Ambivalences ambulantes

Cliché ambulant du type qui, couchant ses sentiments sur papier, voit dans ce geste l’illustre et salutaire Catharsis.
Se livrer plus que de raison; tout n’est que fiction.
Lis ou pas, toi, et déclame si tu le peux. C’est mieux.

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I

Colère ambulante, déambulant dans mon brin de ville
Entre ambivalence et moi c’est une divine idylle
Tout envoyer valser ? Banal malaise qui me domine
Mon âme est fluctuante, sa noirceur contamine
Tous mes espoirs flétris par ce cœur nébuleux
Privé de toi, trop de nuits les yeux globuleux
À exécrer ma léthargie tout autant qu’un certain égoïsme
Comment être à nouveau solidaire ? Question salutaire séisme

Dans ma besace, j’trimballe quelques douleurs frêles
Face à ce p’tit mal universel qui en moi crécerelle
Sur le plexus solaire je porte un petit brin de laine
Comme un réchaud sur le cœur m’évitant ainsi la haine

L’amour est un pantone, son vécu vomit des sentences générales
Mon âme devenue fantôme, j’écris sans ça j’n’ai plus rien d’original
Corps endolori, je m’éparpille, Origami parti en cendres
Mais mon existence bouillonne, j’me sens pleinement en vie
Scrutant mes veines « HV » d’encre, moi seul peux comprendre
Pourtant j’danse avec le diable, l’amour est une chienne de l’enfer

Non, je n’veux plus être triste, trop bête et trop facile d’être triste
J’ai beau citer Cendrars comme un mantra, j’me demande comment faire ?
Alors je lutte, je bois et chute c’est mon côté artiste
Dans les tripes un feu follet fulmine et illumine mes cieux
Malheureusement plus qu’en l’espoir j’n’ai d’yeux que pour Drieu
Les nuits sont des louves au teint parfois séduisant
Qui sans sourciller me mordent sans aucun ménagement
Me transmettent la rage, alors d’où vient cet épuisement ?

Seul malgré la foule, à quoi ça rime, je n’ai plus d’armes
Je foule le sol sous la bruine, ou serait-ce mes larmes ?
J’oscille dans l’ivresse, injecté d’rose et d’un chaste spleen, livide
Et lourd telle une plume, je crie pourquoi ces maux nous rendent si vides  ?

II

Tristesse ambulante, déambulant dans mon brin de ville
Ayant confondu L’Amour idéal et divine idylle

J’ai vécu les regards généreux autant que le froid hostile
Tout en gravant les phonèmes M et T en majuscules
De son cœur au mien, des poèmes aux crépuscules
Les âmes fêlées s’comptent par milliers de mon noir stylo
Au style enluminé qui m’empêche d’me noyer dans ce silo
Empli de larmes où l’amer dégouline en un sombre rimmel

J’vis l’soleil en admettant la lune et je rime, mais elle
S’envole dans l’éclat blond d’une colombe diaphane
Défilent dans mon crâne ces joies perdues que le temps fane
Ébats irréels, tendresse, étincelles, plantes grasses et chrysanthèmes
Les troubles se mêlent au miel dans un timide je t’aime
Brisant par maladresse ton orchidée j’annonçais déjà le deuil
Ne dit-on pas qu’ça rend aveugle, j’n’ai vu la mort que d’un œil
Malgré ces poids, l’insouciance nous épaule, toi ma première dame
Ta fuite fut un crime que seuls ceux qui restent condamne
Comment comprendre sans les mots, je marche mais peine à avancer

Les silences sont lancinants, ils hurlent des absences angoissantes
Le sexe ressemble à une mort chaude, l’anamour à une mort lente
Bien souvent les soirs d’hiver, j’me raccroche à ce que je peux
Et comme il s’agit de lumière, alors je chute et faute de mieux
Je pérégrine entre Chouffe et souffle amical, le sexe en panacée
Je n’regrette pas ces sourires de vie ni ces souvenirs galvaudés
Le mal trouve sa source non dans l’passé mais les futurs avortés
Ainsi ma peine s’exprime dans c’qui ne sera plus et non dans ce qui a été
Sur la langue ces saveurs étranges : le goût de tout, le goût de rien ?
Je n’ai qu’une certitude, je crois qu’il s’agit bien du début de la faim…

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« Ta vie est d’vant toi Ouvre tes yeux pov’ con ! »

Minosze

 

PS :
Mes accents mis sur certaines priorités m’empêchent de publier autant que je le voudrais. Des brouillons en pagaille s’amassent sur mon WordPress, toujours.
Ma nouvelle vie, un nouveau chez-moi, mon activité qui me passionne, et sur laquelle je reviendrai dans un prochain billet qui aura pour thème la langue française et les Sciences du langage, accaparent toute mon attention.  Dans ce billet, je me livrerai volontairement (pas de pirouette en vers) au sujet de mon parcours et de ma passion pour les langues, les Sciences Humaines et les gens, l’Autre.
Pour le moment, je patauge quelque peu, entre longues nuits d’ivresse, journée folle et reconstruction, je peine à alimenter ce blog selon mes désirs.
Ah oui, et il se trouve que mon esprit épris est pris par l’écrit d’une chose qui ressemble vaguement à un frêle roman (ou tout du moins à une longue nouvelle), alors mon sommeil ne sourit guère. Entre ça et quelques vers ambivalents qu’il m’arrive de gratter et de vous livrer… Je vous laisse imaginer. Mais je ne suis ni silencieux ni totalement absent, je jongle entre mes différentes lignes éditoriales et pratiques numériques : Minosze Tumblr
Prenez soin de vous, toi, puis toi, et toi, et toi… là, toi qui me lis, qui me suis, parfois assidument, toi qui parfois te livres, toi qui survis, toi qui jouis, toi qui souris, toi qui tes larmes essuies, et oui, même toi, toi qui me fuis.
À bientôt.

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2 réflexions sur “Ambivalences ambulantes

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