui formaient l’armature de ce blog : cinéma, littérature, actualités (face à ma désespérance, j’ai même totalement laissé cette rubrique à l’abandon), numérique, art et musique. J’espère me reprendre. Si tel est le cas, comme je tiens à la qualité de mes billets, je publierais moins, c’est évident. Pour autant, mon silence wordpress ne signifie en rien mon apathie : j’ai beaucoup lu (sans blague), beaucoup vu, pas mal bourlingué même non loin, pas mal vécu – et ce n’est pas terminé… au point d’accoucher de moi-même un homme nouveau, que j’ai la prétention de qualifier d’Homme vivant.
Cette plateforme, davantage prévue au partage, à la réflexion et au collectif, que j’ai voulu tour d’horizon et squelette de ce que j’aime appeler orgueilleusement « Homme de l’être », s’est vue se transformer en plateforme d’écriture.  Qu’à cela ne tienne ! J’arrange mon travail d’écriture en fonction de mes différentes plateformes de publication et selon la ligne éditoriale que je leur donne. Car, malgré mon silence ici, je n’ai pas cessé d’écrire. J’ai griffonné des textes, des aphorismes, des vers, plus intimes, touchant au plus près de mon ego peut-être, des lignes que j’ai balancées ici par exemple : Minosze .
Aujourd’hui, je vous livre ces chroniques d’Août, triptyque étrange, intime et je l’espère poétique, publié certes ailleurs mais pas dans son intégralité. J’ai estimé qu’il avait sa place ici. Car dans ce tableau à trois volets se déversent toutes les qualités que j’ai toujours voulu distiller au travers de Live And Think, au travers de ma plume.
Bonne rentrée à tous, merci à mes abonné.es, à mes ami.es numériques et fidèles lecteurs/ices.

 

P1050234 22

Photo prise à l’église Saint-Sauveur de La Rochelle. Histoire singulière : Le visage de cette femme m’est familier (écrivaine ? artiste ?) mais je ne retrouve pas son identité. Ensuite, la sentence que l’on peut lire et qui, par cette production de street art, semble lui être attribué, est en fait, et d’après mes recherches, de René Char : “Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront.”. Cette anecdote mystérieuse doublée de cette injonction « marche vers ton risque » m’ont convaincu à illustrer ces chroniques par cette photo.

« Et si la vie agit entre les fils des sutures de nos pleurs
La cicatrisation n’est qu’une étape d’une rupture de nos peurs »
Lucio Bukowski – Les jours sans

BELLE ET TRISTE

Démarche typique, celle de l’inconscience des beautés qu’elle porte en tunique.
Mystère. Visible. Invisible.
Déballant des charmes floraux insoupçonnés, elle balance ses courbes et danse. Sa silhouette pâle se meut à travers les étals et édifices au teint blanchâtre et décrépit, parsemé des douces effluves salines d’une ville du sud-ouest qui ne respire, en cette heure de début de soirée, qu’à la lourdeur de l’astre solaire des étés paresseux. Exil lunatique pourtant vital. Havre touristique; mon être vagabonde loin de la foule, pourtant en son sein.
Son pantalon à fleurs home made flotte et s’ondule au rythme de la brise salvatrice, la pudeur en parangon. Elle est belle. Mais elle est triste. Les traits de son visage ne résistent pas à cette tragédie de la gravité des âmes esseulées. Le mystère et la curiosité dorénavant mènent un combat sans vainqueur, encouragé par nos âmes respectives. Elle ne peut mentir malgré son affable démarche. Elle est triste. Comment peut-on être triste lorsque l’on est belle, me demandé-je. Belle à ce point, tel, que je lui offrirai mes bras pour la sauver, lui offrirai ma plume au risque de n’être plus qu’une source tarie, une feuille blanche, afin de venir chatouiller ses sens, et ainsi espérer apercevoir sur son visage ce sourire des longues absences des cœurs solitaires et révoltés. Que ne ferais-je pas pour un tête à tête fougueux avec ses lèvres…
Nos chemins se croisent à la vitesse d’une pensée oubliée; nos cœurs se parlent à l’entrecroisement de nos regards, espérais-je. Je remonte ma vitre, puis pense à nos solitudes déambulant sur ce bitume. Elle a souri, je sais qu’elle sourit !
Le quotidien peine souvent à vivre, peint par les mains des romantiques, il est aventure savoureuse.

