Chemin d’coeur

Après  mon long billet, scindé en deux parties, qui m’a permis de tendre et d’étendre une plume davantage citoyenne, pour ne pas dire politique car ce terme est bien trop galvaudé, je décide d’une double offrande : une respiration, brève, d’un recueil de poésie de mon propre cru pour changer l’air.  Pure offrande avant la naissance d’une nouvelle aventure, décisive pour moi, dont je vous ferai part très bientôt… Il sera question de noir sur du blanc, et de la possibilité de toucher de vos doigts un ébat mental, partageant ainsi une expérience plus intense que ces billets réguliers publiés sur ce blog.
Creusant le sillon du cœur, l’amour est un souffle brûlant d’où naissent, meurent, émanent toutes contradictions. Alors, certes , il est soupir mais est-il léger pour autant ? Il est comme la brume du matin… Il est feu, il est larme; que j’aime ces deux mots qui évoquent autant l’envers que l’endroit d’un sentiment, puissant; feu de joie, larme amère, détresse et liesse. Ne t’éteins pas ! n’en faites pas la supplique, c’est impossible. Ça brûle ! Arpentez ce chemin du cœur, puisque c’est de ça dont il est question. Sujet, croyance, chimère, folie, sentiment; thème universel, qui ne peut s’aborder que par le poncif mais qui trouve sa place sous la chair vive de chaque lecteur et lectrice dont l’expérience est inépuisable et singulière. Alors mon objectif de scribouillard est de faire naître un sentiment sur un sentiment afin que la chair vibre.
Voilà que je vous laisse avec ce « chemin d’cœur », qui peut être le mien comme le vôtre, qu’il soit vrai ou fictif. 15 pages, ce recueil se compose de sept textes, dont cinq textes et demi sont inédits. Pourquoi « demi » ? car l’un des poèmes a été publié sur une autre plateforme numérique que celle-ci. Mon objectif a été de construire des textes courts et respectant une certaine structure, notamment pour les cinq premiers poèmes. J’ai réussi, à ma grande surprise et à ma grande satisfaction, à écrire sous la contrainte, relative évidemment puisque s’agissant de la mienne.
En guise de préambule je vous laisse avec les mots de Charles Bukowski :

 

« La passion c’est l’averse
Qui traverse !
Mais la femme n’est qu’un grain :
Grain de beauté, de folie
Ou de pluie…
Grain d’orage – ou de serein. –
[…]
Veux-tu, d’une amour fidelle,
Éternelle !
Nous adorer pour ce soir ?  …
Pour tes deux petites bottes
Que tu crottes
Prends mon cœur et le trottoir ! »

Tristan Corbière – Les Amours Jaunes

Ledit Recueil :

Chemin d’coeur recueil

 

 

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2 réflexions sur “Chemin d’coeur

  1. Pour bien savourer cette offrande, j’ai différé ma lecture, sachant que tes mots me procureront ce délicieux frissons. Et mon attente a été comblé!
    La lecture de ce chemin d’coeur est comme des photos du quotidien, tant ton écriture est imagé. Ce fût un réel plaisir de parcourir ces pages et … la fin est arrivé trop vite.
    L’autre est un vaste sujet! Tout comme l’amour; les deux vont de pair. Je ne sais pas si l’amour me fais défaut mais … je n’arrive pas à l’autre et ainsi l’amour semble me fuir.
    J’espère que tu continuras de publier sur ton blog qui, soit dit en passant, à un très beau nom.
    Bel été à toi, ami virtuel – si tu me permet de te nommer ainsi.

    • Merci encore pour ton merveilleux retour et tes bons mots !

      Je suis d’ailleurs content qu’à ta lecture, la fin soit arrivée trop vite 🙂 c’est que tu as pris du plaisir, comme tu l’as dit.

      L’autre et l’amour, en effet sont une grande aventure qui semble bien sinueuse, malheureusement. Et encore y a-t-il une recette ? j’en doute. Parfois ça prend du temps, simplement.

      Oui je continuerai à publier sur ce blog, j’ai fourni deux grands articles qui vont me faire plusieurs mois, ça c’est sûr, et après ce petit article partageant un recueil, un autre viendra dans lequel je parlerai d’une aventure nouvelle que j’entreprends et qui me tient à cœur.

      Bel été à toi également, et même si les amitiés sont très normées (il faut se voir pour se dire « ami » paraît-il), je ne retiendrai pourtant que « ami » dans ton expression, oui, et non « virtuel », c’est inutile, n’aimant pas tellement ce mot (qui pour moi s’oppose à « réel »). Alors oui, malgré ce « virtuel », je te permets évidemment.

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