Âme des Danaïdes

Accompagnement musical : Rachel Claudio – If you trip

 

Si la vie éclate en un bruyant malentendu,
J’me raccroche à la lumière de toute chose,
Les rayons d’un soleil de nuit sur moi étendu
Font naître en un mystère mes métamorphoses.

Les sens se compensent et s’apprivoisent,
Malgré le cœur blessé, voyez j’écris l’envie !
Le goût amer laissé sur l’palais par une cervoise,
Malgré la solitude, tant de fois putain j’ai joui,

Dire qu’j’ai vaincu mes angoisses est un mensonge,
Hier encore, j’voyais l’reste de ma vie dans la mort,
Et j’n’assume toujours pas certains de mes songes.
Senti la douleur des regrets, mais pas celle des remords,
Mon vécu est-il vrai ? 25 berges te donnent ni raison ni tort !
Où est-elle ? j’refais l’itinéraire de nos joies perdues,
Y a-t-il qu’la chaleur humaine pour combattre le minotaure ?
À la recherche de l’Homme, dans le don j’me suis perdu…

Âme des Danaïdes s’emplit et se déverse
De feu, de fous, de vide, de larmes en averse
Le cœur fêlé je m’interroge : pourquoi vivre ?
L’amour et puis la vie, qu’est-ce qui me rend ivre ?
Si tout se brise, hormis la colonne de mon envie
Puis je scrute ma peau qui me crie : satori..
De toutes ces chutes, ces lambeaux, oui, l’on survit
J’écris à lueur d’une bougie qui me sourit,
Et qui assèche, amicale, un torrent lacrymal
Je me demande, au fond, si les maux sont un mal ?

Mes doigts mélancoliques sont Aède de mes élans d’vie
Ne suis-je que romantique à revers d’la raison et du réel ?
Qu’importe les efforts vains tant que subsiste l’envie

Dans l’désir des harmonies j’m’applique à dévoiler l’Créel !

Comment combler le néant névrotique d’une lucidité clinique ?
J’ai accepté d’plonger dans la folie d’mon cœur lunatique.
Mes hématomes assiègent mon corps, je siège dans la douleur,
Suis-je seulement destiné à ramasser des miettes de joies ?
Pour remplir ce verre vide, dans les rues j’cherche les dealers,
L’ivresse est une drogue rare, j’y laisse des petits bouts de moi.

Alors J’écume les bars où je n’y trouve que des « au revoir »
Et m’embrume jusqu’à tard pour rendre flou ma mémoire,
Car les souvenirs sont assassins mais ils me dessinent !
À chaque chute je me demande à quoi le karma me destine ?

Puis je frôle ces mains tendues qui invitent au voyage,
Et font de l’existence un coït, je copule dans ses sillages,
Un livre, une toile, une plume, le regard d’une blonde
Tout ça apaise mes ambivalences à l’égard d’ce monde,
Je déteste mon époque dans laquelle l’on se vautre,
Mais je n’ai pas pour rêve d’vouloir vivre dans une autre !

Âme des Danaïdes s’emplit et se déverse
De feu, de fous, de vide, de larmes en averse
Le cœur fêlé je m’interroge : pourquoi vivre ?
L’amour et puis la vie, qu’est-ce qui me rend ivre ?
Si tout se brise, hormis la flamme de mon envie
Puis je scrute ma peau qui me crie : satori..
De toutes ces chutes, ces lambeaux, oui, l’on survit
J’écris à lueur d’une bougie qui me sourit,
Et qui assèche, amicale, un torrent lacrymal
Je me demande, au fond, si les maux sont un mal ?

Mes doigts mélancoliques sont Aède de mes élans d’vie
Ne suis-je que romantique à revers d’la raison et du réel ?
Qu’importe les efforts vains tant que subsiste l’envie

Dans le désir des harmonies j’m’applique à dévoiler l’Créel !

Minosze.

 

N.B

Dans ce texte, il y a un concept que je garde volontairement mystérieux : Le Créel. Découvert au détour de ma rencontre avec l’auteur et philosophe Luis De Miranda, cette manière singulière de concevoir l’existence m’a donné frissons et grandes inspirations. Sous sa forme étendue et conceptualisée, le Créalisme, donc, qui est une manière d’être au monde privilégiant la création individuelle dans la perspective d’une harmonie collective, a trouvé un grand écho en moi et au travers de ce blog. Alors l’idée d’en parler ici-même me trotte dans la tête depuis de nombreux mois ! D’où le mystère pour ne pas trop en dire tout de suite.

De plus, un autre article est en pleine gestation dans mon esprit ! Dans mon désir d’entreprendre une nouvelle rubrique intitulée « E-culture », j’avais entamé une sorte de « carnet de voyage » au cœur de mes « pérégrinations numériques ». Un carnet dans lequel je relatais mes découvertes numériques. Abandonné au premier compte-rendu, je décide de prendre mon courage à deux mains pour essayer d’alimenter ce carnet avec un deuxième article. Les mots clefs seront : #youtubeur et #linguistique.

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2 réflexions sur “Âme des Danaïdes

  1. Quand j’ai découvers ton blog, je prenais plaisir à lire tes articles en sirotant un café. Je parcours tes article en sirotant un thé aujourd’hui et … j’avous que c’est aussi bon!
    Je perçois une tristesse salutaire dans ce texte qui apaise la peur qui se loge dans mon coeur depuis peu. Je souhaite que l’écriture a le même pouvoir sur toi.
    Je suis avare de mots ce matin, alors … au plaisir de te relire.

    • Que ce soit un café, un thé, une bière en terrasse, tant qu’il y a du partage, c’est toujours aussi bon :).

      Une « tristesse salutaire » ah, belle formule. Disons que dans mon désir de rester lumineux, de Vivre, sous peine de mort subite, je me dois de tout trouver salutaire, même la tristesse, surtout la tristesse.
      Et bien évidemment c’est l’écriture qui me permet, en partie, d’apercevoir la lumière en toute chose.

      Merci, au plaisir de partager, toujours.

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