« Ores je vis, ores je ne vis pas »*

Le cœur ouvert et rouge vif, enfin ! Sur la plage d’une ville fantôme de Normandie, je me déverse, mi-chérubin, mi pathétique, sur le sable fin doté de mille teintes. Mes doigts atteints de frénésie sont comme des gosses. Mon âme triste transforme mon corps en pirogue froide que les vagues peuvent réveiller à tout moment, ou faire chavirer. Soleil, au zénith, affaibli par son geôlier de cumulonimbus qui inspire, dans l’imaginaire trop humain du vacancier, horreur et désespoir. Mais il persévère le bougre, l’astre, le fou, il persévère et rassemblant ses dernières forces du mois d’Août, le voilà qu’il perce le mur de glace déversant pourtant sur nous cette chaleur étouffante. Épaulé par la mer et ses armes, il se forge la place qui lui est due. Trônant, là-haut, Hélios est seul dieu qui insuffle la vie, illuminant la terres des Hommes que ces derniers ne peuvent remercier d’un simple regard sans subir le châtiment de cécité. Mais il sera renversé, il ne s’agit que d’une question de temps. Lutte, guerre, vainqueur, vaincu, bien, mal, est un lexique que je juge fort mal approprié pour ces éléments qui n’ont la conscience de leur reflet au cœur du miroir du monde. La nature m’émeut, elle me surprend chaque seconde. Maîtresse ! moi, élève et soumis. Elle reste une source de réconfort pour mon être bien souvent las d’être illuminé.
Je ne peux m’empêcher de blablater pompeusement jusqu’à la personnification, justement, tout ce qui n’est personne mais qui m’enlace telle une boule à neige, pour la seule et unique raison que je suis nu et rien sans ces draps. Alors je m’essaie au donnant-donnant. C’est une manière pour moi d’équilibrer le karma et d’atténuer ainsi mon sentiment coupable de mon anthropocentrisme en général, et de mon égocentrisme en particulier. Pourtant je n’crois à rien, surtout pas en ces superstitions qui feraient de moi une matière agissante sur l’équilibre des choses. Pourtant… je crois en tout. Je n’suis qu’un sale gosse qui s’rêve poète et qui s’attribue la tâche de réconcilier âme et sens par sa verve. Seule quête spirituelle digne non pas des déistes mais des poètes. Alors j’écris le monde. Péché d’orgueil… oui celui de vivre plus que de raison.
Pour autant, j’accepte l’inéluctable et l’imprévisible. « Tout ce qui peut mal tourner, va mal tourner », adage bien réducteur de l’illustre loi de Murphy. Pour ce qui est de cette pute, j’ai donné. J’en ai vu, et il y en aura d’autres. Combien de tragédies pour une allégresse, combien de peines pour un fou-rire, combien de verres pour une ivresse, combien de cœurs pour un amour ? Les déséquilibres, ça a toujours été mon truc. Et ceux et celles qui me connaissent et m’ont connu, savent et ont su que je n’ai jamais cessé d’rire et d’mourir de joie. Soleil de nuit, vous dis-je ! Alors quoi ? De quoi est-il question ?

Sur cette plage où je m’efforce de me poser sans me reposer, j’ai cette furtive pensée qui a le goût d’une conclusion tragique et de l’inéluctable : bel et bien la forte impression que le karma vient d’me baiser. Cœur lunatique en mal de mal, je déambule à présent le cœur ouvert et rouge vif à la recherche des joies perdues.
J’ai fait pleurer, il était de bon ton à ce qu’à mon tour, je pleure. Pleurer d’bien, pleurer d’mal, le cœur s’épanche et vient scarifier ma peau : Homme vivant. Comment trouvé-je la force d’écrire ça ? alors que mon estomac se tord de je n’sais quoi. La chaleur comme un coup de poing que mes tripes reçoivent m’oblige à l’instant présent et bâillonne mes demains. Demain qu’en sera-t-il ?! Rien à foutre ! Ne veux pas en entendre parler. Alors je vis, alors je ne vis pas.

Dans cette ville qui a pour complément « sur-mer », je m’évade. Se rapprocher des côtes, se familiariser avec l’océan, car un jour tout sera enseveli. Se préparer au pire ne dispense pas de profiter du meilleur. Les pieds plongés sous l’écume des vagues, je regarde au loin et m’amuse à observer le départ de la vague morte et l’arrivée de la suivante. Se faire pont, entre deux mouvements, se faire changement. Fixant mes jambes, l’illusion d’optique, qui résulte du croisement de ces deux cours d’eau, laisse à mon cerveau le plaisir joueur de croire que mon corps se déplace sans effort. Sol océanique mécanique. Il en faut peu pour mes exils.
Dans cette ville, je flâne, à la recherche de moi-même, à la recherche d’un bon bouquin, les souvenirs faisant irruption comme un ami taquin. J’observe, léger, les rues pavées, les devantures colorées, les recoins en mal d’amour, les cafés froids, les cafés chauds, les échoppes attrape-gogo, les boutiques vestiges, et les expressions et démarches des hommes et femmes qui ont cette velléité de se repaître d’un peu de repos. Je flâne et m’adonne à cette activité avec vigueur, pour oublier qu’en mon for intérieur, ce sont les sons des violons mélancoliques qui rythment ma marche et font naître en moi une certaine langueur. Schizophrénie typique des individus tristes ; tristes du malheur ou tristes du bonheur, interrogation que je me suis toujours posé à moi-même. Car selon nos aspirations, nos forces et notre vision du monde, nous pouvons mourir des deux.
Attablé à un bar sans charme, nous permettant tout de même de profiter de la vue du bord de mer, je bois mon breuvage de brave touriste. Et dans ces rues où mon cœur s’épanche enfin pour se tordre, je me dis que toutes les blondes ont les mêmes saveurs et les traits d’un même verre. J’ai trop vécu, je n’ai pas assez vécu. Je souhaite une chose : mon prénom sur ses lèvres. Je n’arrive plus à avoir un autre que le sien, sur les miennes.
Les souvenirs… ils font irruption dans ma cage thoracique, je respire enfin comme en altitude, le gosier grand ouvert crachant la chaleur de ma trachée et me surprends aux espoirs Everest. Puis, je suffoque, transi par la mémoire qui narre ce qui n’est plus. Les souvenirs ; plume et brise-glace, sage-femme et meurtrier.

Nous sommes au restaurant, quasiment seuls car arrivés tôt. Il se remplira de gens et de bruits au fil de la soirée.
Je parle. Beaucoup. C’est un sujet qui me passionne, sûrement. Elle me fixe, les pupilles dilatées.                      Son sourire.  Son éclat de rire.
J’ai le regard bien trop fuyant. Elle se moque. – Il n’y a que les joies et les douleurs que j’ai toujours regardées dans les yeux sans sourciller – .
Le temps s’égoutte, l’on s’écoute avec ces attentions et ces mimiques des premiers rendez-vous. Ça n’en était pas un. Loin de là.
Son souffle.               Son cou.
Ses grimaces.           Ses mimiques.
Nous ne sommes pas d’accord. L’on se moque l’un de l’autre et l’on rit.
Ces cils oblongs.                  La manière qu’elle a de m’expliquer que mes propos sont impossibles.             Ce timbre de voix. Sa folie comme un masque.
L’on s’affronte. L’on danse. Se querelle. On rigole. Elle me décrit comment je suis. Je fais de même. Les interrogations fusent. L’on se creuse.
       Ses jambes.
J’ai à l’esprit la couleur de sa petite culotte, le modèle de son soutien-gorge. Celui qui laisse entrevoir ses aréoles. J’ai le souvenir de nos ébats.
Ses désirs. Ses délires. Ses angoisses. Les miennes.
L’on parle de nos vies. Notre jeunesse, inévitablement vient sur le tapis. L’on s’exprime sur ce qui nous anime.
Nos escapades.         Nos balades. Nos découvertes modestement aventureuses.
Nos frénésies.
Elle se fâche ne saisissant pas une énième de mes imbécillités. Je lui offre des excuses comme un bouquet, même si je ne les pense pas. Panser les atmosphères lourdes.

                                                                               Ses mains. Ses coquetteries. Sa nonchalance. Sa beauté qu’elle ne perçoit pas. Sa crinière féline. Son odeur singulière.

Nous nous en allons. Les sourires bras dessus bras dessous. Elle s’en va. Je m’en vais. Vivant. Ne vivant plus. Vivant. Le cœur en tachycardie. En arythmie.

Comment aurais-je pu savoir ?! Au fond de moi, je le savais. L’éveil. Les mornes pensées. Les insomnies. L’espérance. Le pathétique.

J’ai l’haleine de l’ivresse, celle du vin, celle du « vis ! ». L’âme en équilibre. Le cœur funambule non plus lunatique ! entre vertige et puissance, maîtrise et danger. Sueurs froides et lave.
Dionysos approche ! Il m’est quelques souvenirs qu’il me faut rendre nébuleux. Mais ne restera-t-il pas cet éternel rayon de soleil azur qui voguera de point en point dans ma mémoire ?
Mes fringues lovées des effluves du tabac tiède des soirées auxquelles j’ai du trouver la force de m’y rendre. Cliché des oisivetés en bout de course. Cliché du scribouillard mort-né.
Regard psychédélique : miroir, reflet et prisme de couleurs.
Je rêve d’une orgie en tête à tête avec ton être, plongé dans les mers de ton corps.
Fantasmagories et chambre vide…
Sur le lino ondulé par le temps et les meubles, jonchent, inertes, un Fante et les récits nomades des nuits de Paul Morand, son cœur ouvert et rouge vif.
Rêve de gouffre, pense aux abîmes, rêve d’exil et de courbes creusées par la folie féline des abandons. Inonde-moi une dernière fois d’une nuit fauve.
La littérature comme seule et unique amour éternelle et inconditionnelle, je me demande tout de même : combien de livres pour ses lèvres ? Puis me prends à scander par la pensée que me guérissant du feu par le feu, j’exécuterais un autodafé sans mal si cela pouvait me permettre d’effleurer à nouveau ses cuisses…

Ainsi, je découvris les maux de tous, les douleurs universelles. Il m’est venu une force inouïe pour accepter de me frotter à ce point à la foule : je suis comme tout le monde. Incrédulité et soulagement.
Possédé par la psychologie du feu, mon rêve s’est exaucé : brûler. Ores je ne vis pas, ores je vis. Oui !
L’existence, pleine et incandescente, est un art de l’ecchymose. Longtemps j’ai maudit l’absence de silence au fond d’mon crâne, ainsi que le départ de mes constances. Les ambivalences se gaussent encore comme des hyènes devant moi, festin imminent. C’était sans compter sur ma nature chrysalide m’offrant les existences multiples…
Écrire, courir, embrasser, lire, boire, moins dormir, voir les aurores et les nuits noires, partir. L’ivresse. Écrire, courir, embraser, lire… Nouvelle ascèse, chaotique, esquissant mes évidences, soufflant mes légèretés… Marchant vers le risque, habillé de ce sourire de ce celui qui vit, de celui qui, à présent, sait.

* Ronsard

UNE PETITE FILLE

Insouciante et légère, une petite fille joue en joie sur le perron de sa maison marginale, l’existence battant entre deux patelins des côtes normandes. Peu importe le lieu lorsque l’on enfante le monde de cette solaire gaîté. Elle se meut telle une danseuse maladroite. Ses gestes sont imprécis, ses postures grossières, son corps se disloque sans grâce, pourtant, oui, pourtant elle bat le vent à la mesure de la folie de son cœur déjà bien trop grand et artiste pour ce monde en ruine. Elle rayonne, elle éblouit. Tomber ? Balivernes. Voilà qu’elle fend le temps à la manière d’un phénomène bien visible mais inexplicable. Moi j’appelle ça la beauté.
L’atmosphère est lourde, j’attends l’orage somptueux. Mais qu’il éclate ! Le goût du sel sur mes poignets, je profite du fait d’être simple passager, dans cette tire qui me ramène à la maison, pour saisir du bout de mon âme toute cette poésie radieuse émanant de cette scène dans laquelle sont gravées l’enfance éternelle et la légèreté de l’être. Elle fait contraste avec tout : mon cœur trop lourd, mes fringues trop chaudes, mon visage déjà tant ridé, mes mots pompeux, la vie pesante, mes maux de tous, ces lèvres trop sèches, cette peau de béton, cette 206 déjà trop vieille…
Elle joue, elle danse, mais que fait-elle bordel ! Je ne comprends plus. Je frissonne et me frictionne. Emmène-moi avec toi ! Cette fois-ci je ne pleurerai pas, je t’en donne ma parole : j’éclaterai de rire, j’exploserai de joie ! Torrent d’ivresse.
Deux bergers allemands  galopent vers elle. De mon observatoire, je les vois immenses par rapport à elle. Deux Goliath pour un seul David. Qu’adviendra-t-il ? Ai-je peur ? Les deux chiens la rejoignent dans une fougue propre aux bêtes excitées, laissant deviner, en fait, l’illustre fidèle compagnie qui les lie à cette petite fille depuis longtemps. Sauvés ! Tout cela n’est-il qu’un jeu ? Cette gamine ne joue en rien ! Elle existe puissamment comme un astre. Elle enlace sans crainte aucune ses compagnons. Elle m’insuffle, sans même avoir idée de mon passage dans sa vie, confiance, courage et félicité. Mon bonheur ne tient à rien; mon seul péché.  Trop peu comprennent, trop m’ont mal cerné. S’ils savaient ce qui m’habite et non ce qu’ils croient voir paraître de moi…
Scène furtive qui m’illumine, qui m’embryonne. En ce dernier weekend d’Août, ne serait-ce pas la chose la plus heureuse et la plus grande qu’il m’ait été donné de voir ?
Puis renaître. Frêle porte que j’entrouvre sur le couloir de l’empyrée ? Ouvre les yeux à nouveau maintenant ! Regarde ! Les couleurs se déploient dans le prisme d’une timide larme qui dort sur le blanc de ton œil.
Petite fille qui danse; souvenir nouveau; un arrêt de plus pour reprendre son souffle dans ce train qui depuis ma naissance ne s’arrête plus. J’inspire. J’expire. File sans dire au revoir ni merci. Une des raisons pour laquelle d’ailleurs j’écris.

Publicités

4 réflexions sur “Chroniques d’Août

  1. ……………………………………………………………………………………………………………
    !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    :-))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))

    Extraordinaire, merveilleux, lumineux, éclairant, éblouissant, vivifiant, dansant, chantant, enivrant, pétillant, doux, remuant, sensuel, charnel, équilibrant, électrisant, réchauffant, prenant, glissant, élevant, merveilleux.
    Et quelles synchronicités, quelle résonance…!
    Merci.

    • ….. merci :-$ tellement merci. Presque gêné je suis…

      J’ai bien lu tes derniers mails, avec un tel plaisir et une telle émotion… tu m’as touché au cœur, touché aux tripes.
      J’y répondrai bien évidemment, bien évidemment j’y répondrai
      À très bientôt !

  2. Bonne rentrée à toi Homme de l’être. (ou homme du verbe tant tu manipules bien les mots).
    Ah la question du manque temps soulevé dans ton prologue est, je crois, le propre de chaque humain. L’usage du temps, et par ricochet de l’énergie, que chacun dispose est évidemment différent pour chacun mais le résultat en résulte bien souvent par une insatisfaction. J’éprouve moi-même ce « léger regret au bout du clavier ». Alors pour t’aider à dépasser ce regret, un bravo tout à fait sincère pour ce billet.
    Comme bien souvent dans tes billets, tu nous entraîne dans tes promenades qui ne sont jamais banales. Les mots choisis pour décrire ce que tu vois, ressens et vis font apparaitre des images dans ma tête qui me font partager avec toi ces expériences. Merci!
    J’ai franchement souris en lisant les paragrsaphes sur la description de ton aventure de touristes qui se résume par « Brave touriste ». C’est que j’ai un rapport très mitigé avec les touristes qui envahissent mon village deux mois par année et qui l’oublient les 10 suivants. J’aime beaucoup ta formulation:  » Je flâne et m’adonne à cette activité avec vigueur »
    Encore bravo et … au plaisir de te relire bientôt!

    • Merci à toi, tant tes mots me sont chaleureux 🙂
      Oui, cette problématique temps/énergie, n’est pas nouvelle chez moi… et en deçà, il y a les causes, la vie que l’on mène, les aléas de l’existence, nos aventures, qui nous poussent à faire des choix, parfois à ce battre pour faire ceux qui nous conviennent … Je ne sais pas encore si ce blog retrouvera son foisonnement originel, je sais simplement qu’il existe encore bel et bien.

      Et merci infiniment pour ton « bravo » à l’égard de ces chroniques. Oui mon souhait est d’embarquer les lecteurs dans mes modestes aventures, au point de les faire sentir, goûter, toucher, entendre, voir, ressentir ce que vit le narrateur (ici moi), d’où mon choix délibéré d’écrire bien souvent au présent. Chez moi, je souhaite qu’un souvenir, passé, soit un éternel présent pour tout un chacun et également pour moi-même. Une image gravée, une appropriation de chacun.

      Pour ce qui est du touriste, oui.. Ah, je souris. Le voyage est tendance depuis ces dernières années, le départ, le là-bas, le rêve d’ailleurs nous est vendu à toutes les sauces, comme une échappatoire… sorte d’El Dorado pour une époque qui s’ennuie. Cela dit, tant mieux, même si j’émets quelques réserves. Le voyage n’est pas qu’un lieu, ni une destination, il est total, il peut-être intérieur aussi. Et dans ma démarche d’écrivain et de simple citoyen, j’observe, je vis, et ne peux m’empêcher d’écrire quelques lignes avec le sourire moqueur face à ce « brave touriste » qui finalement ne va ailleurs que pour se retrouver chez lui, et faire les mêmes choses, voir, toucher, sentir de la même manière. Et de visiter des terres inconnues souvent pour le plaisir un peu trop envahissant d’afficher ses photos filtrées sur les réseaux au lieu de s’imprégner d’un lieu. Il y a parfois, à mon goût, un peu trop d’extravagance au travers de cette tendance au voyage, pour un résultat finalement qui n’est autre que de marcher en terrain connu, alors que le voyage, peut être d’une simplicité déconcertante pour un ailleurs insoupçonné.
      Donc « brave touriste », rôle dans lequel je n’ai pas hésité à me mettre malgré tout, je ne suis pas dépourvu de ce « travers » ^^. Il y a le « brave touriste » et le voyageur. Même si les deux figures peuvent s’épouser.

      Au plaisir de l’échange, et merci de me lire encore.

      À très bientôt !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s